Quatorze Dix-huit ! 14 – 18 !

Quatorze Dix-huit ! 14 – 18 ! Sur le sol de cette terre encore chaude, Sur ces campagnes déracinées, Là où le métal, les gaz ont frappé et mortifié Là où la mort s'est emparée des essences de vie, Marchent zombiquement, hardes que la peur ne peut plus atteindre...!

Quatorze Dix-huit !  14 – 18   !

Sur le sol de cette terre encore chaude,
Sur ces campagnes déracinées,
Là où le métal, les gaz ont frappé et mortifié
Là où la mort s'est emparée des essences de vie,
Marchent zombiquement, hardes que la peur ne peut plus atteindre...!

Fertile terre que l'homme sût s'affranchir,
Fertile espérance insouciante d'une époque faste
Mais c'était déjà, compter sans le vol de l'aigle à deux têtes,
Mais c'était déjà, oublier le poids lourd de la rancune, de l'humiliation,
Divaguent zombiquement, ombres que la vie semble avoir quittées.

Tandis que les uns prient, les autres se battent,
Tandis que les uns se replient, d'autres fuient,
Sans oublier ceux dont la convoitise amère, rend la vie pas chère,
Sans oublier ceux par qui, il est advenu de tirer profit,
Errent zombiquement, frusques vers ces ailleurs lointains...

Sur ce pas fragile qui s'avance,
Sur ce nouveau pas qui devance cet autre
Cherchent à rejeter au plus loin, ce vide cet abîme,
Rejettent ce que la ville en fête, prend guerre pour jouet...
Déambulent zombiquement, ombres sans silhouette....!

Existe-t-il une justice, un choix déterminé...?
Une justice afin que le bon l'emportât toujours sur le mal,
Faut-il croire qu'il en sera toujours ainsi..?
Croire qu'il en est ainsi, seraient du bon côté,...  les écrits ?
Traînent zombiquement, boue, fange, vermine,… ces mal-aimés...

Laissons les plumes à l'encrier,
Laissons nos regards sans jugement,
Mais élevons nos voix sur ces menaces actuelles
Mais élevons nos voix pour que de la chanson
Se taise enfin le bruit sourd et aveugle des canons...

Afin que ne reviennent dans de futures mémoires,
Ces marches inhumaines,…. abominables...
Rendons ce jour,... Gloire, Honneur et Patrie
A nos soldats, nos aïeux,..... nos poilus....
Afin que dans l'abysse profond ces regards livides,

Ne se noie, à nouveau,... cette Humanité...

à nos poilus...!

Christian ...

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