Solidarité internationale entre les peuples 99% !
suite de "Choisir son peuple"
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Peuples assujettis (Patrick Tort) : pas les Etats, pas les oligarchies, pas les classes dominantes, pas les firmes multinationales
Références au FSM Katmandou février 2024 -
Voici une video de la marche d'ouverture du Forum Social Mondial de Katmandou au Népal en février 2024
https://www.youtube.com/watch?v=T7os1lqu918
Déclaration de bilan de clôture du FSM
https://alter.quebec/declaration-bilan-de-cloture-du-fsm-2024-par-le-comite-dorganisation-nepalais/
Trois éléments suite de Choisir son peuple
I - Pour que vive un nouvel internationalisme des peuples contre le classisme le racisme et le sexisme et autres formes de domination !
Les syndicats de travailleurs et travailleuses en lien avec les peuples 99% (historiquement nommé peuple-classe) peuvent promouvoir à l’échelle continentale et même mondiale, malgré les différences de langue et de culture, la solidarité et la convergence des luttes de type anti-classiste, anti-raciste et anti-sexiste de l’ensemble des classes sociales dominées dans chaque nation, soit chaque peuple-classe.
Dépasser le cadre national est nécessaire bien que ce cadre ne soit nullement à négliger en cas de conquête prolétarienne notamment pour la promotion des services publics de satisfaction des besoins sociaux . Mais ce cadre national permet trop une division des humains par l’oligarchie mondiale prédatrice qui dispose partout pour son action des classes sociales dominantes de chaque nation (le 1% d’en-haut). On ne sort nulle part des griffes de sa domination de classe.
Il y a quasi-universalisme des classes sociales dominantes et universalisme du classisme soit la domination de classe au sein de chaque nation. Certes les classes sociales dominantes du Nord le sont plus que les classes sociales dominantes des Suds. Mais les peuples 99% ne sont pas dupe du fait que partout ils sont dominés. Même les nations à économie bureaucratiquement dirigée par un parti dit communiste dispose aussi d’une riche classe sociale dominante.
II - Ce que nous sommes et ce que nous voulons
Nous sommes altermondialistes, opposés depuis le début des années 2000 (lire Gus Massiah), aussi bien au « choc des civilisations » qu'aux nationalismes étroits et qu’au mondialisme de la finance et de l’économie capitaliste mondialisée. Notre patrie est la solidarité internationale de classe pour l’écosocialisme, une alternative globale et systémique qui embrasse plusieurs émancipations.
Nous sommes pour la solidarité internationale des peuples 99% (dit peuple-classe) pour un autre monde, pour le très possible éco-socialisme avec lecture croisé de Marx, Lénine et Arendt !
Solidarité internationale des peuples 99% contre les guerres impérialistes des classes dominantes, contre le classisme de lourde domination des classes sociales dominantes du Nord et des Suds, classes sociales non réductibles aux ultra-riches de l’oligarchie mondialisée.
Pour des gouvernement respectueux de la nature, de la dignité de tous les humains sans racisme ni sexisme, ni intégrisme religieux, promoteurs de la justice sociale et des droits démocratiques, sociaux et environnementaux.
Pour des gouvernements mandatés par les peuples 99% pour réduire l’écart entre les très riches et les pauvres.
III - A nouveau sur classisme, racisme, sexisme.
http://amitie-entre-les-peuples.org/A-nouveau-sur-classisme-racisme-sexisme-Christian-Delarue
On a déjà dit que ce triptyque de résistance et de pluri-émancipation ne suffisait pas. Nous sommes d’accord que la liste des oppressions et dominations est plus vaste : homophobie, transphobie, etc. Mais l’évocation de ce triptyque sert en quelque sorte de premier « véhicule » au dépassement du registre de la mono-émancipation de la seule lutte de classe capital-travail, elle-même souvent réduite à la seule exploitation de la force de travail dans l’emploi (moins de salaire, plus de temps de travail, précarité, mauvaises conditions de travail, etc), laissant de côté la construction des services publics pour la satisfaction des besoins sociaux du peuple-classe, des 99%.
Ce retour sur classisme - non réduit à discrimination sociale ou mépris de classe et pas plus à pauvrophobie - vient du fait que j’ai eu l’occasion de lire incidemment que le classisme entendu pleinement comme domination de classe ne pouvait faire l’objet, en terme de lutte, que d’une réduction et non pas d’une éradication . Et ce, que l’on évoque le classisme comme phénomène de la domination (qui est multiforme) ou que l’on évoque plus globalement la ou les classes sociales dominantes.
Quel sens a donc cette réduction ? C’est comme si on disait que le racisme ou le sexisme comme forme d’oppression et de domination ne pouvait qu’être que réduit et pas totalement éliminé. Ou que ce n’était pas bon de vouloir l’éliminer totalement car trop risqué. Que cela engageait trop sur des chemins incertains, ceux, par exemple, du totalitarisme, du stalinisme . Mon interlocuteur m’a d’ailleurs dit que la suppression complète des dominations ou oppressions relevait du marxisme voire du marxisme-léninisme que c’était donc hors de propos. En somme, seule une conception social-démocrate était possible contre le classisme mais aussi contre le racisme et le sexisme.
Néanmoins, encore faut-il qu’elle existe cette conception réduite de type sociale-démocrate car elle est aujourd’hui peu lisible que l’on use ou pas du marxisme. Il faut noter ici incidemment que l’on peut être marxiste dans l’analyse de l’activité sociale humaine et de ses dynamiques historiques et social-démocrate c’est à dire limité dans ses perspectives d’alternative en terme de socialisme (ou éco-socialiste ou autre alternative systémique).
Néanmoins, de nos jours, il est déjà bon de vouloir réduire classisme, racisme et sexisme. Même si il y a de quoi rester dubitatif sur l’entreprise auto-limitée.
Alors sans doute faut-il savoir ce que l’on met dans le classisme. Le contenu peut apparaitre au fil de nos combats commun : la réduction des inégalités dans nombre de secteurs y entre en jeu avec une politique des revenus pour le salariat des 99%, avec la fiscalité redistributive prise contre les riches du 1%, l’accès aux services publics (transport SNCF, hôpitaux publics, logements sociaux et politique de résorption de l’habitat en « passoire thermique » , etc…
Christian Delarue
Chacun-e de nous est à la fois l'émancipation et le problème, entretenons collectivement et solidairement les résistances et les émancipations ce qui nous conforte vers le meilleur quand le monde régresse autour de nous.