Les temps sont durs… pour les investisseurs mais pas que…

A l'épreuve du confinement, nous ne pouvons qu'observer le cataclysme économique que nous vivons, constater l'évolution des chiffres macro-économiques, constater l'absence de production et admirer des secteurs d'activités tout à fait exemplaire.

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Il y avait longtemps que je n’avais pas posté sur mon blog Mediapart et je m’excuse tant j’adore ce média. Mon emploi du temps de ces dernières semaines s’est relativement chargé et je poursuis le développement de mon site internet qui traite de l’économie et de la prévention autour des investissements, une activité que je m’efforce de rappeler risquée.  

Mais mes compétences ne s’arrêtent pas là et j’aimerai vous proposer plus régulièrement du contenu de grande qualité sur des sujets d’actualité, d’économie, de finance et peut-être d’immobilier.

Loin de moi l’idée de vous bassiner avec des propos diffamatoires et hors sujet, mais j’aime partage et apprendre, apprendre en partageant, c’est un cercle vertueux qui parcourt mon esprit.

Cela n’empêchant rien, aujourd’hui les temps sont durs

Sans exclure et créer de polémique, car les temps sont durs pour un grand nombre d’entre nous à cause de l’épisode pandémie que nous vivons, que le monde vie, je voulais m’attarder sur la déroute boursière actuelle et qui n’est peut-être pas à son apogée.  

Bien que la volatilité semble se réduire par rapport aux précédents records historiques, il est difficile de croire à un retour à la normalité et que la baisse ne peut pas continuer. Tous les grands économistes qui ont prédis une crise financière majeure en 2019 se mordent les doigts de l’avoir annoncée un an trop tôt. Encore faut-il qu’elle soit majeure et c’est là, tout l’enjeu.

Les chiffres du chômage au US inquiètent.

Le chômage partiel n’existant pas dans la première puissance économique mondial, le taux de chômeur suit une hausse fulgurante depuis deux semaines. 3.3 millions de chômeurs se sont inscrits la première semaine du confinement aux Etats-Unis, et de nouveau 6.6 millions se sont inscrits cette semaine. Ce sont 10 millions de nouveau demandeurs d’emploi qui ont surpris les statistiques en seulement deux semaines.

En considérant qu’il y avait déjà 5.8 millions de demandeurs d’emploi en février, le pays atteint fin mars tristement 15.7 millions de chômeurs. Déjà presque la moitié du nombre de chômeur lors de la crise financière de 2008 qui s’établissait au nombre de 33 millions.

Le taux de chômage ! c’est l’un des indicateurs les plus fiables pour prédire une récession. Ce taux à tendance à augmenter plusieurs semaines, plusieurs mois avant la vraie période de récession. Alors ce que nous pouvons craindre : que le pire soit devant nous.

Le pire c’est quoi ?

Le pire c’est de devoir encaisser une nouvelle vague baissière malgré les injonctions massives de liquidité par les banques centrales. C’est voir et comprendre que les politiques monétaires et gouvernementales sont impuissantes. Une nouvelle baisse de 30% sur les marchés financiers nous amènerait sur des niveaux de juin 2012 à 6 500 points par le DAX30. Une baisse qui mettrait au tapis les quelques traders des salles de marché.

C’est comprendre que les X dernières années d’investissement, et peut-être d’impôts, n’ont servi à rien. C’est peut-être se voir pilier de son épargne pour faire face aux difficultés qu’auront les banques grâce à la loi Sapin 2 votée en 2017 (pour préparer une crise) bien que les banques centrales impriment de la monnaie à n’en plus finir. L’hypothèse parait moins probable aujourd’hui.

Non, il n’y aura pas de reprise rapide de l’activité.

Les commerces pourront ré-ouvrir rapidement, mais regagner la confiance des consommateurs dans un pays encore sujet au coronavirus (et à une potentielle deuxième vague) sera difficile.

Il faudra attendre un enchainement de bonne nouvelle pour retrouver la consommation que nous avons perdu. Les chiffres d’affaires des entreprises sur l’année 2020, on ne parle plus de trimestre, s’annoncent catastrophiques. Il n’y a donc pas de raison d’espérer une envolée boursière… et bravo à ceux qui tiennent les règnes de notre pays aujourd'hui (la santé, les commerces essentiels, etc.).

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