Christophe Thollet Vigere
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Billet de blog 24 mars 2022

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"Je préfère continuer à être ultra riche et méga violent"

10 mars 2022 - Il y a tellement de choses dans ce simple dessin de Soulcié. L'occassion de revenir sur des données abordées sur ma chaîne YouTube Papa Vigere.

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© Thibaut Soulcié

Difficile de regarder cette image sans penser aux éléments que j'abordais il y a un an sur ma chaine YouTube Papa Vigere...
Je parle beaucoup des chiffres de 2018 dans mes vidéos (parce que ce sont des chiffres assez vieux pour être "vérifiés" et parce que c'est une situation "hors crise" des subprimes ou du coronavirus) mais on est à peu près toujours dans les mêmes ordres de grandeurs (on a simplement grossit l'endettement).

D'abord il y ces données de bases qui permettent de comprendre ce qu'on appelle la redistribution sociale en France.

graphiques réalisés à partir des chiffres de l'INSEE et de Fipeco © Papa Vigere - Christopĥe Thollet

Sachant que les fameux 56% de redistribution permettent d'assurer les revenus ou l’éducation de 66% de la population (et la sécurité et la santé de 100% de la population + pleins d'autres choses dont le remboursement de la dette) on peut dire que 66% du PIB c'est le revenu des Français (56% + 10% évoqué dans le commentaire d'avant), d'ailleurs ça correspond peu ou prou (si on enlève la dette et quelques projets du budget de fonctionnement qui ne font pas directement des revenus) à ce qu'on appelle le "revenu disponible brut des ménages" (58% du PIB en 2018)...

Certain pourrait se demander ce qu'il se passe avec les 44% restant du PIB... Pour le savoir il est possible de regarder l'épisode #11 Que devient notre épargne ? (PIB versus Patrimoine). On y apprend qu'une partie de ce qu'il reste (23%) c'est le capital fixe qui permet à toutes les entreprises de fonctionner (renouvellement matériel et donc investissement et parfois dette privée). Et le reste (21%) c'est une partie des revenus des français (l'autre partie étant liés à la redistribution sociale pour 66% de la population).
Donc au total les revenu des français c'est ce qu'on appelle le "revenu disponible brut des ménages". En 2018 c'était 58% du PIB.
On y compte les 21% qu'on vient d'évoquer et une partie de la redistribution qui permet des revenus (37 des 56% du PIB parce qu'on ne peut pas y compter le remboursement de la dette, le budget santé qui ne crée pas directement des revenus ou les investissement divers dans certains ministères).

Cette façon de présenter le PIB, je m'en sers régulièrement au fil des épisodes.
Par exemple j'ai comparé avec le PIB de l'Allemagne dans les épisodes #5 (les muscles de la France) et #6 (Les charges qui "pèsent" sur le PIB de la France)  :

graphiques réalisés à partir des chiffres de l'INSEE et de Fipeco © Papa Vigere - Christopĥe Thollet

Au centre on retrouve le PIB (et la redistribution) de la France en 2018
En haut le PIB de l'Allemagne (et la redistribution la même année) à l'échelle du volume monétaire
En bas le PIB de l'Allemagne (et la redistribution la même année) en alignant les PIB

Je vous laisse tirer les conséquences que vous voulez sur ces comparaisons, et si vous souhaiter une analyse, je vous renvoie à l'épisode #6 (Les charges qui "pèsent" sur le PIB de la France) dans lequel il s'agit d'aborder (entre autre) la démographie de l'Allemagne.

Enfin pour revenir sur le dessin partagé qui dit tellement de choses sur le fonctionnement de notre système économique, voici une image extraite de la conclusion de ce même épisode #6 : 

© Papa Vigere - Christopĥe Thollet

En 2018, le volume monétaire de la dette publique de la France correspond à celui du PIB de la France (donc 100% du PIB)
Sachant que le remboursement de la dette publique, il est déjà compté dans le budget de fonctionnement (couleur moutarde).
Et l'évasion fiscale en France (en 2018) c'est pile ce qu'il manque la même année au budget de fonctionnement de la France (le déficit public).

Donc oui quand je regarde ce simple dessin de Soulcié,  c'est plus fort que moi, je vois beaucoup beaucoup de choses.

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