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Billet de blog 18 janvier 2026

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LE CLASSISME : Une interprétation élargie

Répondre partout syndicalement et politiquement au classisme pour ouvrir une alternative sur plusieurs champs dont celui du capitalisme, des inégalités de classe, etc... est nécessaire. Christian Delarue - syndicaliste.

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LE CLASSISME : Une interprétation élargie

Illustration 1
oligarchie ploutocratique © Ch DLR - Altermondialiste

Répondre partout syndicalement et politiquement au classisme pour ouvrir une alternative sur plusieurs champs dont celui du capitalisme, des inégalités de classe, etc... est nécessaire. C’est que le classisme multiforme s’est répandu partout sur la planète et quasiment aucune nation petite ou grande n’en est indemne .

De quoi s’agit-il ?

Si le capitalo-patriarcat comme alliance de deux grandes dominations historiques est lui aussi partout, dans toute nation mais évidemment avec des formes différentes alors le classisme relèvera de la forte domination capitaliste mais aussi de la domination masculine (même si on y trouve des femmes de pouvoir).

Ici, pour notre propos, c’est surtout de la domination de classe qu’il s’agit, notamment depuis l’avènement du néolibéralisme dans les années 1979. En France la politique néolibérale de thatchérisation" de l’ordre dominant issu de 1945 (nationalisation, services publics, sécurité sociale, institution du SMIC, de la qualification fondée sur un diplôme national reconnu, des syndicats indépendants du pouvoir politique et du pouvoir économique, etc...) fut mise en oeuvre avec un peu de retard (tournant de la rigueur de 1983) mais il y a bien eu austérité pour le monde du travail salarié et plus largement le peuple-classe 98-99% mais parallèlement fort ruissellement de la finance pour le 1% surtout depuis 1986 (changement dans les banques et la finance mais aussi Acte unique européen) . Le classisme c'est çà mais avec l'aspect résistance des syndicats.

La figure du "prédateur néolibéral" qui s’est déployée au début des années 80 est devenu au fil des décennies et notamment sous Sarkozy férocement classiste. Cette domination de classe est devenue source de profondes inégalités sociales (bien répertoriées): les riches sont devenus de plus en plus riches mais on a toujours des pauvres à la rue à faire l’aumône dans toutes les villes du monde . Quant à celles et ceux qui ont trouvé un toit ce peut être encore la misère pour eux . Ce qui est tout à la fois indigne et injuste c’est de voir trois chiffres de revenus mensuels (999 euros) pour les un-es et 5 chiffres (10 000 euros et bien plus encore) pour les autres. Et de voir les ultra-riches oligarques ne pas payer d’impôt et placer leurs richesses en dividendes dans les paradis fiscaux dont il faut toujours rappeler qu’ils financent 5 maux : la prostitution, la drogue, les armes, les tueurs, la criminalité financière.

Laissons l’histoire pour le concept.

Notons maintenant que sous le terme générique de « domination » on peut distinguer exploitation, domination et oppression et cette dernière peut être classiste, sexiste, raciste, etc... Mais on ne saurait réduire le classisme à une oppression inter-individuelle.
Le classisme d’exploitation (de la force de travail) se rattache à la sphère du travail-emploi et il est souvent nommé « classisme économique » à la différence du classisme de domination hors travail-emploi (mal logement, peu de services publics, etc) dit lui « social », ce qui n’est pas satisfaisant, ou parfois institutionnel. Le classisme d’oppression est lui vu comme un troisième ordre car transversal au deux sphères. Il est ordinairement classé dans l’ordre symbolique, ce qui ne suffit pas (à mon avis). Pour notre part nous ne distinguons que deux espaces tout en les intégrant tous : Dans un large champ social ou national on va repérer des rapports sociaux de domination , dans le second cas on verra des pratiques oppressives plus diffuses, quasiment transversale aux divers groupes humains.

Remarquons enfin qu’au classisme tel que schématisé ci-dessous s’ajoute pour certain-es personnes le sexisme et le racisme. Enfin à cette critique il convient d’ajouter le mépris de la question écologique (vaste question) ainsi qu’une vison rabougrie de la démocratie : « votez et on s’occupe de tout », d’abord du ruissellement sur le 1 à 2 % (dont nous faisons partie pour nombre d’élu.es ) et de vous ensuite mais pour vous contenir vous et vos syndicats.

Ce qui donne le schéma suivant :

https://amitie-entre-les-peuples.org/LE-CLASSISME-Une-interpretation-elargie

I - LE CLASSISME STRUCTUREL lourd et large

- Au travail-emploi : exploitation

- Hors travail-emploi : casse des services publics...

II - LE CLASSISME comme OPPRESSION transversale 

- Le mépris social

- La discrimination sociale

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