GENDER : Qui instruit les adolescents ? Les parents ?

GENDER : Qui instruit les adolescents ? Les parents ?

 http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/160214/gender-qui-instruit-les-adolescents-les-parents

 

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Farida Belghoul : Satan (le gender) entre à l'école !

Protégeons nos enfants !

(dans une vidéo avec Nabil Ennasri) 

 

 

Selon un sondage BVA du 30-31 janvier 2014 sur un échantillon de 994 personnes, 53,5 % des Français soutiendrait le projet, 37 % estimerait que c'est un moyen de diffuser une « théorie du genre » et ce serait « dangereux » pour 33 d'entre eux .

C'est que instruire et éduquer vont ensemble.  cf Lecture et «genre»

http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/140214/lecture-et-genre

Cinq intox sur la « théorie du genre » 

Par Samuel Laurent et Jonathan Parienté

Première intox : il existerait une « idéologie du gender » pour imposer de force « une société basée sur les orientations sexuelles qui deviennent le fondement du droit et de l'égalité »

Deuxième intox : l'enseignement de la « théorie du genre » devient obligatoire

Troisième intox : un document distribué en primaire enseigne la « théorie du genre »

Quatrième intox : la masturbation serait encouragée dès la maternelle

Cinquième intox : le gouvernement voudrait interdire l'enseignement à domicile

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/28/cinq-intox-sur-la-theorie-du-genre_4355738_823448.html

Ou sont en vérité Satan, Diable ou Mal fondamental  ? Qui répond aux questions des enfants qui sont largement "connecting people" et qui ne vivent plus dans un monde totalement isolé depuis des lustres ?

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Les questions éducatives.

Voici 13 grands thèmes pédagogiques pour l'éducation des jeunes adolescents : la contraception  ; la sexualité ; la puberté ; le sexisme ; l’homosexualité ; la pornographie ; le respect ; la violence ; l’amour ; le couple ; la famille ; la grossesse ; l’accouchement. Il y en a d'autres.

Il y a là des thèmes qui sont certes abordés, plus ou moins aisément, par les parents : "respect", "violence", et éventuellement "sexisme" dans les familles les plus attentives et surtout celles qui dans la pratique quotidienne n'en donnent pas l'exemple contraire. Exemples contraires rares, épisodiques (nul n'est parfait) ou exemples récurrents ce qui aboutit alors auprès des adolescents à justifier le sexisme. Ces derniers devenant alors plus tard les adeptes du masculinisme ou du machisme le plus lourd. Dans ces familles, se rajoutent au sexisme, le racisme et d'autres formes de préjugés. Il est difficile de n'en avoir aucun au cours de sa vie mais c'est autre chose de les cultiver, de les entretenir.

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Ce qui fait qu'il peut prendre distance. 

Sur les autres questions, les discussions arrivent souvent après, à un âge ou ils se sont déjà "renseignés". Où? Auprès des collègues, sur le web ou l'on trouve de tout, du porno-soft au porno hard.  Pour le dire vite : le premier émoustille, le second choque mais assurément aucun des deux n'est éducatif puisqu'il s'agit de matériel d'excitation sexuelle pour adultes.  Il est présupposé que ceux et celles (il y a tendance à regarder en couple désormais) qui regardent sont vraiment adultes et savent donc prendre distance entre les stéréotypes proposés et la vie réelle dans toute sa complexité allant des variations d'ethique au variations de gouts.

Si vous pensez que votre enfant ne s'y est pas aventuré soit parcqu'il est croyant (en Dieu) soit parce que c'est une fille, vous risquez de vous tromper ! Ce qui compte, c'est ce qui est retenu "en plus" ! Ce qui fait qu'il peut prendre distance. Ni culpabilisation, ni addiction !

C'est donc hors de l'école et hors de la famille que l'ado va apprendre la "mécanique" des corps, les "leçons d'emboitement sexuel". Comment va alors se faire l'éducation à la séduction ? Ce n'est pas aux enseignant(e)s d'apprendrent à nos ados à "draguer" dira-t-on ! Il ne s'agit pas tout à fait de cela. 

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Sexe et rencontre !

La question de la séduction est de "civilisation"

Ce qui caractérise l'humain civilisé, c'est qu'il n'y a pas le mâle (en rut) qui prend une femelle (en chaleur) ; c'est donc que les hommes (surtout eux) ne se servent pas, ils doivent demander. Mais il faut allez plus loin que de demander le consentement ainsi . Car il ne s'agit pas de simplement présenter une demande explicitement sexuelle mais avec les mains bien au fond des poches. Non il s'agit de rencontrer l'autre tout en admettant que la relation sexuelle est possible. Pas une rencontre où la chasteté est obligée et le sexe impensable !

Dans cette perspective, il ne s'agit pas d'ignorer ce qui attire chez l'autre, fille ou garçon - il faut ici bien admettre que l'attirance est naturelle - même si il existe évidemment des codes sociaux et des stéréotypes culturels d'ailleurs variables dans l'histoire - et cette attirance sexuée n'est pas en soi le "mal" mais au contraire une composante possiblement agréable de la vie humaine, hétérosexuelle ou homosexuelle et donc briser le tabou -  mais il s'agit AUSSI de s'interesser aux AUTRES aspects de sa personne. Je reprends là ma théorie du "double regard" contre le double réductionnisme (1) mais dans une autre perspective.

Il s'agit de voire la jeune-fille sexuée attirante, voire sexy (pourquoi pas), mais voir aussi ses gouts, ses sentiments, ses sensibilités, ses principes moraux, ect. Voilà qui n'est pas évident pour certain(e)s ! Voilà qui méritent sans doute quelques mots soit des parents soit des enseignants. Car il peut y avoir "dérapage" dans la vraie vie :

- soit la rencontre ignore totalement, par une sorte de fermeture rigide du "surmoi" (crispation morale), la séduction physique des corps et des postures . Ce qui fait plaisir à tout ceux qui veulent surtout, par principe, amputer les jeunes de rencontres sexuelles. 

- soit, au contraire, le "çà" (pulsion non retenue) commande une adresse trop explicitement sexuelle. Ce qui marche parfois, mais pas toujours ! Ce qui marche parfois, mais pas toujours ! Cela débouche même trop souvent sur ce que l’on appelle désormais le « harcèlement de rue » (t’es bonne, tu veux ? etc).

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Il faut redire

car certains n'ont pas tout compris !

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Christian DELARUE

1) La théorie du "double regard" est de facture matérialiste. Elle part de ce qui est dans le complexe de la vie sans le fuir mais propose d'avancer, de s'élever.

 La théorie du « double regard . »

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article3245

ou sous ce titre sur Médiapart :

Le réductionnisme comme mécanisme d’oppression sexiste et/ ou raciste.

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/240213/le-reductionnisme-comme-mecanisme-d-oppression-sexiste-et-ou-raciste

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