Devant la joie, devant la peste - restons : secrètement, anonymes.

Éviter d'avoir un but. Vivre sous un ciel étoilé de nuages obscurs. Là est mon calme corporel, face aux tonnerres pulsionnels qui constituent mon être. En putain, jupe crayon serrée rose, talons hauts ; je sors muni(e) d'une batte de Baseball. Cela, je le fais pour lever les cœurs - et, ainsi, être la joie devant la mort, vivre dans cet anéantissement Je suis une pute anéanti(e) et acéphale.

" Le scepticisme est l'élégance de l'anxiété." Syllogismes de l'amertume Emil Cioran

"L' homme effrayé commence par se figer comme une statue, immobile et sans respirer, ou s’accroupit comme instinctivement pour échapper au regard d’autrui. Le cœur bat violemment, et palpite ou bat contre les côtes… Les poils sur la peau se dressent ; et les muscles superficiels frissonnent. Du fait du changement de rythme cardiaque, la respiration est accélérée… La bouche devient sèche, est souvent ouverte et fermée."

Charles Darwin, L’Expression des émotions chez l’homme et les animaux.L'L'L

Incipit : 

 © Peintre: Pablo Picasso © Peintre: Pablo Picasso


Dépecés sont mes parents. Ma mère est aujoud'hui au téléphone, dans l'incompréhension totale de son fils de 38 ans. Non seulement intellectuellement - mais cela reste excusable...- il s'agit surtout d'une non- entente émotionnelle. Cette mère cherche ses mots, perds ses moyens, balbutie parfois, anone certains mots, confond un mot avec l'autre.Confusions... Pourrait-on parler d'une "psychose-blanche" dans son cas ? Je m'en garderais bien. Aucun travail sur soi réalisé en 70 ans - la pensée opératoire est dominante...- c'est idem du côté maternel comme paternel. Une psychiatre consulté, leur a dit d'arrêter de me donner de l'argent. Chez les gens de la campagne, les mots ; ce n'est pas le principal. Abyssal est notre désaccord émotionnel. Mes parents et moi ne nous sommes pas adoptés. Du moins, comme je l'ai déjà dit, ce ne sont pas des parents que je reconnais. Leur unique objectif (légitime) est le suivant :"TU DOIS gagner ta vie". De mon côté, plus de 5000 lettres de motivation envoyées, ce jour, un entretien avec mon employeur, le directeur de l'école ( centre de formation de travailleurs sociaux au sein duquel j'officie en tant que formateur vacataire depuis 2012), pour mendier un poste de formateur titulaire, a été annulé. Ce dernier est apparemment malade.. Ne suis plus sollicité pour des cours particuliers en philosophie depuis 2012. Je paie mon site, mon blog, fais des conférences en université populaire de manière bénévole, vais écouter de façon thérapeutique des clochards dans la rue, paie parfois pour publier - notamment mes deux premiers livres, le troisième à paraître, cette fois-ci ne sera pas soumis à règlement...-, et paie également (à l'heure, et ceci est une chance immense !) la location du cabinet au 6, rue de La Folie Méricrout, ce beau lieu où recevoir les patients. Mis à part tout cela, je n'ai plus de cours (donc de revenus jusqu'au mois de mars) Mon prochain rendez-vous avec le primo-patient est dans 10 jours. Si mes parents ne m'aidaient pas économiquement (entre 100 et 500 euros / mois) ; pour survire en sus de l'allocation adulte handicapé, je serais contraint(e) de me prostituer. Élément qui mettrait fin à ma relation de couple qui dure depuis mars 2013. Ma mère m'en veut de publier sous mon vrai nom. Car je ne suis pas assez névrosé pour trouver un pseudonyme. Le courage d'être soi est vertueux. La vérité est pour moi une jouissance infinie ! Les gens comme moi finissent dans la misère... Assurément. Cela étant dit, même si je devais me faire payer en tant "qu'escort-travesti" et faisant toujours face au mutisme parental..., je lutterais jusqu'au bout....!

 

De la discrimination des corps...

Chacun(e) se raconte un histoire, en fonction de son visage. Narcissiquement, il en va de même du corps et de son image que les trajectoires (des mémoires individuelles). J'aimerais être une femme transgenre : élégante, bcbg, hormonée, avec une vulve et, portant chaque jours escarpins, collants et tailleur. Mais pour les transgenres, comme pour les gens cisgenres ( n'ayant pas changé de genre) ; il n'y a pas de travail. Non, même en homme, lorsque vous avez fait de longues études de philosophie et, êtes formés en psychanalyse : vous faites clairement peur ! Assurément, il y a là un conflit de classes sociales - ceci se déroule entre : les gens qui ont obtenu les bons réseaux pour avoir des élèves, des patients, des conférences, des ouvertures chez les éditeurs parisiens etc. et, d'un autre côté les gens qui 'trainent la patte', n'ayant pas obtenu la grâce d'une famille favorisée socialement, les bonnes études (ENS, Science Po, ENA) et n'ayant pas un corps attractif pour les employeurs. Je parle là d'un déni immense : celui de la beauté physique (naturelle et normée par le genre appartenance le fait d'avoir un handicap physique ou de ne pas en avoir) du corps associé à une langue parfaitement maîtrisée. Car, d'une manière générale, des personnes transgenres en entreprise, comme des personnes handicapées - pour des postes de cadres, niveau bac+5/8 - ; on n'en veut pas ...! Si cela n'était pas le cas, suite à plusieurs milliers de lettres de motivation envoyées, avec un gros cv, j'obtiendrais plus que mes trois heures et demi de vacations par semaine, qu'en peser ? Au bout du compte, en matière d e contrats professionnels, rien de nouveau ne se présente sous le soleil. Certaines personnes aident, à trouver un local pour recevoir des patients, pour publier des articles, pour faire des conférences. Mais à bien y réfléchir : nous, têtes-chercheuses-auteur(es), ayant publié des articles (10,20,30) des livres (1, 2 ou 3) n'avons que notre hargne pour revendiquer nos droits. On peut montrer qu'il y a des discriminations - en étant paranoïaque- et, être réellement discriminé(e). Bien heureusement, nous avons la puissance, la volonté et le désir de vérité des combattants !

J'imagine, alors..., une fiction :  "Butler encule Lacan"

En bas, dans la cour du HLM à St-Dennis les gosses jouent. Ça braille ! Mais le ballon c'est une boite de Coca-cola. Mouloud Houssef et Abdel jouent Innocemment. Dehors, le ciel est bas. A quelques mètres, ce sont des blacks qui dealent - toujours en bas du même immeuble. Moi, je suis prof de philo chez les pauvres - mes amis, avec qui, il n'y a pas de concurrence - et ça marche. Gagnant mon mistral de thunes chez Acadomia et Legendre. Pendant ce temps...? Dimanche noir. Je me touche songeant libidineux dans mon studio de 25m2 - à ma chatte tant désirée. Sailli(e) par ces blacks... sur les lits défaits qui appelaient aux excès... string et soustifs rose Jennifer , épilée de prés, on aime une certaine popularité des corps : notre cul ! Chez mon ami psychanalyste à Paris 17eme, Philippe Youg, on organisait des partouzes BDSM. Lui... avait de la maille... Alors, on pouvait à ce moment là faire venir des Dominas pour nous faire la misère ! Se faire mettre, c'était le pied ! On se masque nous les tarlouzes, car faut pas déconner : les pédales dans la cité, c'est plutôt mal perçu. Les kairas, ils n'aiment pas. Ou juste pour se vider dans les caves... Je pense à ma copine Faiza de la Ville qui fait la pute au bois. Elle est travel'lotte, elle aussi. Mais devant les keums, c'est comme avec les keufs ; faut chanter une autre chanson ! D'ailleurs, à quoi ça sert ? A quoi ça sert de dire la vérité ? Les putains, même dans Paris, on n'a jamais vraiment aimé ! C'est pas Dieu. Non plus, faudrait pas parler d'une femme désirée pour ce qu'elle est. Une pute, à moins d'être émancipée..., ça reste mal considéré(e). Par la fenêtre crado, je pense à ces enfants qui semblent si misérablement joyeux. Il n'y a pas que des victimes ! Certains cherchent à baiser, d'autres à se faire baiser ! Pour ma gouverne, j'ai choisi la seconde solution. Même si elle reste à méditer. Heureuse(e), enserré(e), putifié(e), pourquoi pas, pourquoi pas, cyniquement ; en rigoler ?

Journellement, louer Dionysos !

Parce que - chacun fait comme il peut : depuis des années je n'arrive plus à lire. Mes yeux bougent tellement que je ne suis plus en mesure de lire - en termes de concentration - un ouvrage paprier en entier. N'ayant pas fait des études de lettres parce qu'il fallait lire des ouvrages in-extenso, mais de philosophie parce cela me permettrait de lire de manière cursive. Concernant des études de psychologie, cette discipline, pour moi a toujours été pratiquée par des fous pour des fous - et, portant des petites culottes féminines depuis le plus jeune âge, je n'avais pas envie de tomber dans une psychologisation de ma vie. Je parle le langage de mon cœur, ce n'est pas de la comédie. L'écriture est une expérience tragique liée à la douleur d'être dans ce monde. Je suis un croyant en la musicalité érotique des mots. Bien souvent les personnes valides ont moins d'énergie vitale que celle que je peux avoir. Que faire avec cette douleur ? Si ce n'est, de la puissance hédoniste et surréaliste. Le volcanisme est mon terreau intime. Les proches psychologues, psychiatres, psychanalystes désirent castrer la parole. Or je n'aime pas cela. Les mots sont une vérité et, en même temps, un mensonge.

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