Quelle République pour le PS ?

Quelle République pour le PS ? Poser des actes contre néolibéralisme et bonapartisme !

Quelle République pour le PS ?

Poser des actes contre néolibéralisme et bonapartisme !

 

Le PS ne va tout changer - on le sait bien - mais il doit bouger ! Dans plusieurs directions il doit montrer qu'il va vers plus de démocratie, plus de social, plus d'écologie, etc...

Le PS se réclame, avec M Valls et ses ami.es, de la République laïque et c’est sans doute porteur dans le contexte de l’automne 2020 puisqu’une demande de LAICITE se fait plus insistante. Mais reste la question de l'égalité des conditions (pour sortir du néolibéralisme et de la ploutocratie) et des libertés publiques (pour éviter le bonapartisme à la Macron). On voit aussi, déjà, que le PS ne pourra pas se satisfaire d’une République laïque et de mesures propres à freiner l’emprise des intégrismes religieux et culturels, si - dans le même temps- les mesures pour la lutte contre le RACISME systémique font défaut, dans et hors la police .

Mais on ne saurait s’en tenir là . Evoquons d’autres fronts ou il doit bouger.

- Le contexte c’est aussi le tournant autoritaire du Président Macron. Il y a donc une demande de défenses des libertés publiques et d’un ETAT de DROIT digne de ce nom . 71% des français sont inquiets du tournant autoritaire du gouvernement. Un appel (1) à été publié sur Mediapart pour y résister et s’organiser.

- Le contexte économique et SOCIAL c’est aussi la montée effroyable du chômage et de la précarité avec la crise sanitaire : il y a donc une demande d’ETAT SOCIAL . Le PS doit renouer avec ses politiques de RTT, avec la défense et promotion des services publics, de la Sécurité sociale. Christian Vely de la Convergence des SP semble d'accord sur ce point.

- A propos de crise SANITAIRE, que pense les économistes du PS de la constitution d’un Pôle public du médicament , sans doute au plan national d’abord. En renouant avec la proposition d’un Pôle public bancaire . Défense de l'Hôpital public aussi ! Avec des aides-soignantes et des infirmières bien payées.

- Le contexte plus éloigné mais toujours fort c’est un renouvellement de la POLITIQUE VERTE de « développement durable » pour atteindre de nouveaux objectifs qui préservent les générations futures. Le thème est vaste mais il faudra bien avancer . Une réflexion des élites sur les zoonoses est à poursuivre et mieux diffuser.

- Reste encore à revoir nos rapports avec les institutions de l'Union Européenne et avec les Etats des Suds, avec les peuples migrants des Suds. La fraternité s'oppose à la xénophobie dans la perspective de l'égalité (des conditions) et de laïcité de la république.Tout un programme.

Christian DELARUE

1) Contre les répressions et pour la défense des libertés publiques | Le Club de Mediapart

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/201120/contre-les-repressions-et-pour-la-defense-des-libertes-publiques

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Ploutocraties liberticides de droite :  Bonaparte II avec Macron !

Pour s'en tenir à la période post-Chirac, post 2007 (élu en 1995 pour 7 + 5 ans) on va faire l'hypothèse, sur fond de thatchérisation du monde accélérée, d'une part de l'existence d'un double bonapartisme de droite, d'abord avec Sarkozy (Bonaparte I de 2007 à 2012), puis avec Macron (Bonaparte II après 2017), à tendances ploutocratiques (pro-riches et pro-inégalités économiques et sociales plus affaires de corruption) et autoritaires (police et justice) le tout sans citer Carl Schmitt et son "libéralisme autoritaire"  (liberté pour les grandes entreprises et le CAC40 et autorité contre le peuple-classe) , et d'autre part, en face, de l'existence probable d'un bonapartisme de gauche, contre ce ploutacratisme, celui que l’on prête à Mélenchon sous l'appellation de "populiste de gauche" car en faveur du peuple-classe de France, nationaux et migrants. 

Il n'est cependant pas avéré que Mélenchon soit un Chavez (lequel ?), notamment  dans la mesure ou son organisation politique réclame un changement de République: sortir de la Vème pour aller vers une VI République . Il convient néanmoins de conserver cette hypothèse comme relevant au moins de l'apparence des choses de la politique ou le sommet de l'iceberg car la scène politique à son importance . On voit que les médias mainstream préfèrent le césarisme bonapartiste de droite mais qu'ils ont peur d'un populisme de gauche fut-il accommodé à la République sociale.

Mais dès lors  il convient AUSSI (image de l'iceberg oblige) de voir que ce sont surtout les institutions de la V ème République qu'il convient de cibler car ce sont elles qui poussent au césarisme et à la dépossession citoyenne de la démocratie.

Un mot sur F Hollande, qui sans être ni un bonaparte ni un ploutocrate (c'est son mérite selon nous - aspect bonhomme comme Chirac), a néanmoins assuré sans faillir une sorte de transition tranquille, à la Mitterrand (et à la Chirac aussi), - via le maintien des grands équilibres entre les classes sociales - entre N Sarkozy (bonaparte I) et E Macron (bonaparte II), et ce au profit de la bourgeoisie et du 1% contre le peuple-classe ! Il est, pour moi, le prototype du "centrisme politique" qui tentent de maintenir les équilibres des conflits de classes sur un mode gagnant-gagnant qui peut plaire un temps aux cadres gestionnaires avant de préférer la solution ferme et bonapartiste. Sarkozy a lui même renforcé le néolibéralisme d'un Chirac (12 ans : 1995-2007) qui lui-même suivait la thatchérisation d'un Mitterrand (14 ans).

Les solutions type gauche socialiste d'expropriation populaire et autogestionnaire n'ont jamais durablement exercé le pouvoir.


 

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