Sara Aviva Gerbaud
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Billet de blog 11 mars 2017

Un HANDICAPÉ c'est là pour fermer sa GUEULE - nous sommes TOUS minoritaires -

Philosophe et sociologue, Christophe Gerbaud présente ici son travail en cours autour du handicap et de la transidentité. En effet, ces figures de la discrimination, qui relèvent d’éléments "non libéraux" ; sont souvent des représentations de la société non "attractives", du fait de leur vulnérabilité. Cette "marge de la marge" reste cependant à défendre et tel est le propos de ce travail.

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"Ecrire le communisme pour pas crever fasciste" disaient en substance F Kafka et F Guattari

" Le langage est une peau: je frotte mon langage contre l’autre. C’est comme si j’avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir. L’émoi vient d’un double contact : d’une part, toute une activité de discours vient relever discrètement, indirectement, un signifié unique, qui est « je te désire », et le libère, l’alimente, le ramifie, le fait exploser (le langage jouit de se toucher lui-même) ; d’autre part, j’enroule l’autre dans mes mots, je le caresse, je le frôle, j’entretiens ce frôlage, je me dépense à faire durer le commentaire duquel je soumets la relation.”
"Fragments d'un discours amoureux" Roland Barthes

Auto-socio-analyse, une fiction

Ce samedi 25 février 2017, Philippe Poutou était invité, par équité du temps de parole dans le cadre de l'émission de Laurent Ruquier. Il venait notamment y défendre l'interdiction des licenciements. Mais la question n'a pu être abordée qu'au bout d'un long fou rire des chroniqueurs et des invitéEs. Une véritable démonstration de mépris de classe.[1] Comment ne pas se révolter, à défaut de s'adapter à une "démagogie verbale", à des mensonges d'escrocs des mots ? Je voudrais que les pauvres - dont je suis - sortent de leur résignation. Qu'ils soient plus poètes, donc moins centrés sur leur corps. Les handicapés sont souvent pauvres et soumis, à l'instar des ouvriers. J'emprunte le titre de ce texte à Philippe Poutoux[2] ; à partir de son livre bien nommé : "Un ouvrier c'est là pour fermer sa gueule !"  Sans plus de forces motrices pour s'exprimer, l'handicapé doit être silencieux. Etre résigné, c'est être un collaborateur du silence. Ce silence tue, il consiste à faire son travail tel un esclave, s'occuper de ses enfants et louer les avantages d'une famille qui ne communique pas, n'aime pas. Rebelles, ils pourraient être. Les handicapés comme moi, généralement, s'effacent, n'engagent pas leur parole ; ils sont victimes, suivent le mouvement général comme des moutons, sans aucune critique, ce sont des handicapés dans leur "capital culturel". Car, ils n'ont, malheureusement, pas les mots. Aucune culture historique, aucune notion de l'histoire des idées, aucun regard sociologique, tout est ramené à la culture de l'école primaire. Tel est le monde des prolétarisasses de l'éprit. Mille questions se posent dont : "Puis-je espérer une  déprolétarisation ?". A priori, il y a très peu de chances de sortir de l'Allocation Adulte Handicapé. Je vais tâcher de réaliser un troisième mémoire. Master de psychologie. Ceci afin d'avoir un titre de clinicien. Y-arriverais-je ? Car pour moi, la psychologie, c'est déjà la police de l'esprit. Mes deux masters : philosophie et sociologie se sont vus être complémentaires à une longue formation en psychanalyse. Le philosophe aux multiples casquettes Cornélius Castoriadis disait cela : "Toute pensée, et toute grande pensée, tend vers une certaine clôture, elle tend à se fermer. Elle tend à se fermer peut-être par ses quasi-nécessités internes. L’obsession de l’unité, qui devient obsession du système, est une manifestation de l’emprise continuée de l’ensembliste-identitaire sur la pensée philosophique. Tout doit être élucidé, objectif infini de la pensée philosophique, devient : tout doit être organisé. On doit rendre compte et raison de ce que l’on avance devient : tout doit être « fondé », et à partir d’un « unique » fondement. Il y a des tendances presque invincibles de la pensée, mais elles doivent être combattues tant que faire se peut par une critique interne". Ainsi, en tant qu'handicapé, travesti et surdiplômé, que puis-je attendre ? Fuir toute identité. Simplement, m'éloigner de toute pensée qui ne soit pas "en marge". Car, je suis et nous sommes tous minoritaires. Mais lorsque l'on est handicapé, on se doit de fermer sa gueule et ainsi, de rester écrasé par la société, moutonnière au mieux ouvrier ou employé, au pire esclave. D'ailleurs, il n'y a de construction de soi qu'à partir du corps, du langage et de l'environnement dans lequel nous baignons. « L’intérieur est lié à l’extérieur logiquement, pas seulement empiriquement [5][5] Wittgenstein II, p. 63.. ». Désirer s'exprimer, pour une personne handicapée, c'est exprimer son corps, son langage, son rapport à l'autre.  Oui, nous sommes tous minoritaires, tous handicapés.  Un de mes contacts pense des idées, sans liens entre elles. J'ai beau être un associationniste, je ne comprends "que nenni" aux liens qui sont faits dans sa tête. Cette personne est assez intrigante pour que je puisse essayer de comprendre ces confusions internes. La langue est ma passion, mon corps, ma peau structurée - ses structures ou absences de structures - agencée par des os ou chaotique. Aussi, je défends  la précision du vocabulaire, sa grammaire, ses images, sa syntaxe, ses concepts. Mon patrimoine linguistique, au départ est très pauvre. A titre d'exemple; à 17 ans j'entendais pour la première fois, l'adverbe : "probablement", prononcé par un surveillant du lycée - devenu par la suite ami - qui avait suivi un courus d'architecture, presque terminé ; par ailleurs titulaire de plusieurs licences. Mon héritage relève de la simplicité, "des gens de peu" - ce n'est en rien de la folie, de la bêtise, de la connerie - mais de la modestie dans le langage. J'ai toujours été dans l'introspection, dans une vision scientifique et analytique de moi-même donc bien évidement des autres. L'espace de ma pensée est : ambivalent, paradoxal, dysphorique, polyphonique. Comment est-ce que je sublime mes handicaps ?

Pour bien d'entre-nous le handicap est d'ordre social. Avoir au fond de son cœur - face à sa famille- "la honte de la honte" ; c'est rendre plus digne, j'entends venger la "race" dont on vient. Est-ce moi, le petit garçon, du chemin de Los Plasos à Falguières - faubourg rural de Montauban-adopté, enfant et "adolescent rock", dans la langue parlée approximative, d'un monde populaire, j'écris..., prenant mes modèles, dans la langue des savants acquise, apprise ; les grilles d'analyse sociologique que j'enseigne, puisque je suis devenu enseignant puis formateur ? Est-ce que, sans me poser de questions, je peux écrire dans la langue de l'élite où je suis rentré en volent "la langue de l'ennemi" dit Annie Ernaux reprenant Jean Genet, entendons donc bien l'ennemi de na classe sociale ? Je parle la langue des possédants. Comment puis-je écrire, moi en quelques sorte immigré de l'intérieur ? depuis le début (à partir de 10 ans je reconnaissais la parlure des médecins autour de la famille), j'ai été pris dans une tension, un déchirement même, entre la langue des savants, celle que j'ai pu étudier à la faculté de philosophie, et la langue d'origine, la langue de Montauban - plus précisément de chez mes grands parents : Birac, les mots de ma famille, la langue des dominés, volontairement serviles, cette langue dont j'ai toujours eu honte mais qui restera toujours en moi-même : le lapsus, le mot imprécis, restera toujours en moi. Tout au fond, la question est : comment, en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis l'enfant ?

J'aime les provinces en héritage, dont celles de Michon, Bergounioux, Bon, Quignard. Ces grands écrivains - dans une lignée Kafkaïenne - sont mes "directeurs" de conscience littéraire. C'est une piste ; celle de la littérature, des mots investis, incorporés, introjectés ! A Paris, être de province - avec plusieurs langes la langue familiale et celle des possédants- est-ce un handicap social ? Ces lieux où l’on naît fondent l’imaginaire, la réflexion esthétique et la relation à la vie concrète et symbolique ; à l’espace et au temps. Vivre à Montauban, entre septembre 2005 et mars 2007 me permit de faire beaucoup de vélo. Cette vie était sportive, méditative, étudiante, musicale, oui, disons, équilibrée. La vie en province, sans voiture est - pour moi aux yeux qui biglent -..., un enfer. Littéralement inégalitaire. Les "plus forts" (au sens d'un Darwinisme social) conduisent, travaillent, ont des enfants, ils ont aussi une maison, une vie prétendument réglée. C'est une vie, dans l'illusion parfaite de la normalité ! Comment peut-on être normal ? Je suis pétri de haine de la haine car j'abhorre les discriminations ; ce qui scelle l'idée de la norme est la fatalité de la biologie et celle de l'économie. En province, il y a des amoureux du langage, mais ce sont des "élites", des notables, des poètes marginaux, des gens qui ne constituent pas du tout la majorité du peuple.  A Montauban, pendant ces deux années passées, je ne suis pas sorti une seule fois en travesti. Je n'ai pas trouvé d'amis en dehors d'un ami d'adolescence : Stéphane M (musicien amateur de haut vol, auteur, composteur). Une grande partie de mes amis d'enfance, de Montauban sont des gens modestes. Loin d'être des intellectuels, il n'ont pas de mots à mettre sur leurs émotions, mais ont du cœur ! Oui, souvent, ils subissent, cette vulnérabilité qu'est l'absence d'instruction. Mais ce sont, en règle générale, des gens sur lesquels ont peur compter. Aimants. Comment ne pas être fier d'être pauvre et, ainsi d'éviter toute psychologie (morale) du petit bourgeois ? Sans voiture, sans logement spacieux, sans titre fixe, je vis et l'on pourrait dire que je vis, même, dans la joie. 

Pourquoi les "classes populaires" (chômeurs, individus au RSA, ouvriers, employés, agents de maitrise, cadres d'entreprise etc.), sont-elles, parfois, dans le déni et l'absence de critique ?  Hier, la poétesse Céline Escouteloup citait : « L’art est peu de chose en face de la douleur, et malheureusement aucun tableau ne tient en face des taches de sang. » Malraux, L’Espoir, 1937 –. Et à Pierre Perrin  de signaler "une affirmation totalement opposée. La voici : « La grande majorité des biographies humaines n’est qu’une terne transition entre le spasme banal de l’accouchement et l’oubli complet. Le nier, sous prétexte d’attachement au libéralisme, équivaut, pour un esprit vraiment averti, non seulement au mensonge mais à l’ingratitude la plus noire". On comprend que l'oubli, le déni des classes populaires, sa résistance libérale se signe en une forme d'affirmation d'une identité. Ni sociologique, ni philosophique, ni psychanalytique donc biographique est cette démarche. Les terroirs poétiques et spirituels sont bannis de certaines milieux sociaux. Est-ce la majorité des milieux ?  L'une de mes amies - votant Front National - s'exprimait de la sorte : "Je ne suis pas psy ni sociologue ou autre et je n'ai plus d'emploi depuis bientôt dix ans. A qui la faute ? Marine ? Ou les autres, réfléchis bien... Et j'oublie tous les jeunes qui cherchent des emplois avec des masters et qui vont vendre des pizzas en scooter ! Tu le fais ?" Bien évidement, ma réponse est la suivante : je fais tout..., avec mon Allocation Adulte Handicapé (11 années d'étude) et mes quelques vacations pour ne point tomber dans une telle précarisation. A cette amie d'ajouter : " • Oui hélas pour toi. Bien triste même. Ma fille est handicapée après deux gros traumatismes crâniens, aucun soin de prévu, elle paie de sa poche pour ne pas avoir d'absence, elle n'a que 32 ans, Tu n'es pas le seul, plein d'enfants sont handicapés, non voyants, syndrome de Rett et bien d'autres maladies comme le cancer où si tu n'as pas l'argent tu crèves. Pour le cancer de mon mari j'ai fait un prêt de 10 000 pour payer, eh oui et j'ai été remboursée de 2000 francs, tu vois sans oublier que les structures n'ont pas été faites pour eux. Et qui gouverne ? C'est à eux que tu dois faire des réclamations pas à Marine Le Pen...". Les propos montrent ô combien l'oubli de l'histoire est une chose personnelle, son identité est ravalée au rang de croyance. En aucune façon les critiques du pouvoir, de l'extrême gauche, au centre jusqu'à l'extrême droite ne sont prisent en considération. L'état providence existe-t-il encore ? La sécurité sociale ? Le recours aux travailleurs sociaux et organismes médico-sociaux ? La question pourrait, bel et bien, se poser. Car, lorsque je vais écouter les clochards dans la rue, j'entends un esprit de critique, de révolte sociale, d'insoumission "anticonformiste". Mon premier livre ainsi qu'un premier article journalistique viennent de sortir et deux de mes cousines - de ma famille reproductive, mimétique, conformiste, en somme peureuse me répondent : " C'est un bel aboutissement pour toi que ces parutions, cette exposition de style, ces débats philosophiques qui te sont chers et sont exposés au grand jour, tu dois être fier ! Je respecte tout ce travail, ton côté prolixe mais la sphère intime de ces écrits se heurte un peu à mon éthique, surtout dans la dimension familiale dans laquelle nous nous trouvons ! Je te souhaite bien des lecteurs qui saurons reconnaitre ces qualités qui te sont propres et te félicite du fruit, à la fois de ta labeur et d'un épanchement et de prédispositions personnelles ! Mal placée pour être ta lectrice assidue je n'en suis pas moins ta cousine, fière pour toi." Ou encore, une autre cousine me dit : " J’ai bien reçu tes messages et je te félicite pour toutes ces parutions pour lesquelles tu dois être fier. Cependant, ma « pudeur » fait que je ne pourrai certainement pas les lire (Il y a peut-être un terme plus approprié que celui-là, ce n’est pas peut-être pas le mot juste mais c’est celui qui me vient !). C’est certainement pour les mêmes raisons que je ne suis pas fan des réseaux sociaux et que je n’ai pas de compte Facebook… Bref ! Il ne faut pas mal le prendre surtout…, sache que je respecte beaucoup ces textes et ces productions qui sont certainement le fruit d’un long travail d’écriture et de nombreuses lectures… Je ne peux donc que te dire bravo !" Notons que je heurte" l'éthique" de la famille et la "pudeur". Venant l'un milieu populaire, je m'interroge. Les "classes populaires" s'identifient à leur fatalité économique et biologique, qui bien souvent défendent des valeurs traditionelles ("travail", "famille", "patrie") ; cela semble demeurer plus du côté de l'incompréhension de leur propre situation. Mutiques. Là est le symptôme d'une société de perversités. Comme si la critique sociale se situerait à droite, comme si les pauvres étaient toujours de gauche - ce qui est bien un signe d'inversion, par un rapport de force - des valeurs contemporaines - comme si les minorités (handicapés, LGBT, personnes âgées etc.) avaient à fermer leur "clapet" parce qu'elles doivent rester minoritaires. Les "classes populaires" ont oublié leur histoire (celle de la lutte Marxiste des classes, leurs maîtres à Penser : Jaurès ou Vallés) Les symboles sont passés dans le "froc". Lorsque l'on est populaire, aujoud'hui, l'on ne pense pas, on croit : aux politiques... Comment pouvons-penser face à une telle inversion des valeurs ?


[1] https://npa2009.org/actualite/politique/campagne-un-ouvrier-cest-la-pour-fermer-sa-gueule

"Un ouvrier c'est là pour fermer sa gueule !"  – 3 mars 2012Ed Textuel par Philippe Poutou 

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