Lettre ouverte à tous ceux qui galvaudent le talent et la création littéraire

Comme tous ces auteurs qui ont dû s'auto-éditer pour être lus et se faire connaître, je m’insurge en leur nom à tous, contre tous ces groupes d’éditeurs traditionnels, plus enclins à spéculer, qu’à se soucier de la qualité de ce qu’ils publient et imposent actuellement à leur public, par le biais de critiques littéraires plus ou moins complaisants...

LETTRE OUVERTE A TOUS CEUX QUI GALVAUDENT LE TALENT ET LA CRÉATION LITTÉRAIRE

Écrivains auto-édités VS  Éditeurs traditionnels

 De nos jours, l’argent est devenu si important pour beaucoup de nos éditeurs français, qu’ils  se prennent à présent pour d’importants  «businessmen » considérant leurs auteurs, non pas pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils rapportent…  La « mondialisation », « l’ultralibéralisme » et cette course effrénée aux profits, les ont poussés à devenir ces nouveaux « marchands du temple » cupides et sans scrupule, ayant perdu tous sens des réalités en ce qui concerne l’innovation et la découverte de nouveaux talents…  Désormais, il n’y a que l’argent qui les intéresse et rien d’autre… Pour eux, à les entendre à la radio ou sur différents plateaux de télé, nous expliquer, que publier de nos jours un parfait inconnu, représente un risque, voire un danger pour leurs finances, dénote d’une hypocrisie totale… Ne s’aperçoivent-ils pas qu’ils sont devenus ainsi, les fossoyeurs de cette littérature que l’on nous enviait par le passé ? – Et ce ne sont pas tous ces prix littéraires qu’ils décernent chaque année aux uns comme aux autres, qui y changeront quoi que ce soit…

 Pensent-ils sincèrement que tout ce qu’ils publient actuellement, est de nature à émerveiller leur public ? – Eh bien, non, il s’avère à présent que bon nombre de lecteurs se détournent de leurs ouvrages comme de leurs auteurs préférés, pour ne s’intéresser qu’à d’autres écrivains, moins réputés certes, mais tout aussi semblables… Ce qui nous désole, nous, les « auto-édités », d’être aussi peu considérés au sein de cette société qui ne nous reconnaît aucun talent.

 Cet abandon s’explique aussi, au niveau du choix et de ce tri sélectif que ces éditeurs opèrent parmi les manuscrits qu’ils reçoivent en permanence  et dont en grande partie, ils ne lisent même pas une ligne… En effet, par pur souci d’économie et de rentabilité, leurs comités de lecture se sont pliés à leurs exigences ; celles de ne privilégier que les manuscrits ne demandant que très peu de modifications dans leur mise-en-page, comme dans leurs corrections orthographiques et grammaticales… Ce qui fait, que les membres de ces dits comités de lecture, « calibrés » en fonction des critères exigés par leurs employeurs, ne sont plus en capacité  de différencier une excellente histoire, d’un authentique navet…  D’où, ce désamour qui commence à s’installer entre lecteurs et éditeurs…

Devant ce constat inquiétant qui devrait les pousser à réagir, ces derniers s’en foutent…  Que leurs auteurs ont ou n’ont plus la cote… Il y en a d’autres pour prendre leurs places et leur rapporter autant d’argent. - En somme, sans qu’ils ne veuillent l’avouer, ces nouveaux auteurs ; pas les meilleurs certes, mais disposant bien sûr, d’un important fan-club et des « followers » à ne plus savoir qu’en faire, les intéressent vraiment…  D’ailleurs, à ce sujet, aucun « rescapé » de ce tri sélectif ne se plaint de ce choix arbitraire fait à notre détriment… Pensez donc, ils vont être publiés par des éditeurs de renom, avec à la clef, un contrat d’édition ajusté à leur talent, si peu qu’ils en aient suffisamment pour tenir aussi longtemps que ne durera l’illusion de leur rentabilité attendue… Ce qui est moins sûr…

En effet, pour saisir toutes les subtilités de leur engagement des plus étonnants, il nous suffit alors de lire le contenu dudit contrat d’éditeur qui leur est proposé… Celui-ci, rédigé en des termes techniques  incompréhensibles, les oblige, sans qu’ils ne puissent protester,  à céder à leur éditeur, la totalité de leurs droits résultant de l’exploitation cinématographique et/ou télévisuelle de leur œuvre sur quelque support que ce soit… Ce qui signifie, qu’à la signature de ce document, ils ne toucheront que les miettes, de ce gâteau qu’ils ont, par inexpérience, offert à leur si gentil mécène…

 Ainsi, ceux qui pensaient  avoir décroché la timbale auprès de ces gens-là, vont vite déchanter devant leurs belles promesses concernant la distribution de leur ouvrage annoncé à  grand renfort de publicité auprès du grand public et relayée par tous les médias; presse, radio, télé, etc… La célébrité quoi !

Or, il n’en est rien, lorsque l’on connaît la « pingrerie » de ces «businessmen », plus enclins à vous tondre qu’à vous promouvoir…  En effet,  pour limiter les risques inhérents au  lancement d’un auteur débutant, ils vont publier l’ouvrage de celui-ci  à 1 500 exemplaires, dont une partie sera vendue par correspondance et l’autre, exposée chez quelques « libraires du coin », sur une de leurs étagères, avec tous les « rogatons » du moment… Vous parlez d’une réussite, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard ! – De plus, pour l’inciter à ne pas s’endormir sur ses lauriers et respecter ce pour quoi il a été engagé, il lui sera rétribué grassement 8% de royaltys à compter du 1 001ème exemplaire vendu, si pour peu il atteint ce nombre…  Et même, s’il n’y parvient pas, il pourra toujours se targuer d’appartenir à TARTEMPION AND CO : la célèbre maison d’édition si prisée par les « stars » de l’écriture…

 C’est sûr, avec de telles références sur votre CV, cela fera toujours mieux que d’être un auteur modestement auto-édité et publié chez amazon ou à la Fnac…  Du moins, c’est ce que pensent certains  lecteurs et une majorité d’éditeurs, de journalistes et de libraires, prétextant à qui veut les entendre, que nous ne sommes que des écrivains « ratés », sans le moindre talent… Quel mépris, quelle arrogance, ont ces gens à notre égard…  Qu’ils aillent donc sur « Amazon », à la  rubrique « livres » pour se faire une idée sur ce que nous sommes en réalité… Ils y découvriront non pas des auteurs de pacotille, comme ils le prétendent, mais d’authentiques écrivains, qui n’ont rien à envier, de par la qualité de leurs écrits, tous ceux, qui, pour réussir, n’ont pas hésité à s’acoquiner de près ou de loin, à ces « élites dévoyées », dont les mots « justice », « loyauté » et « respect », n’ont plus aucune signification… De même pour ce qui est des médias ; presse écrite ou autres, qui nous « zappent » carrément en nous faisant comprendre que nous ne sommes pas assez intéressants pour susciter chez leurs lecteurs, un quelconque intérêt… Ce qui est moins le cas chez certaines radios régionales qui consentent néanmoins, à nous accorder une courte interview, dans laquelle nous pouvons promouvoir notre ouvrage,  mais cela est si rare… Fort heureusement, que dans tout ce « fatras », il y a encore quelques journalistes pour comprendre le sens de notre démarche et l’injustice dont nous faisons l’objet continuellement.

Je m’appelle Christian BIZZOCCHI et suis, comme bien d’autres dans mon cas, un auteur de talent « auto-édité » et publié par amazon et la Fnac, que nous remercions sincèrement de nous avoir permis de nous exprimer à travers notre ouvrage dans lequel, nous y avons mis notre sensibilité, notre cœur et nos tripes…  Durant des années comme beaucoup d’entre nous qui n’ont eu que cette solution pour être lus et se faire connaître, nous nous sommes évertués à adresser notre manuscrit à tous ces éditeurs, sans comprendre vraiment ce qui déterminait leur choix, comme leurs refus…  Aujourd’hui, nous l’avons enfin compris à nos dépens  et hésitons vraiment à nous adresser de nouveau à eux, pour toutes ces raisons que nous venons d’énumérer…  Nous voulons que ces gens-là nous respectent pour ce que nous sommes, au regard de ce que nous leur apportons : notre travail et notre imagination sans lesquels, ils ne  seraient rien…

Par conséquent,  au nom de toutes ces injustices, dont nous sommes les victimes en permanence,  nous revendiquons le droit d’exister pour que soit enfin reconnue notre valeur…  À cet effet, nous exigeons d’être entendus, afin que nous puissions agir, en constituant d’ici peu, un contre-pouvoir qui aura pour objet premier, d’empêcher tout lobby ayant trait à la création artistique, de nous nuire davantage en utilisant d’ici peu, cette « intelligence artificielle » qui supplantera l’homme dans toutes ses manifestations créatrices… Et tout ça, sans que l’on nous demande notre avis ou le vôtre… Alors, réagissez… Apportez-nous votre soutien sans conditions,  avant qu’il ne soit trop tard pour vous, comme pour nous… MERCI A VOUS TOUS.

Christian BIZZOCCHI / arbakan.com

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