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Billet de blog 12 mai 2011

ÉPILOGUE : QUE FAIRE DES RICHES...?

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ÉPILOGUE : QUE FAIRE DES RICHES...?
La réponse tient en peu de mots : il faut faire des riches notre exemple. Leur puissance est due à leur solidarité.
Elle est leur atout essentiel dans cette guerre des classes qu’ils sont en train de gagner. Une solidarité fondée sur la communauté des intérêts de ceux qui composent la classe, au-delà des concurrences. Voilà de quoi inciter les vraies forces de gauche, multiples et divisées, à devenir unies et conquérantes. Autant d’inégalités et d’injustices ne peuvent être abattues sans créer une force homogène offensive.
Le collectivisme manifesté par les classes dominantes, la dispersion et les luttes internes des forces d’opposition, tel est le paradoxe de la France de Nicolas Sarkozy. L’individualisme positif des classes moyennes intellectuelles est au principe de cette mosaïque de partis, d’organisations, d’associations. Une force potentiellement considérable, mais éclatée, sans coordination ni dynamique d’ensemble. La guerre des petits chefs semble prendre le pas sur la guerre des classes. Un individualisme qui va de pair avec des revendications de liberté dans tous les domaines de la vie, mais en définitive beaucoup plus en homologie avec le système libéral et sa reproduction, dans la phase de folie financière qu’il traverse, qu’avec la contestation organisée de cette désorganisation sociale.
Un mouvement massif de désaffiliation est constaté en milieu populaire, après une période, celle des trente glorieuses, où les protections sociales et les formes collectives d’organisation (syndicats et partis) favorisaient le sens et la pratique des solidarités. Les masses populaires ne forment plus une classe consciente et unie, mais vivent un individualisme négatif où le chacun-pour-soi tend à dominer...hélas.
Ces individualismes, qu’ils soient positifs ou négatifs, sont en phase avec un capitalisme débridé, et comblent les attentes des classes dominantes qui ne demandent pas mieux que d’avoir affaire à des salariés désaffiliés, véritables électrons libres, taillables et corvéables à merci. Il est donc nécessaire et urgent de construire un front large, massif et solidaire pour contester l’oligarchie dont Nicolas Sarkozy est le représentant politique au sommet de l’État. Un front de propositions au service d’une société plus juste auquel nous avons tenté d’apporter notre contribution.

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