Macron : touché coulé

La démocratie des Flash Ball

 Acte XII, les rues sont remplies comme chaque semaine et la violence s’intensifie.

Les consignes sont claires, le pouvoir a donné l’ordre d’attaquer, de pourrir, de viser les yeux, de donner libre court à l’instinct de mort des policiers à bout de souffle.

Le choix politique, lâche puisqu’il confie à d’autres la basse besogne, est le choix morbide des incompétents cyniques, cupides et avides de pouvoir, du commando Élyséen.

Aujourd’hui c’est Louis Boyard, 18 ans, président de l’Union Nationale Lycéenne qui est blessé par un tir de flash Ball, j’entends déjà Castaner nous expliquer qu’il s’est coupé en se rasant.

Dans les rues de Bordeaux, les CRS ont trainé un citoyen, la tête contre le pavé, comme on traine une carcasse, probablement pour affirmer qu’un manifestant n’a pas de valeur humaine s’il se rebelle.

Toujours à Bordeaux, la place Pey-Berland était pleine de citoyens, qui chantaient et qui manifestaient dans le calme jusqu’à ce que les CRS jettent des grenades, pour le fun sans doute, histoire de vérifier que le Bordelais est bien un  indigène comme les autres.

Du coup, les gens se sont énervés et ils ont délogé les CRS et la bataille rangée a commencé. La légitime défense a aussi du sens pour le citoyen quand il se fait agresser par l’État.

Ils sont impayables à l’Élysée, entre deux dégustations de grands crus, le cul assis sur du velours, ils vomissent leur haine du peuple à coups de grenades de désencerclement, convaincus qu’ils sont légitimes parce qu’installés.

Manu, comprends que l’on ne paye pas des impôts pour se faire mutiler. Cela n’a jamais fait partie de ton mandat.

Tu es à la démocratie ce que l’éjaculateur précoce est à l’amour, tu es la syphilis de l’humanisme, le furoncle de l’État de droit, bref tu es le nouveau mélanome français.

Nous ne lâcherons pas, et comme tu le dis si bien, nous allons garder le cap et nous allons te réformer parce que tu n’es, rien, tu n’es personne, tu es la plus grande erreur de casting de la République.

Je sais que tu as peur, que tu paniques et que tu fulmines à l’idée de quitter ton poste, tu n’as pas encore compris, admis que tu es déjà fini, viré, dégagé. Tu n’es qu’un postillon citoyen que l’on crache sur le fascisme.

Tu ne me liras surement jamais, peu m’importe puisque ma prose est citoyenne et qu’elle s’adresse aux Français qui luttent, qui souffrent, qui s’entraident, qui s’aiment et qui t’emmerdent tous les samedis.

Elle s’adresse à tous les hommes et les femmes de ce pays qui sont en train de te déloger, toi et ta bande de tortionnaires guindés, pincés et présomptueux.

Ma plume et ma grande gueule, je les dois à l’insurrection et à tous mes ancêtres libertaires qui ont fait de la France le pays de la liberté, de l’égalité et de la Fraternité.

La liberté, tu sais, c’est cette idée qui me permet de crier haut et fort que je suis ton égal et qu’avec mes frères et sœurs citoyens et citoyennes, on va te mettre au chômage.

Tu ne pourras plus traverser la rue pour passer la porte de l’Élysée et peut-être même que tu auras des comptes à rendre devant la justice quand elle sera elle aussi libérée de ton joug.

Vous êtes tous en sursis et mon encre coulera jusqu’à ce que notre ancre citoyenne vous coule.

 

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