Maintenir une dimension populiste-classiste dans la critique.

Maintenir une dimension populiste-classiste dans la critique.

POPULISME DE GAUCHE ou TRAHISON RÉPÉTÉE DE LA GAUCHE RECENTREE

 

Maintenir une dimension populiste-classiste dans la critique du populisme.

Si l'on persiste à dire que l'extrême-droite est populiste - plutôt à tort puisqu'elle aime plus la nation et sa classe dominante que le peuple - alors soulignons que la gauche défend le peuple-classe, non sans critique interne.

 

 

Th 1 : L'émancipation du peuple-classe sera l’œuvre de ce peuple-classe 99% (et notamment les travailleur-ses salariées).

 

Th 2 : Cette émancipation se fait et se fera contre la classe dominante (1% d'en-haut) et pas en alliance avec cette classe. Il y a bien "eux et "nous". Il y a là un rapport de force multi-forme issu d'un rapport de domination. Une domination certes variable selon les classes et couches sociales du peuple-classe. Certains sont plus exploités que d'autres mais tous le sont. Il y a aussi les oppressions et autres dominations. Donc pluri-émancipation.

 

Th 3 :  On peut évidemment penser qu'il existe des élites progressistes au sein de la classe dominante. Ou ? Vigilance ! Faut toujours penser qu'il y a manipulation ou tromperie. Ils sont tous à 99, 99 % du côté du néolibéralisme, du capitalisme. Et quand ils disent non au nom de l'écologie par exemple, ou du commun mais c'est contre une fraction du peuple-classe 99%. Pour quelle loi sociale ? Souvent il y a silence.

 

Th 4 : L'émancipation du peuple-classe sera l’œuvre de ce peuple-classe national - du fait de l'organisation étatique des pouvoirs - mais aussi nécessairement en lien avec les autres peuples-classe de la région, puisque nous sommes soumis à une oligarchie ordolibérale en Europe. C'est le plus possible ensemble qu'il faut lutter malgré les situations différentes.

 

Th 5 : Il s'agit dés lors, sans aucun doute de cibler, tout autant la classe dominante nationale que l'oligarchie de l'Union européenne. L'ennemi de classe est interne et externe. On ne saurait oublier cela en privilégiant un contre l'autre. La bataille doit être menée durement. Il ne faut faire confiance à aucune élite à priori.

 

Th 6 : Aucun compromis avec les élites néolibérales n'est recevable. Tans celles économico-financières (les capitalistes) que celles politiques (la classe politique) ou administratives (la Caste HFP). Et hélas on trouve de telles élites à gauche, au sein du PS mais aussi dans d'autres organisations. La vigilance est de mise.

 

Th 7 : Le projet de gauche lutte aussi contre le racisme, le sexisme, les intégrismes religieux... C'est là que je retrouve PK et son papier. Mais Chantal Mouffe dit que le populisme de droite construit un peuple raciste, sexiste, et soumis aux classes dominantes. Dans ce cas le populisme de gauche est-il seulement orienté sur le clivage "classiste" entre classe sociale dominante et peuple-classe? N'est-il pas aussi nécessairement antiraciste, antisexiste, même avec des variations d'interprétation (on sait qu'il y a des féminismes, des antiracismes, des conceptions de la laicité).

 

Th 8 : Il y a des affects en politique : des rejets souvent. Exemple : le voile des musulmanes assimilé à une croix nazi, les femmes en talons hauts stigmatisées , etc... On peut introduire alors la notion de "double regard" : le regard qui juge mal ou bien et le regard qui met de la distance et voit l'humain. Pas simple. Car la critique va perdurer mais autrement.

 

Th 9 : Je défends la perspective d'une alternative socialiste - donc projet et programme - et je critique les positions d'alternances (passage du centre-droit ou centre-gauche) qui s’accommodent du capitalisme. Ce n'est pas du populisme c'est un choix politique.

 

Th 10 : La République socialiste met en place la logique de distribution de la valeur d'usage hors profit capitaliste au centre de ce qui est la "chose de tous et toute". La logique de la rentabilité et du profit est réduite, non majoritaire. La liberté d'entreprendre est réduite, limitée. Le droit à la vie digne est supérieur.

 

Th 11: La dignité humaine est valorisée dans cette République et a un impact sur les progrès à engager contre la souffrance animale. On mangera encore longtemps des animaux alors autant qu'ils soient bons pour nous les humains -production horizontale (sur sol) - et non production verticale (en tour - hors sol) de poulets par exemple- et qu'ils ne fassent pas trop souffrir les bêtes.

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