Pour des combats solidaires entre les peuples

BESOIN D’UN MOUVEMENT TRANSNATIONAL DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES ET DES PEUPLES-CLASSE CONTRE LA GOUVERNANCE OLIGARCHIQUE MONDIALE

BESOIN D’UN MOUVEMENT TRANSNATIONAL DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES ET DES PEUPLES-CLASSE CONTRE LA GOUVERNANCE OLIGARCHIQUE MONDIALE

Au centre de ce mouvement général transnational on trouve le syndicalisme international.

Ce dernier - malgré ses divisions entre organisations mondiales - a pour force la mobilisation transnationale des travailleurs et travailleuses de chaque nation - du privé et du public, actifs ou retraités - placés en liens « adelphiques » (qui combinent fraternité et sororité) notamment à l’échelle continentale, à savoir , pour nous en Europe . Mais cela ne suffit pas ; Il importe d’entretenir aussi des liens avec le salariat et la paysannerie des territoires des Suds et pour nous l’Afrique et les pays dits ACP, soit les pays jadis colonisés et aujourd’hui encore dominés économiquement et parfois militairement par les classes dominantes du nord.

Le syndicalisme international s’appuie aussi sur les peuples, mais beaucoup plus le peuple-classe que le peuple nation. Il importe pour le syndicalisme de reconnaître cette distinction dans une perspective ouverte et transnationale (ce qui signifie ici un usage de solidarité avec les migrants contraints) et une perspective de combat social et de combat laïque.

1789 - 1989 : Pour un autre bicentenaire (ouvrage collectif d’alors)

Rappelons que le terme peuple a plusieurs sens, dont beaucoup sont issus de 1789 . Retour sur 1789 depuis 1989 (il y a 30 ans) et notamment de « Pour un autre bicentenaire » livre collectif produit il y a 30 ans ( »çà suffat comme ci").

Annie Geoffroy évoque deux peuples chez Robespierre : Peuple comme TOUT (peuple-nation ou peuple corps politique abstrait des citoyens ) ou peuple comme PARTIE du tout (la plus nombreuse/la moins considérée souvent). Cette distinction peuple-tout peuple-partie du tout recoupe une division analytique entre le peuple POLITIQUE (cf Démocratie, République, Souveraineté, Universalité et abstraction) et le peuple SOCIOLOGIQUE (peuple social, peuple d’en-bas, peuple mobilisé, plébéiens, sans-culottes) . Voir A. GEFFROY, « Le peuple selon Robespierre » dans l’ouvrage collectif « Permanences de la révolution, Pour un autre bicentenaire » ( La Brèche, 1989, p. 179-193).

Mais la science politique reconnait le mécanisme élitaire, la formation des élites (au-dessus des peuples aussi bien peuple-classe que peuple-nation), leur classification, leur reproduction et, de nos jours, la formation d’une « gouvernance mondiale » avec la finance en son centre - une oligarchie - et des institutions financières internationales (critiquée par les altermondialistes).

L’oligarchie et le 1% d’en-haut (cercle de la classe dominante) mènent une « guerre mondiale de classe » (gagnée par la classe des super-riches selon W Buffet) contre chaque peuple-classe tant au nord qu’au sud.

Contre la gouvernance mondiale et la finance mondiale il y a bien urgence à soutenir le mouvement syndical international aujourd’hui divisé.

En 2011 publié en 2012 : Classe dominante et oligarchie contre peuple souverain et peuple-classe.
http://mouvements.info/classe-dominante-et-oligarchie-contre-peuple-souverain-et-peuple-classe/

 

 

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