Vincent Benard - Contrepoints - veut garder le pognon pour les riches !

Vincent Benard - Contrepoints - veut garder "le pognon" pour les riches !

 

 Sur ce site très libéral, il défend la fraude, hurle à la répression... avant même le moindre contrôle fiscal ! On voit bien d'ou il parle, voyons les arguments.

 in : Aux abois, l'État instaure la dictature fiscale... Et si on essayait plutôt l'impôt raisonnable ? | Contrepoints

http://www.contrepoints.org/2013/09/27/140580-aux-abois-letat-instaure-dictature-fiscale-on-essayait-plutot-limpot-raisonnable

 D'abord, il voit la fiscalité progressive comme une "spoliation au profit de l'agent économique le plus inefficace qui soit, l'Etat ". Comme si l'Etat ne travaillait que pour lui même en une sorte d'auto-entretien stérile de sa machine sans produire de services à grande valeur d'usage pour les usagers !

La fiscalité progressive est vue par les couches populaires comme la plus juste, beaucoup plus que la TVA qui est plus prédatrice car impôt de consommation frappant dès le premier passage en caisse. Mais passons. Car l'enjeu c'est l'Etat, sa forme, sa fonction : Etat veilleur de nuit de l'entreprise capitaliste ou Etat social pour le peuple-classe.

Obsédé de rentabilité notre libéral ne voit pas que derrière l'Etat fiscal il y a l'Etat social (et vice et versa) dont toutes les couches populaires ont besoin, pour la santé gratuite, l'éducation nationale gratuite, le logement social à bas tarifs pour les couches modestes, etc... Il voudrait probablement revenir au "pur capitalisme" du XIX siècle et à la dureté de ses rapports sociaux.

L' Etat social est à défendre et étendre car la redistribution économique et sociale ne procède pas principalement par transfert direct d'argent des riches vers les moins riches mais par affectation de droits et de services, ce qui suppose des services publics de qualité à bas tarifs et sur tout le territoire national (péréquation tarifaire). A la différence de l'Etat social qui sert des usagers pauvres, modestes ou riches, l'entreprise capitaliste ne connait elle que des clients solvables. Plus ces clients ont le portefeuille lourd et plus ils sont importants pour elle.

Cette mentalité marchande, très discriminante, très contestable, ne reflète pas du tout les pratiques et la déontologie du fonctionnaire. Le fonctionnaire est en quelque sorte entrepreneur pour la satisfaction des besoins sociaux, ou mieux encore, entrepreneur de l'intérêt général ne passant pas par la case profit. Evidemment cette rationalité non marchande gène ! Elle gêne d'autant plus que l'oligarchie veut encore privatiser, marchandiser, financiariser ce qui est encore public et commun. Ici il faut donc rappeler que l'Etat social et l'Etat fiscal sont la "chose" du peuple-classe dans son hétérogénéité.

V Bénard ose dire : "Nous avons besoin de beaucoup plus d'entrepreneurs riches pour redonner un travail à tous les exclus que notre acharnement à punir la réussite à engendrés". M Benard se moque du monde ! Il rêve que les capitalistes créent des emplois ! Il n'écoute pas ce que disent ses potes (1) qui disent crument que l'entreprise (capitaliste) n'est pas faite pour çà . Lordon l'économiste approuve. Il arrive bien sûr qu'il y ait des recrutements mais fondamentalement l'entreprise capitaliste n'a pas pour objet de créer des emplois. Les riches se font entrepreneur capitaliste pour s'enrichir plus encore pas pour créer des emplois. C'est pour cette raison que les patrons ne veulent pas de la RTT créatrice d'emplois . C'est le dernier souci des patrons que d'offrir des emplois, de bons salaires et de bonnes conditions de travail ! Ou vit donc ce Vincent Benard ? Le souci premier d'un patron est d'intensifier l'usage de la force de travail, d'allonger le temps de travail, de payer le plus bas possible, sauf (et encore pas toujours) ceux qui bossent plus de 40 heures par semaine !

 Christian DELARUE

Syndicaliste CGT

1) L'entreprise privée capitaliste n'est pas là pour créer des emplois !

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/131013/lentreprise-privee-capitaliste-nest-pas-la-pour-creer-des-emplois

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