christian delarue (avatar)

christian delarue

Responsable national MRAP (CN), Rep MRAP fondateur ATTAC - Syndicaliste (cen cgt finances ufr)

Abonné·e de Mediapart

1799 Billets

1 Éditions

Billet de blog 6 juillet 2014

christian delarue (avatar)

christian delarue

Responsable national MRAP (CN), Rep MRAP fondateur ATTAC - Syndicaliste (cen cgt finances ufr)

Abonné·e de Mediapart

Peuple social n'est pas peuple-classe

christian delarue (avatar)

christian delarue

Responsable national MRAP (CN), Rep MRAP fondateur ATTAC - Syndicaliste (cen cgt finances ufr)

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Peuple social n'est pas peuple-classe

Illustration 1
peuple-classe peuple social © 

On refuse, y compris à gauche, et avec beaucoup de mépris (de classe) les essais de théorisation montrant un peuple-fraction (un peuple partie) sur une base sociale mais parallèlement les mêmes font l'apologie du peuple "tout" (totalité), ceux qui sont faussement englobants car dans toute communauté on trouve des dominants hauts placés au-dessus de la masse populaire, sorte d'aristocratie ou d'oligarchie au-dessus d'un peuple qui n'est donc plus tout le peuple mais le peuple en-dessous.

 I - Distinguons peuple-classe et peuple social

Il ne s'agit pas seulement de voir que l'un est est plus vaste que l'autre :

 - Le peuple-classe : il montre un rapport social de prédation du 1% d’en haut soit la classe dominante contre le reste de la société, le peuple-classe. Le rapport de prédation est social et écologique et il passe par le tryptique privatisation, marchandisation, financiarisation et par la soumission drastique à la logique du profit !

- Le peuple social ne montre pas un rapport social mais simplement le fait que les membre du dernier décile sont très souvent aux postes décisifs du pays (en politique et hors politique) et qu’il truste la démocratie au détriment des autres classes et couches sociales de la société.

II - Enjeux

D'une certaine manière la "démocratie oligarchique" (issue du néolibéralisme et de ses gouvernances) se combine avec une nouvelle "démocratie censitaire" ou le dernier décile est très souvent classe d'appui de l'oligarchie. Heureusement on y trouve aussi ses critiques les plus avertis et compétents !

Le dernier décile c'est le 10% d’en haut qui sont la couche des riches des pays riches. Mais, d’après Thomas Picketty il fait distinguer le  9% sous le. 1% d’en-haut. Le 1% s'apparente aux riches des classes dominantes et le 9 % en-dessous forme les classes aisées. Cette couche sociale du dernier décile - le 9% - est très hétérogène mais elle a pour point commun de ne pas connaitre les "fins de mois difficiles" et une forte capacité d'épargne qui lui permet d'acquérir un patrimoine immobilier.

Il y a aussi l'idée d'une "démocratie sociale" avec une "chambre sociale" qui donne le pouvoir à "ceux d'en-bas", au "peuple social" des 90%, pas au décile supérieur, eux, ils pourront toujours se présenter à l'Assemblée nationale !

III - Eléments techniques

Ils sont à débattre.

Lire au fond ici : Peuple social, celui qui épuise son revenu en fin de mois.

Niveau et composition des revenus moyens en France - la finance pour tous

http://www.lafinancepourtous.com/Decryptages/Dossiers/Revenus/Niveau-et-composition-des-revenus-moyens-en-France

Au-dessus de 2600 euros par mois on serait membres des 20% d'en-haut ! Il est osé de dire qu'un tel salaire-traitement ou revenu fait de son bénéficiaire un riche. Mais ce revenu permet quand même - sur une plus longue durée - d'épargner pour acquérir un bien immobilier conséquent .  3500 euros par mois est le seuil des 10% d'en-haut et effectivement il y a aisance matérielle, beaucoup plus qu'avec 2600 euros par mois.

Le fer de lance du capitalisme reste dans le 1%. Les 10 et 15% forment eux l'essentiel de ce qu'on nomme les classes d'appui (plus tous ceux et celles qui se trompent).

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.