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Billet de blog 12 févr. 2019

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L’Europe sociale ne tombera pas du ciel !

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L’Europe sociale ne tombera pas du ciel !

On trouve encore de nos jours - et c’est plus étonnant qu’il y a dix ans - au centre droit et à gauche des formules en défense de l’Europe sociale, souvent « aux côtés de la CES » pour ce qui est du syndicalisme, qui se contentent d’affirmer que « le modèle » doit être renforcé et valorisé. Mais quelle est donc cette Europe sociale et environnementale, laïque et démocratique qui doit être certes renforcée - c’est peu de le dire - mais aussi valorisée ? Que répondre à celles et ceux qui ne voient que peu de « social », peu d’écologie, peu de laïcité, peu de démocratie? 

Peux-t-on leur reprocher de voir surtout "l'horreur européenne" (livre de Frédéric VIALE) et avant tout du « concurrentialisme» - soit la mise en concurrence généralisée des pays, des structures économiques et des individus entrepreneurs dans une logique productiviste orientée vers le profit d’abord - dogme économique qui constitue la grande religion de l’Union, sorte de grand fétiche surplombant tous les autres principes - constructeurs de civilisation et non de guerres - que peuvent être la solidarité, la cohésion sociale et territoriale, la justice sociale, territoriale, fiscale et climatique sous les auspices de l’harmonisation. Harmonisation : quel gros mot pour les 1% et les multinationales qui ont fait main basse sur l'Europe institutionnelle ! Une large fraction des peuples voit derrière cette logique économique, financière et entrepreneuriale l’action autoritaire de la gouvernance oligarchique (comme l’Eurogroupe comme structure informelle et opaque) et non la démocratie . Ou est la démocratie au niveau européen ? 

Cette brève note critique - qui précède la parution prochaine d'un livre d'ATTAC et de la Fondation Copernic nommé : " Cette Europe malade du néolibéralisme : Urgence de désobéïr "  (LLL) - ne signifie pas qu’il faille "sortir des institutions européennes " - illusion couteuse et périlleuse - et donc qu'il faille refuser la perspective d’une Europe pour les peuples, pour chaque peuple-classe en résistant au 1%. Mais il importe de se dire qu'il ne faut pas croire au Père Noel : elle ne tombera pas du ciel ! Cette perspective - si on la garde car on voit toujours en elle un "échelon pertinent" (par exemple) - suppose une crise, une crise ou une série de crises et d'affrontements permettant de faire émerger des axes de désobéissance contre les 1% d’en-haut et les multinationales et les lobbies. On ne saurait simplement conter sur l'attachement réel des citoyens à l'Europe. On ne saurait sous-estimer le profond refus de cette Europe-là !

Syndicalement et aussi comme force altermondialiste, il importe de soutenir tout mouvement d’en-bas qui soit transnational et critique de l’Europe capitaliste, à forte domination capitaliste, et ce pour exiger des lois d’harmonisations sociales et fiscales par en-haut, qui bénéficient donc à celles et ceux d’en-bas, les classes sociales modestes (les moins 2000 euros par mois en Europe) et plus largement les 99% . C’est peu certes. Ce mouvement, dont les Gilets jaunes montrent la force (malgré des défauts), doit repousser l’oligarchie et sa gouvernance pour promouvoir la démocratie véritable qui sert chaque peuple-classe avec ses institutions dont les services publics. C’est plus facile à dire qu’à faire. Il y a tout lieu de douter des solutions technocratiques « à froid » .

La mauvaise pente néolibérale ici en France comme ailleurs en Europe c'est 35 à 40 ans d'inégalités de plus en plus fortes du fait du pourvoir du 1% et des multinationales : on aboutit à une véritable descente aux enfers vers le chômage, la précarité, la pauvreté ! Derrière les inégalités sociales, il y a la détérioration matérielles des classes populaires et la suraccumulation indécente des riches. Le premier devoir est de résister Désobéir à l'Europe , c'est vivre ! Vivent la lutte pour les "justices" sociale, fiscale, territoriale mais aussi climatique, environnementale... 

Illustration 1
1%peuple-classe © PR@CD

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