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Christophe Gervot

Blogueur engagé, à ce titre et comme artiste auteur publié et auto édité, psychanalyste praticien et chercheur, musicien auteur, seul auteur des paroles de ses musiques jusqu'à présent, auteur de textes littéraires ou non, artiste plasticien et artiste visuel digital auteur d'oeuvres numériques vidéos, également connu sous le nom de GoldenCangré, de Christopher Reed, et de Christopher Wordy Aliens, et qui signe parfois de façon abrégée ainsi : ChG, traducteur interprète et enseignant formateur comme entrepreneur individuel de droit français en tant que travailleur indépendant, depuis les premières fois en avril 2004

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Billet de blog 22 mai 2021

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Psychanalyse : Création Versus Tradition

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Epars phrases thé mots dits buvant création © Christophe Gervot

Dans son premier enseignement, Jacques Lacan, à la suite de Sigmund Freud, avance que "l'inconscient est structuré comme un langage". En effet, pour qui a accès au symbolique (le S de RIS : Réel, Imaginaire et Symbolique), c'est-à-dire pour qui parle authentiquement, c'est-à-dire même personnellement, nos énoncés se déroulent sur deux axes que la linguistique saussurienne (celle qu'à décrite Ferdinand de Saussure (1857-1913) dans son "Cours de linguistique générale" (1916)) appelle l'axe syntagmatique (ou l'axe des enchaînements, ou des "concaténations") et l'axe paradigmatique (ou l'axe des choix, ou l'axe des substitutions). Et sur l'axe syntagmatique sont possibles les successions de signifiants selon les règles de la syntaxe (que l'on appelle souvent la grammaire) et, en rhétorique, selon les règles de la métonymie. Sur l'axe paradigmatique, l'axe des choix lexicaux, s'opèrent les choix de signifiants en fonction de leur signification en terme de vocabulaire, et est possible d'utiliser "un mot pour un autre", c'est-à-dire une métaphore, et pour chaque signifiant, des métaphores. Pour Jacques Lacan, la métonymie permet la métaphore et la métaphore produit un effet de création de sens qui peut être fructueux en psychanalyse, car il dit plus que ce que le sujet, le patient, voulait dire. C'est le principe du lapsus. Métaphore et métonymie sont les deux lois du langage et il faut leur ajouter les effets du signifiant. Pour Jacques Lacan, le sujets psychotique, à qui il manque un signifiant : le signifiant de la loi, le Nom du père, point de capiton entre un signifiant et un signifié particuliers, qui donne à la langue du sujet sa stabilité (car les sujets psychotiques pâtissent de vouloir donner un nom à chaque chose (un mot pour une chose, ce qui est l'inverse de la possibilité de la métaphore), ce qui les rend sujets du langage par l'illusion qu'il y a une garantie dans l'Autre, le trésor des signifiants)) et aussi leur tranquillité aux sujets névrosés, ne peuvent articuler leurs énoncés que sur l'axe métonymique. Il leur manque la métaphore. Les sujets névrosés, eux, connaissent la métonymie et la métaphore. Les sujets autistes, en revanche, ne sont pas entrés dans la parole pleine accueillie par un autre, ou par un Autre parental, ce deuxième sujet faisant défaut, et ne connaissent donc ni la métaphore, ni la métonymie, ni l'effet du signifiant jusqu'au bout, celui de son accueil par l'autre et de son acceptation par le sujet comme parlant de lui-même, ce qui est le principe de la frappe signifiante sur le corps, qui passe par l'appareil phonatoire (la lange articulée faisant interface entre le langage et le corps, représenté par la cavité buccale, l'appareil phonatoire relié au cerveau, où sans doute, comme nous le disent les neurosciences, les connexions neuronales, les synapses, s'organisent différemment dès lors que cette frappe signifiante a lieu, puis peuvent se développer, permettant sans doute aussi les apprentissages divers plus facilement, c'est-à-dire grâce à la compréhension, ce qui est différent de la mémorisation des connaissances, que les sujets autistes peuvent reproduire en phonétisant, en "ânonnant" mais sans les comprendre. Nous devons donc distinguer deux étapes quand à l'histoire possible pour tout sujet de son inconscient : la frappe signifiante, quand le sujet indifférencié S quitte l'autisme pour devenir le sujet barré $, à la suite de la castration langagière, ce qui lui donne accès à la métonymie, en tant que sujet psychotique, puis la réception et l'acceptation d'un signifiant de la loi, le "Nom du père" qui lui permet l'accès à la métaphore et à la névrose, structure stable et qui ne peut être dépassée. Ces deux étapes constituent l'histoire de tous les sujets, qu'ils deviennent psychotiques, névrosés ou non, grâce aux rencontres contingentes (la "tuché"), ou qu'ils restent autistes en l'absence de tuché, de rencontres contingentes. Ces rencontres, favorisées par l'entourage, l"environnement des sujets, peuvent avoir lieu en peu de temps, en peu d'années, ou non, ou ne pas se produire. la psychanalyse que je pratique à mon cabinet, peut permettre de palier à cette absence de rencontres contingentes, et aux sujets de sortir de l'autisme et de se guérir de leur psychose. les déjà névrosés peuvent demander une psychanalyse pour d'autres raisons, en raisons de leurs difficultés, de leurs questions, qui comme pour tout sujet, dépendent de leur histoire personnelle.

Ending spring joy : About trouble somewhere : happening, expressed, not happening. 2 © Christophe Gervot

Christophe Gervot, psychanalyste, écrivain, artiste auteur d’œuvres numériques vidéos, artiste plasticien tous médiums, musicien auteur, traducteur et formateur, le 22 mai 2021.

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