Consommation : Un nouvel indicateur de souffrance animale
Faire mieux que les Suisses ! ?
Pour une consommation éthique.
Notre voisin suisse a pris une loi (1) pour poser sur les produits d'origine animale un indicateur de souffrance animale. Il s'agit de la repérer tant pendant la vie animale que lors de la mise à mort . Mais cette nouvelle législation, qui fait bien un pas en avant, reste très minimaliste car elle ne concerne que certaines des pratiques les plus cruelles, comme les mutilations sans anesthésie, le gavage ou encore le commerce des fourrures. Il reste donc encore beaucoup de souffrances animales à pointer.
Effet des étiquettes d'information : L'article de Médiapart (2) indique que "l’apparition d’étiquettes sur les boîtes d’œufs distinguant les poules élevées en plein air de celles enfermées en batteries a fait s’effondrer ce segment commercial, qui ne représente plus que 25 % du marché, selon lui : « Quand ils le peuvent, les consommateurs font des choix. »
Le risque est alors de voir la consommation aller vers une "bonne viande" avec des animaux certes tués mais "proprement". Mais on peut faire un pari différent. La tendance va-t-elle être de ne plus s'autoriser aucune maltraitance ni de mise à mort des animaux non humains, fut-elle jugée rapide et propre, quasiment sans souffrance ? Ce serait là un trajet de civilisation qui prendra probablement du temps, comme il existe d'autres trajets collectifs visant à réduire diverses dominations dont celles du classisme et du sexisme dans le capitalo-patriarcat mais aussi le racisme existant dans toute société sous des formes diverses, et d'autres encore.
Outre la souffrance animale dans les usines à viandes il y a aussi la souffrance humaine : Dans certaines "usines à viande" de Bretagne, les étudiants ne tenaient pas jusqu'à midi. On y trouve alors des immigrés mal payés pour effectuer ce sale boulot !
Christian Delarue
2) https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/241225/noel-le-carnage-des-animaux-n-emeut-pas-grand-monde