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Billet de blog 20 mars 2022

Look up Don't look up

26 décembre 2021 - Une grande sérié qui participe à la prise de conscience de l'urgence climatique dans laquelle nous sommes.Ce film est l'occasion

Christophe Thollet Vigere
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Si vous avez accès à Netflix je vous recommande vivement cette comédie atypique au casting ahurissant.

C'est une excellente allégorie autour de l'urgence climatique (sur le fait que beaucoup préfèrent ne pas prendre ce sujet au sérieux).

On doit au réalisateur Adam McKey l’énorme film "the Big Short" (sortie en 2015) sur la crise des subprime de 2008 et "Vice" (sortie en 2018) sur les mensonges de l'administration Georges W Bush avec l'histoire de l'ascension du "vice" président Dick Cheney...

Bref ce type n'a pas peur des sujets brûlants et des films chorale avec des castings de dingues. On lui doit aussi beaucoup de comédie lourdingues avec Will Farrel et c'est sans doute lié au fait qu'il était le scénariste en chef pendant des années du "NBC saturday night live" (un show dément qui inspira les nuls l'émission).

Look at "don't look up" ! Tout est exagéré à l'outrance mais ça sonne malheureusement pas si loin de la réalité (vu la difficulté qu'ont les rapport du GIEC a se faire entendre dans le débat publique et le paysage médiatique).

Ce film est l'occasion d'aborder le cynisme d'une plate-forme dont l'impact environnementale est indéniable.

Depuis que je voyage dans les questions environnementales et économiques avec mes vidéos sur YouTube (avec Papa Vigere), pour moi c'est évident : il est trop facile de montrer du doigt une entreprise comme Total ou comme Netflix alors que ces entreprises ne font que faire ce qu'on leur demande de faire. Le vrai problème ce ne sont pas ces entreprises mais notre façon de faire appel à ce qu'elles nous proposent.

Il est plus qu'évident que l'utilisation des serveurs et des bandes passantes de Netflix est hyper carbonées. Et ce graphique qu'on peut trouver sur le site "goodplanet" raconte bien ce problème.

Après, il faut savoir que Netflix fait partie des premiers entreprises à avoir étudier son bilan carbone et à avoir mis en place différentes façons de réduire son impact. Et ce, en considérant les 3 "scopes" de son bilan carbone. Si le mot "scope" ne vous parle pas, je vous invite à faire de petites recherches sur le concept de bilan carbone.

On pourrait parler de greenwashing mais vu que je m'intéresse depuis longtemps à ce sujet (entre autre avec le groupe culture de Les Shifters ou tout récemment avec l'atelier d' Eco Prod) je peux vous assurer que cette démarche est très impressionnante avec des cahiers des charges très contraignants jusque dans les méthodes de fabrications des films. On peut toujours faire mieux face à ce problème qui implique une profonde transformation de nos modes de vies (surtout pour nous qui sommes aussi riches et dont l'impact est donc si importante) mais il est vraiment intéressant de suivre cette façon de "shifter" la façon de fabriquer et proposer ces contenus. Une méthode qui inspire d'autre protocoles qui arrivent très lentement (beaucoup plus lentement) dans le paysage audiovisuel francais (via le CNC notamment).

Pour plus d'info je vous renvoies vers un article interne de Netflix qui renvoie lui même vers d'autres documents : https://about.netflix.com/.../net-zero-nature-our-climate...

Mais par dessus tout, je tiens à revenir sur ce que je disais au début de ce commentaire : c'est plus notre façon de consommer qui dessine ce réchauffement.

Le cynisme je le vois plutôt dans la façon de préférer montrer du doigt une plate-forme de streaming plutôt que de s'interroger sur notre propre façon de l'utiliser...

D'autant que comme beaucoup d'outils culturels, cette plate-forme participe à sa façon au fait de mieux connaître cette urgence climatique. Comme par exemple (pour moi c'est évident) en proposant ce film.

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