Corona et société

Poème sur le Corona virus et notre société

Il a suffit d’un grain, tout petit, ultra fin

Pour que la machine économique grippe

Pour que la nature, ses droits reprenne enfin

Et que l’humanité tout entière flippe.

 

Ce petit grain très fin a pour nom Corona

C’est un simple virus, minima du vivant

Pourtant il se propage, et fait de gros dégâts

Dans les rangs des humains de tous les continents.

 

Point de remède sûr, pour s’en bien préserver

Au mieux on conseille de se terrer chez soi

De se laver les mains, l’hygiène approuver

Pour éviter l’entrée du virus qui fossoie.

 

A l’hôpital aussi, le personnel soignant

Tente de se garder par le port du masque

Par des combinaisons et l’usage de gants

A tout prix éviter que les aidants casquent !

 

Sauf que le système nouveau libéral

N’a rien anticipé, que les masques manquent

Que les lits sont rares dans le grand hôpital

Pour les patients que la maladie efflanque.

 

Dans les habitations, seuls ou en famille

Les gens passent le temps, s’occupent les enfants

Interdit de flâner, de cueillir les jonquilles

Interdit de sortir. Séparés les amants.

 

Quelques uns cependant, l’avenue traversent

Sillonnent isolés, les routes de France

Assurent la logistique, exercent commerce

Pour nourrir et soigner les gens en confiance.

 

Et chacun d’attendre, d’espérer le moment

De la libération, du rire, de la dive bouteille

Des amis ou amants réunis chaleureusement

Tous ensemble danseront sur la place au soleil.

 

De cette longue épreuve et drôle de guerre

Que retiendrons nous ? Quels enseignements ?

Saurons nous comprendre, changer radicalement d’ère

Redevenir vivants, partageurs, solidaires, aimants ?

 

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