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Billet de blog 24 novembre 2009

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La violence à l'école

L'atelier violence à l'école auquel j'ai participé à Dijon, a été l'occasion d'une violence politique de la part de Vincent Peillon qui me confirme, s'il le fallait encore que les charcutiers et sont les plus mal charcutés ou pour être encore plus clair que les philosophes sont les plus mal moralisés

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

L'atelier violence à l'école auquel j'ai participé à Dijon, a été l'occasion d'une violence politique de la part de Vincent Peillon qui me confirme, s'il le fallait encore que les charcutiers et sont les plus mal charcutés ou pour être encore plus clair que les philosophes sont les plus mal moralisés.

La violence à l'école étant devenue un sujet politiquement majeur comprenons tout d'abord que ce sujet, tel qu'il est actuellement traité, est l'exemple même de ce que l'école devrait apprendre à ne pas faire : diagnostic et traitement purement émotionnel des problèmes qui conduisent à accumuler erreurs et résultats désastreux.

Revenons au diagnostic : la violence à l'école est assez mal évaluée. La grande violence celle dont les médias se repaissent est très marginale.

Le racket dans toutes ses variétés et la forme de violence la plus répandue, elle s'exerce de façon permanente dans la loi du silence et s'organise de mieux en mieux sous forme de bande. Cette violence reflet de la société est inégalement répartie selon l'implantation géographique des établissements.

Phénomène nouveau, inquiétant et révélateur, la violence contre l'école et son personnel est en rapide augmentation.

La violence à l'école s'inscrit dans une société stressée par la compétition, la sélection, l'individualisme, un avenir incertain.

La violence de la jeunesse s'appuie :

  • sur le modèle culturel du passage à l'acte violent tel qu'il est propagé dans les médias
  • sur l'affaiblissement du modèle patriarcal de la famille et de l'enfant désiré (divorce, familles recomposées etc.)

Elle exprime une révolte en face d'une vie sans avenir.

L'école est alors perçue comme injuste, inutile, et contraignante. L' ascenseur en panne des barres d'immeubles

Cette condamnation est aussi à la mesure de la déception des familles devant l'échec des missions de l'école.

Ainsi lutter contre la violence à l'école c'est repenser ses missions et chercher des solutions

  • d'abord avec ses acteurs principaux professeurs et élèves
  • puis ses autres partenaires les parents, les institutions politiques et sociales.

On peut ici suggérer quelques pistes hiérarchiquement ordonnées

1. Apprendre aux élèves à gérer eux-mêmes cette violence, former des élèves médiateurs choisis pour leurs qualités physiques et diplomatiques.

2. Former les enseignants à la gestion des conflits comme cela se pratique couramment pour le personnel d'encadrement dans les entreprises privées

3. Avoir une action de formation des parents pour accompagner l'action de l'école

4. Former la direction des établissements à une utilisation raisonnée et raisonnable du pouvoir judiciaire et politique

Le programme est vaste et souligne le caractère récurrent des actions de l'école qui doit aussi appliquer à elle-même ses actions éducatives. Les spécialistes de l'éducation ne manquent pas mais c'est l'action politique au sens large qui est en faillite.

J'ai remarqué que Philippe Meyrieu était absent à cette journée, je viens d'apprendre qu'il avait rejoint Europe Ecologie, après Larouturou , une deuxième bonne nouvelle pour le PS.

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