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Billet de blog 8 mai 2011

La multiplication d'actes d'intolérances de la part des islamistes tunisiens contre des femmes et des hommes de culture...

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Islamisme : Peur sur Tunis ?

Samedi 07 mai 2011

La multiplication d'actes d'intolérances de la part des islamistes tunisiens contre des femmes et des hommes de culture, outre qu'elle fausse le débat et agite le spectre d'une dérive intégriste, risque de remettre en cause les fondements mêmes de la révolution : la liberté retrouvée des tunisiens.

Nadia El Fani, cinéaste, qui avait réalisé « Ouled Lenine », un film documentaire qui retrace le parcours des communistes tunisiens, revient avec un nouveau film, « Ni Allah ni maître » qui sort prochainement dans les salles.

Dans une interview à la suite d'un reportage sur son nouveau film, diffusé sur la chaîne tunisienne Hannibal TV, la réalisatrice tunisienne n'a pas caché son athéisme. Cela lui vaut, depuis quelques jours, l’ire des islamistes dont les dépassements commencent à semer le trouble. Plusieurs sites, qui rivalisent de déclarations quasi- inquisitionnelles se sont multipliés. Si la plupart demandent une interdiction de la diffusion du film, certains n'hésitent pas à lancer des appels au meurtre.

D’autres artistes, tels que le cinéaste Nouri Bouzid, ont également fait l’objet de menaces de mort de la part de militants du parti islamiste En-Nahdha.

Selon des propos rapportés par le quotidien tunisien « le Temps », des menaces de mort ont été proférées à l'encontre du cinéaste Nouri Bouzid, par un chanteur devenu sympathisant islamiste, un dénommé « Psycho-M », lors d’un meeting d’Ennahdha le 17 avril, en présence d’un dirigeant de premier ordre de cette organisation. Le chanteur en question dit à propos de Nouri Bouzid qu’il « faut lui tirer dessus à coups de Kalachnikov ». Et la salle de hurler « Allahou Akbar ».

De son coté, le poète et journaliste, Sghaïr Ouled Ahmed, a également fait l’objet de menaces directes.

Pendant que la classe politique ( gouvernement et opposition) est affairée à préparer la transition, sur les plans politiques et juridiques, à tenter de remettre en marche la machine économique, les islamistes d'Ennahda ne s'occupent, pour ainsi dire, que de questions qui font leurs fond de commerce.

A peine leur leader historique, Rached Ghanouchi, rentré d’exil, ils s’étaient déjà illustrés en tentant de mettre le feu aux « maison closes » de l’un des quartiers de la médina de Tunis.

Alors que l'élection pour une assemblée constituante (24 juillet) approche, que la campagne électorale officieuse a déjà commencé, que des coalitions de partis se sont formées, ces pratiques dangereuses des islamistes, détournent l'opinion des vrais problèmes qui se posent à la Tunisie et risquent de mettre à mal l’héritage bourguibiste en termes de droits des femmes et d’une certaine conception de la vie « paisible » à la tunisienne.

Yahia Bounouar

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