Christianepicurien
Radiologue
Abonné·e de Mediapart

245 Billets

0 Édition

Billet de blog 7 janv. 2012

Sale mec » oui notre président est un Sale mec...!

Christianepicurien
Radiologue
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sale-mec-oui-notre-president-est-107466

« Sale mec » oui notre président est un Sale mec...!

Ce n’est pas un mot que j’aurais personnellement utilisé car inévitablement, il est entendu péjorativement. C’est comme quand j’écris la plupart des français sont ignorants, je dois toujours préciser que ceci veut dire qu’ils ne savent pas ce qu’ils n’ont pas appris, sinon c’est entendu comme une insulte, et ceux qui me lisent savent que ceci n'effleure jamais ma pensée.

Nous pouvons dire de notre président qu’il est un « sale mec » au regard de son parcours présidentiel, qu’il est détestable, mauvais, indécent, qu'il salit ceux qui l’approchent, et qu'il s’est comporté comme un homme énergique, viril et autoritariste dans l'excés.

Naturellement "pauvre mec" a son acception péjorative celle qu’a choisi dans l’urgence le staff de l’U.M.P et qui va se retourner contre eux.

Quand la presse internationale convient que notre président et un avide de pouvoir qui a développé une cour gouvernementale, qui a instrumentalisé sa vie familiale, qui a la constance de la négation pathologique, qui se construit sur le leurre permanent, qui n’a aucun respect pour les drames des français qu’il instrumentalise à souhait, nous ne pouvons pas dire que c’est un « bon mec ».

Quand j’ai écrit en novembre 2007 que c’était un illusionniste, je pouvais espérer me tromper, mais quand la presse internationale le qualifie d’affiche publicitaire, on ne peut pas être aussi nombreux d’horizons différents à ourdir un complot pour lui nuire.

Un « bon mec » serait un monsieur qui présente les qualités utiles qu’on en attend ; qui a une valeur satisfaisante. Je pense que cela se passe de commentaire et qu’entre ces acceptions que j’ai combinées pour servir mes fins, il n’y a pas photo.

Alors l’intervention du staff de l’U.M.P parait tout à fait déplacée au regard des faits ; le besoin d’immédiateté pousse à réagir dans l’urgence, et ce n’est qu’un divertissement polémiste.

Il y en aura d’autres si les candidats ne sont pas attentifs, car l’U.M.P se servira de toutes les bouées de sauvetage.

Mais c’est un bon intermède pour sélectionner la valeur des uns et des autres. Tous ceux qui dans cette affaire insignifiante, au côté des humoristes, se sont insurgés en père la pudeur indigné, oubliant leurs silences devant les propos indignes, de « casse-toi pauvre con » d’un président, même si l’on oublie de mentionner tous les préfets qu’il virait quand des manifestants traversaient le cordon de sécurité UMPiste, alors aux prochaines législatives ne votez pas pour eux, ce sont aussi de « Sales-mecs »...!

Mais cette insignifiance est un révélateur qui soulève quelques interrogations.

Il semble que devant la tempête que soulève la presse internationale (que l’on peut visionner à ce lien (http://videos.arte.tv/fr/do_search/videos/recherche?q=Nicolas+Sarkozy) en qualifiant notre président de « saltimbanques », nous pourrions nous attendre à une réaction plus mature et plus réfléchie devant la douche froide qui s’abat sur le président et l’UMP.

Quand dans l’exercice de la fonction suprême l’on est qualifié d’absence de pensée politique, alors que c’est tout le sens de la démocratie, cela signifie que l’on est creux, que ses discours pathétiques n’étaient que du vent fait pour séduire. De faux semblant, et pendant qu’il pleurait sur le sort d’un enfant violé d’une femme agressé, d’un policier ou soldat tué et autres drames, clamant qu’il avait un cœur, il distribuait des légions d’honneurs aux plus riches qu’ils soient de ses amis ou du star système,

Il a déstructuré la police, la justice, l’enseignement, les services de santé et accordait toujours plus aux riches. Alors oui c’est un « Sale mec » mais que dire d’un UMP qui l'a soutenu tout au long de son mandat, tout en voyant tout ce que nous voyons aussi.

Tous se confortaient dans leur ineptie par un dicton de circonstance et d’excuse, « quand l’on dirige l’on ne peut pas être populaire ». Nous pouvons l’admettre, pour quelques situations le peuple n’a pas toujours raison, mais quand c’est en toute chose, celui qui ne s’interroge pas à quelques soucis de fonctionnement cérébral.

Ce dicton est un moyen comme un autre de s’aveugler pour ne pas faire face aux réalités que donnaient les études d’opinions, les sondages, les manifestations, les résultats électoraux, tel un monolithe l’UMP se recroqueville sur son ineffable président, que « Sale mec » vient de qualifier, et enchaine sa dégringolade dans sa suite.

Certes je ne suis plus au fait, et je peux donc me tromper, mais il est inadmissible, sans que cela pose une interrogation sur le fonctionnement de notre parlement, qu’un seul homme ait pu durant cinq années tromper tout le monde sur la valeur de ses actions, sans une complicité aveugle ou une opposition inexistante au sein des députés de l’UMP et des militants umpistes.

J’ai déjà écrit l’espérance d’un « refondement » à droite vers une pensée politique, qu’incarnerait de Villepin, si Juppé n’était pas dans ce gouvernement j’aurais pu le citer aussi, car il ne faut pas se leurrer, et mal interpréter les symptômes.

Ce n’est pas parce que 96% des français veulent réformer le capitalisme, réformer la finance, qu’ils sont anticapitalistes, ou anti financiers, alors que la plupart ne rêve que de devenir milliardaire et de réaliser des plus values d’intérêts, il suffit de regarder l’évolution des jeux d’argent et les placements financiers. En un mot la majorité des français sont de « droite » et dénoncent le capitalisme parce qu’ils n’en sont pas les bénéficiaires. Donc la socialisation du capitalisme, le capitalisme adulte, le capitalisme éclairé à sa place.

C’est pour moi un non sens, mais c’est comme cela, donc je préfère qu’il existe une droite qui développe une pensée politique, à une droite aveugle qui surfe sur les événements et se nourrit de la peur qu’elle entretient.

Quant à d’autres manières de produire, elles se feront jour certainement en abordant toutes les difficultés qu’a créé la marchandisation de l’existence par la monétarisation.

Mais peut-être faudra-t-il se poser des questions de « bon mec », du genre est-ce que la santé doit faire l’objet d’une production à but lucratif, est-il normal de s’enrichir sur le malheur de ses semblables etc. C’est avec ce genre d’interrogation que se construisent des pensés politiques.

Et elles existent quand des hommes disent lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme, ils posent un défi permanent qui impose d’observer nos propres aspirations et désirs dans le miroir des autres.

Nous nous sommes bien éloignés de cela en nous mirant qu’en des places et comptes financiers.

Dans l’éducation et la scolarité il nous faut faire deux choses paradoxales : confiner nos cerveaux dans des usages et savoirs fondateurs afin d’évacuer le doute destructeur, puis les ouvrir à la relativité de ces fondements et savoirs pour accéder à l’incertitude sans peur, et y puiser la créativité, l’imaginaire, l’utopie, l’espérance face à un présent qui éteint nos désirs.

Peu sont ceux qui désapprennent, cela devrait être une partie intégrante de notre enseignement, nous évoluerions peut-être avec moins de drames, certainement avec moins de dogmes et plus de débats, et nous n’élirions pas de « Sale mec ».

construire un psychisme de certitude pour l'apaiser du doute, c’est élaborer un observateur aveugle, ensuite il faut lui retirer la canne blanche qui palpe le monde, sans cela l'on ne peut s'ouvrir à l'immensité des possibilité que nous offrent les 100 milliards de cellules de notre cerveau pour conquérir la seule terre qui vaille, l'incertitude, afin de ne pas tomber dans l'obscurantisme et le dogme par un cerveau bloqué.

par ddacoudre vendredi 6 janvier 2012 - 98 réactions

23%

D'accord avec l'article ?

 

77%

(36 votes) Votez cet article



Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Justice
À Rennes, la justice malmenée
En pleine mobilisation du monde judiciaire, des magistrats rennais racontent leurs désillusions et leurs regrets face à leurs propres insuffisances. Cernés par les priorités contradictoires, ils examinent chaque dossier en gardant un œil sur la montre. 
par Camille Polloni
Journal
Hôpital : « On prêche dans le désert, personne ne nous entend »
Les hospitaliers ont, une fois encore, tenté d’alerter sur les fermetures de lits, de services d’urgence, la dégradation continue des conditions de travail, leur épuisement et la qualité des soins menacée. Mais leurs manifestations, partout en France samedi, sont restées clairsemées.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
Valérie Pécresse, l’espoir inattendu de la droite
La présidente de la région Île-de-France a remporté le second tour du congrès organisé par Les Républicains, en devançant nettement Éric Ciotti. Désormais candidate de son camp, elle devra résoudre l’équation de son positionnement face à Emmanuel Macron.
par Ilyes Ramdani
Journal — Extrême droite
Chez Éric Zemmour, un fascisme empreint de néolibéralisme
Le candidat d’extrême droite ne manque aucune occasion de fustiger le libéralisme. Mais les liens entre sa vision du monde et la pensée historique du néolibéralisme, à commencer par celle de Hayek, sont évidents.
par Romaric Godin

La sélection du Club

Billet de blog
« Une autre vie est possible », d’Olga Duhamel-Noyer. Poings levés & idéaux perdus
« La grandeur des idées versus les démons du quotidien, la panique, l'impuissance d’une femme devant un bras masculin, ivre de lui-même, qui prend son élan »
par Frederic L'Helgoualch
Billet de blog
Ah, « Le passé » !
Dans « Le passé », Julien Gosselin circule pour la première fois dans l’œuvre d’un écrivain d’un autre temps, le russe Léonid Andréïev. Il s’y sent bien, les comédiens fidèles de sa compagnie aussi, le théâtre tire grand profit des 4h30 de ce voyage dans ses malles aérées d’aujourd’hui.Aaaaah!
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Sénèque juste avant la fin du monde (ou presque)
Vincent Menjou-Cortès et la compagnie Salut Martine s'emparent des tragédies de Sénèque qu'ils propulsent dans le futur, à la veille de la fin du monde pour conter par bribes un huis clos dans lequel quatre personnages reclus n’en finissent pas d’attendre la mort. « L'injustice des rêves », farce d'anticipation à l’issue inévitablement tragique, observe le monde s'entretuer.
par guillaume lasserre
Billet de blog
Get Back !!!
Huit heures de documentaire sur les Beatles enregistrant « Let it Be », leur douzième et dernier album avant séparation, peuvent sembler excessives, même montées par Peter Jackson, mais il est absolument passionnant de voir le travail à l'œuvre, un « work in progress » exceptionnel où la personnalité de chacun des quatre musiciens apparaît au fil des jours...
par Jean-Jacques Birgé