Le trajet vers le bien" du matérialiste selon A Comte-Sponville : il avance et s'élève…

Le trajet vers le bien" du matérialiste selon A Comte-Sponville : il avance et s'élève…

Il faut parfois "lever les yeux au-dessus du guidon", prendre le temps de respirer, de sortir du tourbillon de la vie, de faire le point, de rectifier la route éventuellement.

Conceptions du monde inversée.

André Comte-Sponvile expliquait, jadis (in Mythe d'Icare), à propos de l'idéal du matérialiste que cet humain-là avance et surtout s'élève tant que faire se peut, vers un bien ; lequel ne saurait être un "ordre moral" imposé ; alors que le croyant (en Dieu) va essayer de se conformer à une prescription venue d'en-haut, du "ciel". La prescription du croyant est donc descendante, puisque venue de celui (ou celle ?) qui a parlé d'en-haut. Le trajet vers le bien" du matérialiste selon A Comte-Sponville est inverse de celui du croyant (en Dieu): il avance et s'élève. Il part du bas et s'élève, comme il peut. Il lâche sa part d'ombre et monte vers la lumière. Il peut hésiter, reculer, se reprendre, pas d'avancée sans contradiction. Chacun en a. 

Matérialisme en tension

Le matérialiste athée n'a donc pas du tout la même dynamique pour se développer dans son humanité que le croyant. Il n'entend rien. Le ciel est vide. Par ailleurs son humanité est lié à celle des autres. Il est seul mais n'est pas humain tout seul. Le matérialiste ne voit grosso modo que les planètes et surtout sur terre l'humanité et le monde vivant et au sein de ce dernier les humains. Regardez Darwin et ses deux livres un pour les animaux, un pour les humains .

Le matérialisme est scientifique-critique. Scientifique parce critique. Critique car il va derrière l'apparence des choses. Mais il doit se garder en pratique de l'arrogance quand la dite pensée critique pose l'autre en "aliéné" au nom de la supposée omniscience de sa lucidité

Le matérialiste marxiste cherche plus la vérité des choses dans l'activité sociale (au sens global ; économique, politique, social, technologique, écologique, culturelle, etc...) qui se déroule ici et maintenant mais dans une dynamique historique, avec ses multiples contradictions ! Et il y prend nécessairement part, contre le courant ou pas. A la différence de Sartre, il ne s'engage pas car il déjà engagé. Un autre aspect tient à l'amour.

Le bien et l'amour

Je renvoie ici à "L'amour comme envol chez le matérialiste".

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1788

Libres extraits de « Qui est l’autre ? » (de Robert MISRAHI) CD 2005

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/211214/libres-extraits-de-qui-est-l-autre-de-robert-misrahi-cd-2005


Le bien contre la destructivité

Les forces contraires à l'altruisme - Note CD sur Plaidoyer pour l'altruisme M Ricard 

http://amitie-entre-les-peuples.org/Les-forces-contraires-a-l

Agir sur les conditions productrices de l'agressivité et de destructivité des humains. Avec Erich Fromm

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/130812/agir-sur-les-conditions-productrices-de-lagressivite-et-de-destru

La conception de l’humain selon Eric FROMM (note C Delarue) 

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/01/31/1915740_la-conception-de-l-humain-selon-eric-fromm-note-c-delarue.html

 

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