Oui il faut écouter la jeunesse.
Mais je crois qu' il ne serait pas complètement démagogique de dire qu'il faut écouter LES jeunesses.
Celles et ceux qui ont défilé hier n'étaient, dans leur immense majorité, pas les plus fragiles. Il y avait bien des jeunes, TRES fragiles, qui ne défilaient pas, qui ne défilent jamais!
- les très jeunes chômeurs ou en recherche d'un 1er emploi;
- les décrocheurs;
- les jeunes des banlieues excentrées;
- les jeunes ruraux
Et pour d'autres raisons, les jeunes des classes prépas...
Ceux-là, tous ceux-là, ne disent rien. Il faut entendre leur silence. Aussi. Et pourquoi pas, en parler. Surtout!
Je n'ai rien contre les lycéens des lycées d'enseignement général ou lycées techniques, majoritaires hier, ni contre les étudiants des Universités, dont les inquiétudes sont LEGITIMES.
Mais ceux-là ne sont pas les plus à plaindre. Ni à blâmer évidemment.
Il n'existe pas une, mais des jeunesses.
N'en oublions aucune!...
Christophe Chartreux