Scandale Sanitaire à la Ligne C SNCF Alerte à la tuberculose.

Je reviens sur l'alerte sanitaire que j'ai lancé cette semaine et qui a débouché sur la convocation d'un CHSCT.
Pour les Dirigeants et le Médecin du travail, je rappelle que j'ai agis conformément à l'article 1 de la loi n° 2013-316 du 16 avril 2013 relative à l'indépendance de l'expertise en matière de santé et d'environnement et à la protection des lanceurs d'alerte.
Comme vous pouvez vous en rendre compte, Mr Comte DUO de PLC a bien du mal a dissimuler la responsabilité de la SNCF et de la médecine du travail.
A aucun moment il ne prend la mesure de la gravité de la maladie et de sa prise en charge recommandées par le Code de Santé Publique.
Je vais donc revenir sur le bulletin de communication de Mr Comte.
Je rappelle que je suis pas ici pour me substituer aux partenaires sociaux, ni à la Médecine du Travail.
Mr Comte dit qu'il a "souhaité informer" alors qu'il a été pressé par les syndicats a la tenue d'un CHSCT extraordinaire.
A aucun moment Mr Comte situe précisément l'historique de cette affaire se contentant de moments vagues,tel que "au printemps", "début décembre" reste aussi flou sur le nombre "une vingtaine" , "dépistage qui a majoritairement" bref aucun chiffres précis, aucunes dates précises qui laissent penser le suivi approximatif dès la connaissance du cas diagnostiqué.
Mr Comte se retranche donc derrière le secret médical, et met la médecine du travail face a ses responsabilités du devoir de l'information concernant une maladie comme la tuberculose.
Hors il s'est passé près de huit mois avant que l'information n'arrive jusque Mr Comte. Les organisations d'Etat préconisent plusieurs types d’alerte dont une qui n'aurait pas du échapper aux dirigeants, c'est l'alerte au dépistage jointe a la fiche de paie, ou la PFA puisque nous étions en décembre.
Mr Comte a donc décidé que le "BK" allait passer les fêtes et transmettre ces informations a ses collaborateurs le 05 janvier 2016 par mail.

Nous savons tous que la tuberculose est aujourd'hui une maladie mortelle qui résiste aux antibiotiques, que le virus peut se transmettre même a l'air libre entre deux personnes qui discutent le dépistage se traduit alors en heures et jours précis sur une population précise, le plus rapidement possible.

Lors de ce premier dépistage, une autre collègue a été dépistée positive, et devra suivre un protocole précis pour ne pas contracter la maladie dans sa forme la plus virulente.
La responsabilité de la SNCF est clairement établit par les manquements de la médecine du travail et par les dirigeants de cet établissement.

le DUO aurait du faire dépisté dès décembre l'ensemble de l'établissement, a moins que les centres anti tuberculeux ne soient débordés. Il ne donne aucun chiffres précis des personnes qui ont été dépistés à l'heure actuelle. A la vue de cette situation hallucinante, je pense qu'un dépistage de l'ensemble du personnel de l'établissement est obligatoire.
Je conseilles donc aux représentants du CHSCT de saisir l'Inspection de la médecine du travail sur les manquements graves des dirigeants de PLC qui mettent en danger, la santé, la vie des agents.

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