LE LONG PARCOURS D’UN LANCEUR D’ALERTE AU SEIN DE L’UNIVERSITE DE POITIERS Partie 1

Ici les plus anciens méfaits (entre 1996 et 2002) au sein de l'Université de Poitiers (UP). Jamais traités, ni en interne (commission de discipline) ni signalés à la Justice comme le veut la Loi car "seul le président d'une université peut aller en Justice" Mais quand 4 profs impliqués et 2 élus dont RAFFARIN alors ... OMERTA! Et surtout rétorsion contre le "vilain petit canard",...

Titre : LE LONG PARCOURS D’UN LANCEUR D’ALERTE AU SEIN DE L’UNIVERSITE DE POITIERS :

Partie 1 Introduction - L'eau continentale (VIGNEAU et MONTAGNE-VILLETTE ) et le "contrat bidon" (JP RAFFARIN à MONTAGNE-VILLETTE) et le "TRIBUNAL STALINIEN" de 2002 qui a déclaré ... mon "indignité"!

(25 ans, 1996 – en cours … !!! soit 7 présidences, avec 4 présidents : MM. TRANNOY, ESPERET (2) , GESSON et JEAN (2), dont 2 avec 2 mandats et la nouvelle, Mme LAVAL)

Sous titre : L’affaire VIDAL : courir après des thèmes de recherches (voir islamo-gauchisme) ou alors faire en sorte que l’Université française soit surtout exemplaire en termes de respect des Lois et des personnels.

Le buzz autour de l’annonce de la Ministre VIDAL sur l’islamo-gauchisme montre qu’au sommet de l’Etat la recherche du spectaculaire, du polémique, … à 12 mois de la présidentielle, sont essentiels par rapport au vécu, à la réalité du monde universitaire, personnels et étudiants réunis. Ce manque de sérieux de prise en compte des réalités apparaît aussi dans les développements les plus récents de ces affaires.

C’est visible sur mon compte LINKED IN, Jean MAGAGNOSC.

En effet, surprise car alors que j’alerte les autorités depuis longtemps, avec mon nom et mon adresse mail voire mon numéro de téléphone mail, on ne me contacte pas mais … « visite d’une personne ayant le titre de ministre » le 19 mai 2021.

Or 2 ministres impliqués : Mme VIDAL à qui j’ai envoyé la copie du signalement et qui a botté en touche en répondant « c’est un problème de gouvernance et je transmets au Recteur de la Région Nouvelle Aquitaine », qui depuis ce moment-là (plus de 3 mois … ne m’a pas contacté. Au fait protéger des voleurs de 500.000 euros de deniers publics c’est un problème de gouvernance ????

Je ne ferai pas ici un texte théorique, mais une traduction, très raccourcie (heureusement pour vous !), de ce que j’ai vécu au sein de l’Université de Poitiers (UP) entre omertà et entre soi. Sans oublier le comportement de « collègues » peu scrupuleux et plus attachés « au soutien du chef » et à leur « carrière », qu’au respect des lois de la République. Quitte à être dans la compromission et pas dans le compromis. 

Or malgré mes signalements, seulement en interne pendant de longues années pour éviter que cela ne retombe sur l’UP et sa réputation, le chemin choisi par les directions de l’UP (présidences, équipes présidentielles, élus et responsables administratifs) a été la protection des auteurs des « dysfonctionnements », connus, prouvés, confirmés et reconnus par Yves JEAN par courrier officiel d’avril 2014. 4 professeurs : JP VIGNEAU, S. MONTAGNE-VILLETTE, G. SIMON et M. GUILLON et 2 élus, Mme S. DONNEFORT et M. JP RAFFARIN, sont impliqués.

Pour moi, enseignant à l’UP, tout a commencé il y a 25 ans, et continue depuis, malgré les brimades, les vexations, les humiliations, … et cela jusqu’aux procédures judiciaires abusives d’Yves JEAN. Tout cela avec la complicité de tout un monde, universitaire (personnels enseignants mais aussi élus des divers collègues des Conseils et aussi « représentants de l’Etat », divers Directeurs Généraux, inféodés aux présidents), politique et judiciaire local, mais aussi la presse, locale et nationale.

Mais aussi des juges « locaux » - attention, seulement des hommes ! car les femmes ont dit le Droit - voire plus récemment, la Poste.

A l’origine, des dérapages, auxquels nous nous sommes opposés à plusieurs, au sein de nos équipes le CIEM et ITEEM, dirigés par un « couple » VIGNEAU (JPV) et MONTAGNE-VILLETTE (SMV), mais la pression est forte, via le système des promotions, des postes … et aussi des crédits de recherche. Et peu à peu les collègues se sont écrasés, quitte à devenir complice des responsables de l’UP (« tribunal stalinien » de 2002 que j’évoquerai plus tard.

Voilà ce qu’a écrit C. GENRE dans sa lettre de confirmation des faits au Président GESSON en Juin 2011, 10 ans déjà !

… « Or notre institution, comme d’autres, n’aime pas les vagues. Elle préfère régler discrètement ses problèmes en interne, mais il faut ici admettre que cela n’a même pas toujours été le cas.

 Il va de soi que je me sens moi-même impliqué dans ce type d’attitude. Alors que j’avais aussi participé à la dénonciation de certaines dérives, j’ai fini par laisser courir, ayant l’impression de lutter contre des moulins à vent, contrairement à JS Magagnosc toujours demeuré fidèle à sa ligne de conduite en cette époque troublée. » …

Presque tous ont lâché ou se sont ralliés aux « chefs », d’abord les responsables de centres puis les autorités universitaires, un moyen de ne pas être bloqués, sans doute. Car à l’Université, tout passe par les différents « chefs » : les chefs de Départements pour les emplois du temps et la distribution des cours et TP. L’UFR par où passe le premier tri des différentes promotions avant d’arriver au Président de l’Université. Mais aussi les responsables des équipes de recherches qui régissent les aides matérielles pour missions, les participations aux colloques (qui permettent de se faire connaitre et publier) … et enfin le patron de la Commission de Spécialistes qui gère le choix des candidats pour un poste. Et choisit et propose les membres extérieurs. Un temps, les postes de chef de l’équipe MIGRINTER, patron de la Commission de Spécialistes et Directeur du Département, fut occupé par Patrick GONIN, celui qui dirigea le « tribunal stalinien » - bien entendu illégal - d’avril 2002. Plus facile pour manipuler une séance et surtout ses membres !

LE DEBUT DES AFFAIRES : VIGNEAU et MONTAGNE-VILLETTE, abus de biens publics, faux et usage, usurpation de titres avec l’ouvrage « l’eau atmosphérique et continentale »

J’avais tenté, pas seul, de régler cela face à face, avec VIGNEAU, mais celui-ci n’a rien dit d’autre, après avoir évité la fac plusieurs jours que «j’ai bien envie de casser ta sale petite gueule d’inquisiteur ». Cela avant d’être traité de « collabo, digne d’un autre passé de notre pays » par des « collègues ».

Dans la mesure où les comportements mettaient en danger la crédibilité de notre équipe, dans le cadre de la coopération franco-marocaine, VIGNEAU a été débarqué de la direction de la coopération avec El Jadida par 2 autres professeurs membres de l’équipe, dont l’apporteur du projet. Comme quoi quand on veut, on peut. Et cela existe aussi ailleurs, j’en parlerai.

Amertume, rancœur, … JPV et SMV ont continué et alors qu’il y avait des preuves manifestes de leurs errements, les autorités ont couvert. 

Il faut dire que parallèlement à cette affaire (en 1996 et 1997), il y avait celle du « contrat bidon », un cadeau d’un an de SMIC de l’époque, par RAFFARIN. Avec une telle « protection », les « chefs » ne risquent pas de bouger … sauf contre moi !

J’ai fait ainsi aux présidents TRANNOY, ESPERET (2 mandats), puis GESSON, le signalement hiérarchique réclamé par la Loi. Mais eux ont « oublié » que cela demandait, à minima un examen interne, avec un passage en Commission de Discipline officielle voire un signalement à la Justice car avec le temps les délits augmentaient. Pas avec les mêmes mais l’impunité régnant, d’autres se sont dit « pourquoi pas moi »,surtout ceux « bien ou mieux placés ».

VIGNEAU a fait un ouvrage, « L’eau atmosphérique et continentale » aux éditions SEDES, paru en novembre 1996. Normal, mais réalisation technique (frappe et illustration) avec les crédits du CIEM et surtout ceux du département de Géographie dirigé par SMV, sa compagne, qui sont normalement dévolus à la pédagogie ! Pourquoi pas ? Si cela était au moins paru dans nos éditions du CIEM ou à tout le moins à Poitiers. Mais Poitiers cela fait « petit ». Donc VIGNEAU a mis « Professeur à PARIS X NANTERRE » alors qu’il nous a remis son ouvrage tandis qu’il était encore à Poitiers. Et qu’il a signé un contrat privé avec les crédits publics, sans le signaler.

A noter que lors des discussions sur cette affaire, la secrétaire de l’UFR, Françoise METROT, m’a dit « mais M. MAGAGNOSC, vous nous ennuyez avec cela, il y a bien eu une production pédagogique ». 

Une secrétaire générale, représentante de l’Etat, n’est-elle pas là pour faire respecter les règles et accessoirement l’appartenance à l’UP ? Il existe un droit de propriété intellectuelle et cela se respecte. Un chef d’entreprise aurait-il laisser un chercheur prendre un brevet au nom d’une autre entreprise ? 

Et elle, avec ces paroles, elle faisait fi non seulement des crédits détournés de l’UP pour un bénéfice privé mais en plus, elle laissait voler à l’UP ce qui intellectuellement lui revenait.

Mettre « professeur à Paris X NANTERRE » au lieu de professeur à Poitiers, c’est un faux pour Poitiers et de l’usurpation de titre pour Paris X .

J’ai écrit plusieurs fois au président J.F BALAUDE, ainsi qu’à quelques personnes du CA de cette université mais … aucune réponse. Il existe à PARIS X une lutte anti plagiat contre les étudiants depuis 2015 au moins … avec des logiciels coûteux mais pas de lutte contre des faux des enseignants, même quand ces faux sont connus et publics !

Au fait, la CPU aussi au courant depuis des années mais … regarde ailleurs ! OMERTA !

Tout a été couvert en 2002 par ESPERET et PASSERAULT, doyen de l’UFR SHA, qui dans leur « lettre d’indignité » à mon égard ont dit « que c’était l’éditeur du SEDES qui avait par erreur marqué cela ». Ce monsieur aurait dû se reconvertir dans la voyance car JPV est allé à NANTERRE 2 ans plus tard ! 

Facile à vérifier avec date du contrat et date d’édition mais … jamais demandé à VIGNEAU par les autorités de l’UP, ni les élus, ni les représentants de l’Etat : le Directeur Général des Services, le responsable des Affaires Juridiques (DAJ), ou l’Agent Comptable.

Tous les moyens sont bons et dès le début de mes signalements, ARRIGNON, précédent doyen de notre UFR, pris en flagrant délit de forfaiture lors d’un Conseil d’Administration de l’UFR Sciences Humaines et Arts en juin 1997, m’avait suivi dans la rue de la Chaine, siège de l’UFR SHA, tapé sur l’épaule et dit « Jean-Sylvain, si tu continues à nous ennuyer avec tout cela, ton fils n’aura pas d’avenir à l’université ». Il est décédé en avril 2021 mais sa forfaiture restera !

Voilà jusqu’où va la petitesse de ces « gens-là ». Mon fils était étudiant en Histoire et c’était le Département … d’ARRIGNON ! J’ai cessé mes signalements jusqu’en 2000, date où mon fils a finalement quitté l’UP et a pris une autre voie.

Une preuve : j’avais tout de même rédigé un mémoire en 1998 pour la Cour des Comptes, mais malgré les incertitudes sur les choix de mon fils, je me suis abstenu de le poster. J’en ai une copie, tirée sur une ancienne imprimante et du papier ancien.

« LE CONTRAT BIDON OFFERT PAR UN EX PREMIER MINISTRE ET EX PRESIDENT DE REGION A UNE PROF, Mme MONTAGNE-VILLETTE ».

Il était évident que la personne citée dans le titre est M. RAFFARIN et GESSON n’a pas bougé. 

L’affaire de ce contrat bidon peut être résumée par diverses séquences :

-       une convention est signée entre l’UP et la Région en 1993.

-       dans le cadre de celle-ci, Mme MONTAGNE-VILLETTE (SMV) hérite le 7/6/1996 d’un contrat de 75.900 F dans lequel elle doit « analyser l’impact de l’informatisation et automatisation dans une entreprise, ABB VIM », avec une échéance fixée à fin 10/96.

-       Sauf qu’à à la fin du contrat … rien n’est remis alors que la Direction de Travail devait utiliser les résultats dans une réunion avec les industries métallurgiques de la Région.

-       Le Directeur du travail, M. BIEHLER, plus d’un mois après la date limite, le 19/12, envoie une lettre à l’UP dans laquelle il constate la carence de la contractante et réclame un remboursement total ou partiel du contrat.

-       SMV est avisée le 13/1/97 et le 6/2 , elle remet un rapport qui se contente de 2 pages et demie qui est daté … du début du contrat (en juin) mais est tamponné 6/2 par l’UFR.

Bien entendu, ce rapport « écran de fumée » a été rédigé entre le 14/1 et le 5/2.

-       Devant cette situation bizarre commence alors une période « grise » car l’UP, qui a pourtant engagé sa signature et sa crédibilité dans cette convention et ce contrat, confie seulement le 4/6 le soin à SMV de prendre contact avec la Région pour décider de la situation financière finale du contrat ! Pourquoi 4 mois de « blanc » ?

-       Le 20/7/97, le DRT, M. BIEHLER envoie finalement une lettre. Il indique, alors qu’il avait dit au début « le contrat est non réalisé » que « le travail n’est que partiellement réalisé mais l’argent versé reste acquis. Par contre les deux autres tiers ne seront pas versés ». Encore heureux !

Car un an de SMIC de l’époque pour 2 pages et demie, c’est une insulte à tous les travailleurs, dans le monde universitaire et ailleurs. Tout compris : 924 mots, soit 2h1/2 de SMIC horaire pour chaque mot, le, et, du … compris ! 

Dans les années qui ont suivi, lorsque nous nous adressions à des organismes pour avoir des crédits et /ou des contrats et subventions, les gens riaient sous cape. Il est évident que l’affaire du « contrat bidon » avait circulé. 

Seuls les coupables et leurs complices pensent que rien ne se sait.

C’est donc en juin 2011 qu’est apparue, dans le courrier de C. GENRE à GESSON, la sinon une des raisons majeures de l’inaction des présidents TRANNOY, ESPERET et GESSON, à la fois contre les auteurs des délits mais aussi contre moi. Dans mes anciens signalements, 2 des actions frauduleuses impliquaient « la Région Poitou – Charentes » d’alors. Mais personne précisément.

Mais là, CG met directement en cause M. RAFFARIN, soit une personnalité notoire et la passivité des responsables universitaires devient claire. Me mettre sur la sellette de façon légale, via une Commission de Discipline ou pire, via une action en Justice, revenait en fait à donner de la résonnance à ces faits mais aussi de la « mauvaise publicité » aux divers acteurs.

Dans cette lettre à son président, le vice Pdt Christian GENRE (CG) écrit sur plusieurs pages, une confirmation des « dysfonctionnements » que j’avais signalés depuis … 1996 pour le premier ! Je vous ai mis plus haut une citation de CG qui avait motivé son renoncement à « lutter contre des moulins à vent » … car cela ne servait à rien et il a continué à ne pas ménager ses efforts pour l’UP, les personnels et surtout les étudiants dans ses mandats syndicaux locaux (CEVU) et nationaux (élu au CNRS) et plus tard conseiller au Ministère.

Chacun de notre côté, dans des rôles différents, avec des mentalités différentes, avons été « des colibris ». J’évoque ici le conte amazonien pris régulièrement en exemple par Pierre RABHI, cofondateur d’un mouvement social qui porte ce nom « les colibris ».

Si les écrits de GENRE étaient faux et donc diffamatoires, il aurait dû être à minima présenté devant la Commission de Discipline de l’UP voire signalé au Procureur. Mais GESSON n’a rien fait, car les écrits de GENRE sont vrais, tout comme mes signalements antérieurs vrais et donc confirmés. 

15 ans de perdus … et malgré la confirmation de GENRE, tout cela n’a rien changé. 10 ans encore !

MON MEMOIRE AUX MEMBRES DES CONSEILS (1/2002) ET LE « TRIBUNAL STALINIEN » du 25 avril 2002.

Il faut dire que j’avais pourtant depuis 2002, mis les choses sur la place publique ou du moins au sein de l’UP tout’ entière. Inutilement.

Comment porter au plus haut ma parole puisqu’elle n’arrivait pas via la voie hiérarchique ? 

Une opportunité s’est présentée avec une élection partielle au sein du Conseil d’Administration de l’UP. Je n’ai rien dit mais ai réfléchi. Et je me suis présenté au bureau des élections 10’ avant la clôture des candidatures. Pas le temps de me contrer et j’ai été élu au CA, … faute de concurrent.

Je suis plusieurs fois intervenu sur des dossiers en CA et ai souligné la nécessité d’avoir de la transparence, du respect des règles … mais cela n’a pas d’écho et ESPERET faisait comme si …

Lors des congés de Noël 2001, j’ai rédigé un mémoire et l’ai soumis à plusieurs collègues. Une de Sciences fort réglo, un technicien de l’ESIP, mon collègue B. COUTURIER que je fréquentais au sein de la cellule du PS du 79 dont il était le secrétaire fédéral à cette époque, et à mon collègue Hervé RAKOTO. Ce dernier fut le seul à me répondre et il m’a dit « tu as raison mais ce sera dur ». Et il avait raison !

J’ai envoyé le mémoire aux 120 membres des 3 Conseils de l’UP et aucun contact. 

J’évoquais cela au cours des Conseils et ESPERET disait « ne t’inquiètes-pas, on s’en occupe, Jean-Sylvain ».

Et la réponse arriva, sournoise, lors d’une réunion de département, à fin avril 2002. 

Malgré l’absence formelle du sujet à l’ordre du jour GONIN demanda « le vote sur une motion d’indignité à mon égard car je colportais des médisances sur notre département, des collègues – bien entendu intègres et respectables - et que cela nuisait à la réputation de l’UP ».

En dehors des 2 secrétaires qui ont demandé à être exclues du débat et du vote, seuls 2 enseignants Hervé RAKOTO et Bénédicte THIBAUT ont réclamé le respect des règles et un débat loyal et pas une parodie. Car il s’agit bien d’un « tribunal stalinien » où tout avait été fomenté au plus haut niveau, y compris pour la date de cet épisode.

D’abord, parce que la lettre d’indignité avait été rédigée et datée (23 avril) …  AVANT la tenue de la réunion (25 avril) et elle utilisait la motion de géographie … votée 2 jours après cette rédaction. La voyance devient une spécialité dans les affaires de l’UP !!! Elle était cosignée par ESPERET, le Président mais aussi JM PASSERAULT notre Doyen.

Enfin parce qu’un personnage majeur était absent, Christian GENRE, pilier du département et membre du CEVU de l’UP et vice-Président lors du mandat de GESSON, plus tard. Or lui présent, jamais GONIN et ses acolytes, dont JEAN, n’auraient pu mener à bien cette cabale et ce pour diverses raisons, dont sa rigueur et son intégrité et surtout sa connaissance précise des règles.

Seules des personnes au courant de ses activités au sein de l’organigramme de l’UP pouvaient savoir s’il serait ou pas à cette réunion et c’est pour cela que l’ordre du jour ne mentionnait pas cette motion afin d’éviter qu’il ne soit présent. CQFD ! Et de fin janvier à avril … il n’y avait pas eu d’opportunités ! Ce qui explique « le retard à l’allumage ».

Bien entendu, 8 collègues se sont retrouvés contre moi, la majorité de l’équipe MIGRINTER dont GONIN était le patron. Et parmi eux 3 étaient de mes anciens étudiants. Seule Bénédicte était du côté de la minorité, mais légaliste. Elle a par la suite payé très cher sa position car ces « tristes personnages » lui ont refusé des mutations par échange consenti entre universités. Une honte, … pour eux. 

J’ai été déchu de toutes mes fonctions, y compris électives, ce qui est tout à fait contraire à la Loi. Mais à l’UP qui s’en soucie ! Mal leur en a pris car fort de mes droits, j’ai continué à remplir mes mandats électifs en allant à toutes les réunions jusqu’à la fin de mes mandats. Bien décidé à faire valoir mes droits, et ceux de mes électeurs, via un huissier s’il le fallait.

Mais l’huissier, ce sont eux, les « chefs » qui l’ont utilisé.

Voilà un autre extrait de la lettre de C. GENRE à GESSON en juin 2011 :

… « quant à son expulsion par voie d’huissier de son bureau de la MSHS, nous avons tous été scandalisés par la méthode. Il faut cependant ajouter que nous avions été prévenus en amont de quitter les lieux mais de manière très cavalière voire impolie par la responsable de cette structure, décision d’autant plus mal vécue que l’on nous avait imposé d’y aller peu d’années plus tôt pour « occuper » des lieux alors désespérément vides ».

Les locaux dont il est question sont ceux de la MSHS, dont le projet au niveau UP a été conduit par ESPERET et SIMON, avec comme partenaires le Ministère et le CNRS mais aussi la Région Poitou-Charentes, dont le président était RAFFARIN. Et les discussions pour monter ce projet ont été longues, et les financements élevés, ce qui crée des liens. 

CG a raison de dire que nous avions été prévenus mais un accord avait été conclu avec la direction de l’UP, via JP BONNET venu me voir dans mon bureau, et JM PASSERAULT. Tous deux me garantissaient le maintien durant les congés d’été et je le viderai à la rentrée.

En fait à la rentrée, le bureau était vide, réattribué, et mes affaires étaient dans un conteneur à déchets dans un local technique près de la reprographie.

Je n’avais été point averti mais ils ont pu ainsi, librement, « vider mes affaires sous contrôle d’huissier » … mais ce dernier n’est pas resté là, 2 mois, à surveiller le contenu.

Sans doute espéraient-ils ainsi encore « me punir » et aussi, retrouver des documents, mais rien n’était là. Et je les ai toujours et maintenant ils ont été largement diffusés.

Enseignant – chercheur mais aussi animateur, gestionnaire, j’ai dirigé 5 ans le CIEM avant VIGNEAU avec 5 publications, 2 colloques internationaux et nombre d’appels d’offres pour récupérer des crédits pour la bibliothèque, notre labo de sédimentologie, des bourses pour les étudiants de maîtrise et DEA. J’avais mis de côté mes recherches sur la zone sismique d’El Asnam (ex Orléansville et maintenant Chlef) en Algérie. J’avais donc largement négligé ma thèse. Mon but, faire surtout un texte plus court que la « normale » mais compenser par une illustration cartographique novatrice avec une conception et réalisation via ordinateur.

Pour cela, j’avais réalisé des extraits, fait des demandes de subventions diverses auprès de ministères (Affaires Etrangères), d’entreprises (TOTAL) et de l’Université (Commission des Publications) et contacté une imprimerie. In fine, j’avais engrangé au moment des affaires 77.000 F (soit environ 80 SMIC de l’époque et 2 fois le budget de base du CIEM). 

Du fait de mon implication dans les divers volets de notre métier, dont le suivi Erasmus et des cours dans 3 universités italiennes (Roma Sapienza, Bari : dottorato di geomorfologia et Napoli l’Orientale) et de mes objectifs à moyen terme, dont cette cartographie coûteuse (réalisation et impression), il avait été convenu que je pourrais reporter ces crédits d’une année sur l’autre. 

Ma persévérance à vouloir faire respecter le droit et faire récupérer les crédits détournés (par les auteurs des malversations) m’a coûté très cher. 

L’UP a décidé que je ne pourrais plus conserver ces crédits et ils sont retournés, pas dans le budget du centre mais … au budget de l’UP.

Non seulement la direction de l’UP couvrait des faits délictueux mais elle privait un enseignant honnête et légaliste de crédits durement récoltés et se les accaparait !

Fils d’ouvrier, j’étais Agrégé à 23 ans et MCF à bloc dès 1991, donc intouchable sauf « erreur professionnelle grave » ce qui m’a donné ma liberté de penser et de faire. Plutôt que de la jouer « perso », ce que facilitait la nouvelle politique universitaire, j’ai préféré rendre à la Société ce qui m’avait été donné par les « hussards de la République ». 

Jamais je n’ai oublié et n’oublierai Mme BREANDON, M. ESPOSITO, M. POUZARGUES, M. ANTONINI, M. BERTRAND, M. MIANI, Jean NICOD et Maurice JULLIAN qui m’ont accompagné, parmi tant d’autres.

A l’UP, j’aurais pu perdre cet esprit, surtout après le « changement de mentalités » des années 80, mais il est resté, intact. 

Avec le Tribunal Stalinien et la mise à l’écart, j’aurais pu « craquer » (surtout qu’ils disaient que « j’étais fragile, malade… ») mais j’avais avec ma famille, mes amis, mes relations avec l’Italie, des associations professionnelles sur les risques (AFPCN et AFPS) … des soupapes. Il me fallait cela car pendant 8 ans, tout le clan GONIN m’a mis à l’écart et pas de bonjour, ni au revoir. Pas de paroles échangées sinon lors des réunions de département ou pédagogiques. 

J’ai tenu, sur ce plan comme sur celui des signalements.

A la rentrée de 2003-2004, il faisait très beau et j’étais avec des collègues, au pied du restaurant administratif des personnels, au fond du Campus. Là, JM PASSERAULT, notre Doyen de SHA, est passé devant notre table. Il s’est tourné vers moi et m’a dit « tu sais Jean-Sylvain, je regrette ; j’ai été manipulé ».

Lors des plaintes de JEAN contre moi, en 2016 puis 2019, j’ai contacté JM PASSERAULT pour lui demander s’il lui était possible de témoigner en ma faveur et dire que c’était bien l’inertie des responsables de l’UP qui motivait la poursuite inlassable de mes signalements. Il a refusé.

J’ai téléphoné à Eric ESPERET pour la même raison. Bien entendu, lui aussi a refusé. Mais nous avons eu tous les deux un long entretien fort cordial, et durant celui-ci il m’a révélé certaines informations dont je ferai état plus loin.

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Fin de la première partie 

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