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Billet de blog 14 août 2017

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Face à Macron, une stratégie émancipatrice

Face à Macron, une stratégie émancipatrice est possible à condition de combattre le phénomène abstentionniste, et d'engager une critique radicale de l'individualisation de la subordination salariale. Abstention et conséquences de la subordination accrue s'éclairent selon une lecture de cours de Bourdieu, comme ajustement d'espérances individuelles aux chances de gains offertes par le jeu social.

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 Auteur  B Hérisson

Peut-il y avoir un rapport entre une lecture estivale de quelques cours de Sociologie Générale données par P Bourdieu au Collège de France (1) et les discussions autour de la stratégie de la FI au cours des présidentielles et législatives de 2017 (2) ?
Ces cours qui, pour partie, portent sur le "pouvoir et le temps", sont l’occasion de faire fonctionner l’idée générale selon laquelle l’existence sociale individuelle s'opère dans un ajustement long et infra conscient des espérances subjectives (ou attentes), aux chances objectives inscrites dans les institutions (3). Si un exemple d’actualité brûlante s'avérait nécessaire pour admettre la généralité et la puissance de cette pensée, on évoquera la baisse des dépôts de plaintes en prud’hommes entraînées par l’obligation de remplir un formulaire mémoire de plusieurs pages sur les motifs du recours, afin que la procédure puisse être initiée (conséquence de mesures prises par le gouvernement socialiste en vue de "réformer l'institution prud'homales).
Le rapport entre cette lecture et ces discussions sur le stratégie de la FI, tient à ceci : une compréhension claire du phénomène abstentionniste (4), plus marqué chez les classes populaires salariées, et une compréhension de l'évolution du travail comme accroissement de la subordination salariale du fait de son individualisation (5). Ici le problème traverse le salariat dans la diversité.
De là découle une hiérarchie de priorités stratégiques. Le terme stratégie s’entendra selon Bourdieu comme transformation émancipatrice du rapport aux chances objectives - élargissement des espérances subjectives - des classes populaires salariées et des ses alliés les plus probables au sein du salariat. Cet élargissement des espérances subjectives passe donc par la critique politique des structures objectives qui tendent à les restreindre, les décevoir, les anéantir.
Je défendrai l’idée que la priorité est à donner à la reconquête des classes populaires salariées du fait de leur plus grande propension à s’exclure du jeu politique (6). Et, pour faire droit à la question européenne laquelle joue un rôle structurant dans la constitution des blocs sociaux (7), je défendrai l’idée que la critique radicale de l'évolution du travail salarié est une condition de l’adhésion d’une fraction importante des catégories salariées cadres-intellectuels au projet de rupture avec l’UE.

La profondeur anthropologique de la participation politique
Dans la deuxième heure de ces cours, Bourdieu suggére l'idée que l'expérience du temps faite par ceux qui n'ont rien ou peu à attendre du monde social, de ses différents jeux, ici en particulier du jeu politique, est liée aux moindres chances de peser sur les contraintes institutionnelles économiques et politiques de ces différents jeux sociaux. Ce sont ces contraintes que Bourdieu englobe sous l'expression de structures objectives. Elles sont vécues individuellement comme impossibilités et nourrissent des processus d’auto exclusion. Le temps particulier propre au jeu électoral, ses échéances, ne sont plus nourris du désir de s’y inscrire, le peu d’avantages espérés dit que le jeu n’en vaut pas la chandelle.
«La loi fondamentale des comportements sociaux, c’est donc que ceux qui n’ont rien à attendre n’attendent rien. La loi de tous les champs est que l’investissement dans le jeu, ce que j’appelle «l’illusio», l’envie de jouer, la propension à investir dans le jeu du temps, des efforts, de la bonne volonté, des aspirations, etc., suppose un minimum de chances au jeu. En deçà d’un minimum de chances, les gens décrochent et n’investissent pas, et, n’ayant plus d’investissement, «d’illusio», ils ne se temporalisent plus suivant la temporalité du jeu. Pour avoir un temps, pour être pris dans le temps du jeu, pour attendre quelque chose de l’avenir du jeu, il avoir un minimum de chances.» (8)
La situation des sous prolétaires algériens étudiées par Bourdieu au début de sa carrière apparaît comme la plus proche de celle que vivent aujourd'hui les plus précaires des salariés et chômeurs candidats privilégiés à l'abstention. Bourdieu écrit : "j'ai essayé de décrire la vision du monde de ces gens qui ne savent pas s'il vont travailler demain, s'ils vont trouver un travail, ils ne savent pas s'ils vont le trouver, ils s'arrêtent au café à midi parce qu'ils ne savent s'ils vont trouver quelqu'un à la maison. Ces gens dont le temps est une série discontinue d'instants, qui peuvent être suspendus à tout moment, n'ont aucune espèce de projet, ou alors ce sont des projets complètement irréels décrochés du présent." (9)
Des données empiriques actuelles fondent la validité de cette dissociation entre expérience du présent et expérience du futur. Les chômeurs et précaires sont proportionnellement plus nombreux à demander des réformes radicales que le salariat stable tandis que leur taux de non inscription sur les listes électorales est trois fois plus élevé que celui des cadres (10). D'une part un futur de réformes radicales dont la survenue est dotée d'une probabilité faible et d'autre part, un présent d'où s'absente l'engagement élémentaire dans le jeu politique qui contribuerait à augmenter la probabilité de lendemains meilleurs.
Mais, même ayant fait preuve de cet investissement citoyen élémentaire, ils sont aussi les plus nombreux du corps électoral, à s'abstenir (35% aux présidentielles de 2017 contre 31% aux ouvriers-employés). La restriction objective des chances ou possibles politiques et économiques qu'opèrent les institutions néolibérales a pour pendant la restriction subjective des espérances des salariés les plus précaires ou en voie de précarité. Peut être n'est-il pas inutile de souligner, quitte à se répéter, que la distribution ordonnée des revenus sous formes de salaires, sorte d'aboutissement ultime de ces institutions, illustre à lui seul la restriction de ces espérances : ils sont 34% à s'abstenir quand le revenu est inférieur à 1250 € par mois, 25% quand le revenu fluctue entre 1250 et 2000€, 24% entre 2000 et 3000€, 20% pour les revenus supérieurs à 3000€ par mois (11). Et c'est très probablement parmi eux, les moins de 1250€/mois que la réduction vécue des possibles prend la forme pratique des renoncements aux soins.
Certes ce tableau peut sembler fataliste à première vue si l’on entend l’auto exclusion comme phénomène irréversible. Le refuge dans l'abstention n'est jamais définitif comme le montre la fluctuation des taux de participation entre présidentielles et législatives de ce printemps. La plus ou moins grande clarté des enjeux est un facteur important de mobilisation ou de démobilisation. Dit dans le langage de Bourdieu, c'est la perception des chances objectives de gain qui se modifie d'un scrutin à l'autre.

L’action politique mais de proximité
La considération politique de son réalisme anthropologique, ajustement infra conscient des espérances aux chances objectives, aide aussi à appréhender le combat politique. L'ajustement s'opère dans le jeu politique pris au sens large et dans les luttes inhérentes à ce jeu, il peut pendre un sens émancipateur grâce aux forces politiques, syndicales et à tout mouvement critique. C'est là le sens de l'action politique pour Bourdieu quand cette action est dépourvue de la possibilité immédiate de peser sur les règles du jeu social. Deux pouvoirs sont ainsi définis : "d'un côté, le pouvoir politique réel efficace qui transforme les structures objectivement et, de l'autre le pouvoir de type symbolique (..) qui, ne pouvant transformer les chances objectives, (..) [peut] transformer les rapports à ces chances objectives." (12) C'est dans ce cas de figure qu'il faut penser la stratégie de la France Insoumise pour élargir son influence aux franges opposées de l'électorat, celui des classes populaires salariés abstentionnistes et celui des classes moyennes et moyennes supérieures appartenant au 2/3 de l'électorat socialiste ayant fuit en grande partie chez Macron.
Mais il apparaît immédiatement que vers ces franges opposées, les modalités de l'action politique de type symbolique diffèrent. Ce que la FI a compris dès le début de son entrée en campagne électorale. "Pendant les campagnes de la présidentielle et des législatives, nous allions dans ces quartiers, mais avec des méthodes traditionnelles, on y allait avec nos tracts, on faisait du porte à porte, c'était utile mais insuffisant" (13). Là où ce sont plutôt des ajustements discursifs qu'il faut élaborer par le débat, ce sont ici et d'abord des solidarités pratiques qui sont à inventer. De ce côté, ce sont des espérances, des réinvestissements qu'il faut réanimer alors que les cages de fer institutionnelles exprimées dans les contraintes quotidiennes de la situation précaire, se multiplient en affaiblissant les investissements des engagements citoyen. De l'autre, ces investissements citoyens sont déjà là. Ce qu'il faut ébranler, ce sont alors des visions politiques du monde propres à des situations sociales plus sécurisées et, parce qu'elles se forment à distance non négligeable de la violence associée à la précarité, sont souvent plus enclines à la religion du compromis, à craindre ce qui s'énonce comme rupture, et plus enclines à accepter le report des changements dans des temps lointains sans sortir du jeu politique.
De fait, la difficulté politique change. W Pelletier parle de "bataille de proximité" à mener dans des lieux publics qui restent à inventer, jouant un rôle analogue aux bistrots dans la politisation des classes populaires, et la formation d'une identité sociale au début du siècle précédent. Des lieux publics qui seraient aussi les instruments du reflux des visions sociales contaminées par le point de vue ethno-racial. On peut comprendre ici la liste qu’il en donne comme des contre-institutions qui joueraient à rebours des institutions économiques et politiques néolibérales. "Ces bistrots qui contribuèrent à la politisation populaire, socialiste ou libertaire, il faudrait les réinventer. Peut être par des apéros dans les quartiers, les villages, les entreprises, devant Pôle Emploi. Ainsi se reconstitueraient les solidarités populaires, les solidarités pratiques à présent disloquées. Ces apéros amorceraient des entraides concrètes, des prêts d'outils, des jardins partagés, des amours improbables, des aides juridiques et administratives Il suffit de si peu pour que bouge un vote. Au plus près de ceux qui votent Le Pen, ces apéros permettraient de comprendre leurs raisons et de faire émerger les diagnostics communs contre contre les réorganisations du travail qui opposent les salariés entre eux, contre l'austérité qui décime les bureaux de poste, les écoles, les centres médicaux, les services de justice, les logements sociaux, les gares et les dotations des collectivités locales." (14)

Les restrictions du jeu du travail et la mise à mal de ses investissements
Bourdieu nous dit qu'un monde où tout est possible est un monde où il n'y a pas d'anticipations rationnelles, pas d'avenir, pas d'avenir prévisible. Ce prévisible dont il rappelle, se référant à Weber, qu'il est constitutif du droit, doit s'entendre aussi au sens de choses à faire : telles sont constituées les situations de travail salarié problématiques ou pas. Dans un langage moins anthropologique, les contreparties qu'offrent les protections légales (durée du contrat, couverture santé et retraite, évolution de carrière codifiée, possibilités de recours) font que la journée de travail peut être une journée où "tout s'enchaîne, [où] je ne vais pas me retrouver à faire la découverte que je ne pourrai plus savoir du tout ce qu'il y'a à faire, que ces "à faire"/affaires pourraient m'apparaître comme absurdes, dépourvus de sens ou simplement ou simplement disparaître parce que plus personne ne me demanderait rien." (15)
Or, à rebours de cette normalité idéale que décrit Bourdieu, un des traits de l'évolution des situations de travail salarié est précisément de tendre vers des situations anxiogènes, à force d'éroder les protections légales donc communes ; anxiogènes puisque soumises à l'arbitraire de l'employeur par les évaluations individuelles de compétences, élargies aujourd'hui aux modalités intimes de l'existence salariée. Partant c'est l'investissement dans le travail quotidien, forme particulière de l’illusio générique du sociologue qui est touchée. Quand elles sont affectées, ces modalités interrogent les raisons d’être professionnelles jusqu’à les faire vaciller. D Linhart souligne combien ces entretiens peuvent être  anxiogènes à travers les propos d’un responsable technique d'une grande banque et polytechnicien : «Ils ont raison je suis nul. » (16)
Mais aussi situations qui sont absurdes par l'imposition de «procédures [..] protocoles, méthodologies, bonnes pratiques c'est à dire manières de faire abstraites et uniformes concoctées par des consultants experts qui officient à distance du terrain» (17), absurdes parce qu’elles rabougrissent l’intelligibilité de l'expérience du travail réel. Danielle Linhart note encore avec à propos que ce formalisme systématique auquel il faut se soumettre peut très bien s’accompagner parfois d’injonctions à l’innovation….. Si tout est donc possible en même temps, inventivité et suivi automatique, ambition personnelle et sens du travail en commun, injonction à suivre un point de règlement et reproche de l’avoir suivi, suppression de la part de travail habituelle et des instruments qui vont avec et reproche de ne rien faire, s’il n’y a plus de droit au sens de choses droites, alors tout peut arriver à tout moment.
Anxiogènes, absurdes, elles peuvent être aussi perverses quand du fait de la concurrence instituée, certains salariés vont jusqu’a s’approprier les résultats des autres sans réaction hiérarchique si ce n’est teintée de duplicité. Ces situations de travail sont les effets mêmes de l’intensification de la subordination salariale individualisée. Cette nouvelle forme de subordination apparaît comme réduction des institutions limitant l’arbitraire patronal ; institutions protectrices qui font l’étendue de la commune condition salariale et la possibilité de son unité politique. S’y substituent les grès à grès d’un contrat de subordination qui tend vers une relation de domination totale où l’employeur règle à son profit, le jeu de l'imprévisible. De là, la dislocation des collectifs de travail.
Si elles touchent ouvriers, employés, ces situations touchent également les cadres et professions intermédiaires. Ceux-ci voient leur position professionnelle hiérarchique dégradée au profit d’autorités administratives sans légitimité eu égard à leur absence de compétences dans des domaines cependant très complexes : par exemple enseignants des "écoles-entreprises", chercheurs, médecins des hôpitaux, etc. C’est ainsi tout le spectre sociologique du bloc de gauche qui se trouve touché. Or la lutte politique sur le travail me semble en retard sur l’avancée de ce processus. Affirmation à nuancer si l’on prend en considération le souci de la FI d'intégrer les apports de la clinique du travail dans l'élaboration de son programme «l’avenir en commun» et, les discours de campagne de Mélenchon où apparaissent les portraits anonymes et tragiques des suicidés au travail. La critique du travail éclaire des lignes de fractures objectives à travailler pour rendre plus opérante, avec les nécessaires clarifications sur la question européenne, une stratégie émancipatrice.

De retour sur une Europe sans UE
Sur cette dernière question, S Palombarini a raison d’en souligner l’importance puisqu’elle nourrit les enjeux politiques donc les luttes partisanes au sein du jeu politique français. Les choses se compliquent sur la nécessité du maintien d’un projet européen porteur d’une rupture avec les traités de l’UE, donc avec l’UE. La considération de la subordination individualisée accrue du salariat, de l'érosion des participations citoyennes, de la nécessité politique de les combattre met en cause le rôle principal des institutions économiques et politiques - substance de l’UE depuis les années 80 - et plaiderai toujours pour une stratégie et un contre projet portés par les gauches européennes. Palombarini a aussi raison de souligner qu’il convient d’éviter l’unilatéralité de la rupture par la jonction avec d’autres de ces forces. Mais il manque quelque chose à cette vision : l’analyse des conditions de la concrétisation d’un tel projet ; ce qu’avec une lucidité opiniâtre F Lordon ne cesse de rappeler. Même si l’on admet que ce projet ne pourra se faire que par réduction du périmètre actuel de l’UE, dans quel horizon temporel est-il réaliste de l’envisager, d’envisager que toutes ces forces soient conjointement majoritaires ? Le plus probable n’est pas qu’elles le soient toutes, mais que l’une le soit sans que les autres le soient. Or plus le projet est lointain et moins les citoyens risquent de s'y investir. Aussi, si l’on veut rendre plus audible aux deux extrémités sociales du bloc de gauche l’idée d’une rupture avec l’UE sans la renvoyer à des lendemains improbables faut-il la relier à une critique radicale du travail soumis à un accroissement de la subordination individualisée. Prise sous la forme d’ajustements discursifs, cette critique pourrait de manière constante convoquer une multiplicité d’images sensibles, de portraits salariés recouvrant la variété des situations quotidiennes où cette souffrance, petite ou grande, survient ; et dans le même temps, faire ressortir leur cause fondamentale. Ainsi peut s’esquisser une stratégie émancipatrice face à Macron et son illusoire «bloc bourgeois».

(1) Bourdieu P, "Sociologie Générale 2", cours du 19/04 et 26/04/84’, Raisons d'agir, Seuil, Novembre 2016 (2) Je pense notamment à S Palombarini et N Ambrourousi dans Mediapart des 10 e 12/07/17                       (3) Bourdieu illustre souvent cette idée par l’effet que l’augmentation/réduction des places offertes (les chances objectives) à un concours peut avoir sur les espérances individuelles des candidats potentiels.           (4) W Streeck montre ainsi qu’avec le tournant néolibéral des années 70, dans les 17 principaux pays européens, auxquels s'ajoutent : Australie, Nouvelle Zélande, Canada, Japon, États-Unis, la participation aux élections législatives à ce jour a baissée en moyenne de 12%. "Du Temps Acheté", Gallimard 2013.               (5) Ambrourousi N, «Face à Macron, stratégie populiste ambitieuse ou repli sur un bloc de gauche fictif», Mediapart du 12/0717                                                                                                                              

(6) Palombarini S, «Face à Macron, la gauche ou le populisme», Mediapart du 10/07/17

(7) A contrario, disposer de pouvoir sur les structures objectives est l'apanage des dominants.Leur arbitraire s’exerce directement sur ces règles du jeu et, par voie de conséquence, déterminent pour tous et à leurs profits, les frontières du possible et de l'impossible. Pour eux encore, on peut songer au pouvoir de la commission Delors (1986), dans l'institution de la BCE en 1998, qui, une fois en place, prive la souveraineté démocratique du pouvoir de battre monnaie, contraint les états à financer leurs déficits par emprunt sur les marchés financiers (eux mêmes ordonnés aux règles du jeu de la libre circulation des capitaux) institués en détenteur d'un pouvoir de contrôle des politiques budgétaires, alors leur tour plus contraintes dans leurs déterminations du possible et de l'impossible en matière de dépenses sociales. On songe aussi, toujours par voie de conséquence, aux contraintes auxquelles le conseil européen des ministres des finances au moment de la crise des dettes publiques en 2010, soumet les orientations des politiques de l'emploi, les biens nommées réformes structurelles. Même si ces politiques relèvent toujours des prérogatives des états de l’UE, les injonctions de réformes du marché du travail ont désormais plus qu’un seul objectif : augmenter la compétitivité par pression sur les salaires et détérioration des conditions de travail.

(8) Op cit (1) p 267
(9) Op cit (1) p 269
(10) Spire A, Penissat E, Hugrée C, "Métamorphose des classes populaires", Le Monde Diplomatique, Mai 2017
(11) Source Ipsos
(12) Op cit (1) p 306
(13) Quatenens A, " Le risque serait de faire delà France Insoumise un parti figé", Mediapart, 26/07/17
(14) Pelletier W, "Vote FN, une bataille de proximité", Le Monde Diplomatique, Mai 2017
(15) Op cit (1) p 268
(16) Linhart D, "Imaginer un salariat heureux", Le Monde Diplomatique, Juillet 2017

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