Vers une école "néo libérale autoritaire" sans gouvernance visible?...

Et ces millions d' anonymes aussi qui chaque jour disent non à la "dictature" des algorithmes, de l'intelligence artificielle, des "neurosciences", du néo libéralisme autoritaire.

De plus en plus nombreux sont les parents particulièrement désabusés et très remontés contre l' "Ecole macronienne". Nul n'est désormais besoin de les solliciter pour les entendre se plaindre, vociférer. Les expressions qui reviennent le plus souvent:

"On ne comprend pas où ils veulent en venir";
"C'est une école pour les riches et pour ceux qui ont des bonnes notes".

Sans parler de la fatigue nerveuse des enseignants qui se posent la question suivante:

"Quelle Ecole - au sens large - ce pouvoir est-il en train de construire, voire de déconstruire?".

J'avancerai ici ma réponse qui n'est qu'un ressenti. Très prégnant néanmoins.

L'Ecole que veut ce gouvernement est une Ecole qui échapperait à la gouvernance institutionnelle (avec ses déclinaisons depuis le sommet de la pyramide jusqu'à sa base) pour être livrée à une autre gouvernance, moins visible, plus inquiétante par cette invisibilité: un sorte de "machine néo libérale autoritaire" au service d'intérêts financiers "supérieurs", de grands groupes industriels écrasant la "masse déboussolée" sans repères syndicaux et politiques, ceux-ci ayant été victimes du dégagisme tant applaudi il y a deux et demi en France, si inquiétant aujourd'hui.

Emmanuel Macron semble vouloir construire une Ecole néo libérale épousant les formes - radicales - d'une société qui ne serait plus gouvernée par des femmes et des hommes porteurs de valeurs, soucieux du bien commun, penchés sur les difficultés des plus faibles.

Mais dirigée par des "forces" plus ou moins obscures et que mes compétences ne me permettent pas de nommer mais me permettent au moins d'en souligner le danger principal si par malheur ces temps advenaient:

les plus faibles, représentant un "poids mort" nécessitant des aides sociales coutant "un pognon de dingue", seraient éliminés dès l'école pour être mis au service - rien ne doit se perdre - de cette gouvernance désincarnée, déshumanisée. Et réduits aux tâches les plus ingrates. Le plus tôt possible serait même très bien vu par ce "monde neuf".

Un espoir néanmoins dans ce sombre tableau: les forces qui se lèvent derrière des "Greta Thunberg" par exemple mais tant d'autres aussi de par le vaste monde. Des Najat Vallaud-Belkacem, des Christiane Taubira en France, des Alexandria Ocasio-Cortez aux Etats-Uniis. Des femmes car le XXIe siècle sera féminin ou ne sera pas.

Et ces millions d' anonymes aussi qui chaque jour disent non à la "dictature" des algorithmes, de l'intelligence artificielle, des "neurosciences", du néo libéralisme autoritaire.

Christophe Chartreux

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