Saloperies et poésie

Deux photographies, comme deux tableaux, décalées dans l'actualité triste de ces derniers jours, triste car toujours aussi pleine de "saloperies d'Etat" ou ces "saloperies de pollution" ou à ces "saloperies de dictature", pardonnez-moi les expressions. © Christel© Christel

Deux photographies, comme deux tableaux, décalées dans l'actualité triste de ces derniers jours, triste car toujours aussi pleine de "saloperies d'Etat" ou ces "saloperies de pollution" ou à ces "saloperies de dictature", pardonnez-moi les expressions.

 

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Mais quand je pense à l'attentat de Karachi, à ces innocents tués là-bas et à ces familles à qui l'on a menti, l'on ment et que l'on floue encore, je m'insurge. Quand je pense, une chose n'ayant rien à voir avec l'autre à cette nature souillée à cause d'une erreur humaine ou technique sur une plate-forme pétrolière en mer, à ces innocents torturés et assassinés dans le silence de geôles ou en pleine rue, je ressens une colère intérieure, saine colère comme le pseudo d'un abonné de Mediapart ou non, je ne sais pas, mais colère que parfois je ne réussis pas toujours à oublier.

Je voulais faire un billet sur le port de Zeralda en Algérie où j'ai passé quelques heures à manger des sardines grillées en regardant ce paysage de féerie absolue, mais voilà, je n'ai pas réussi à l'écrire, à la place me sort cette indignation qui n'est que gratuite puisqu'il n'est pas grand chose que l'on puisse faire contre ces "saloperies" diverses et variées qui vous exaspèrent et vous donnent envie de crier "assez !" Assez d'hypocrisie, assez de non-respect, assez d'ignominies.

Je ne sais pas si cela sert l'humanité, mais cela me sert à moi aujourd'hui en l'honneur de ces innocents, de cette nature et de ces familles et victimes de Karachi qui luttent juste pour un combat juste, deux photographies de poésie absolue, un coin sur terre où règne aussi l'injustice sous le soleil et la beauté, mais reste à l'humanité une chance, celle de pouvoir contempler le beau et de s'en émouvoir, .................................................................... malgré tout.

 

 

 

 

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