Triste rentrée scolaire...

Une politique éducative très éloignée des vrais enjeux

A la limite du supportable... Radios et télévisions, en général sans recul, relaient les éléments de langage du gouvernement:

- l'interdiction des téléphones portables (c'était déjà le cas quasiment partout... Dans le même temps le Ministère encourage le BYOD en demandant aux élèves d'apporter leur tablette personnelle avec laquelle il est possible de...téléphoner. Bref...);

- la Marseillaise au CE2;

- la rentrée en chantant devant un aréopage institutionnel, transformant cette initiative sympathique en moyen de communication dont les participants deviennent les outils;

- les évaluations nationales alors qu'il existe des évaluateurs au quotidien, experts de terrain. On les appelle des professeurs;

- les dédoublements CP/CE1 en REP+ dont on oublie les dommages collatéraux qu'ils occasionnent;

- l'appel au neurosciences.

Autant de remèdes que l'on vous annonce miraculeux...

Et avec tout ça, nous ferons d'excellents français, d'excellents élèves qui marchent au pas...

Hélas le simplisme, la démagogie et le populisme ne parviendront pas à donner des résultats spectaculaires.

Car nous passons à coté des véritables enjeux de l'école en aveuglant les parents, parfois les enseignants qui se replient dans leur classe en attendant que "ça passe".

Sans le moindre enthousiasme.

Ces vrais enjeux tiennent en trois questions principales:

- quels enfants voulons-nous former ?

- quel monde voulons-nous pour nos enfants?

- comment faire pour que l'École de la République tienne sa promesse de justice et de solidarité ?

Nous sommes bien loin des problématiques paresseuses qui agitent les médias.

Triste rentrée...

Christophe Chartreux

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