La sixième République défie les sondages

Sondage, mon beau Sondage, dis moi qui sera le plus haut ?

 

 

La nouvelle percée de Jean Luc Mélenchon dans les derniers sondages risque de provoquer un phénomène populaire semblable à la percée artificielle orchestrée du candidat Emmanuel Macron depuis le début de la campagne présidentielle. 

 

Nul ne peut ignorer aujourd'hui que Jean Luc Mélenchon, qui remplit les salles et les rues alentours, qui a dominé le dernier débat télévisé, devient le candidat incontournable, alors que le médias classiques tentaient de nous faire croire qu'il finirait probablement dans un scénario identique à celui de 2012.

 

Mais la dynamique et la configuration politique sont tout autres. L'héritage socialiste ne peut absolument pas concurrencer la France Insoumise, qui a été judicieusement inspirée de refuser de participer à une primaire qui s'est avérée mortifère.

 

Jean Luc Mélenchon s'est engagé très tôt dans cette campagne, il propose un programme élaboré collectivement, chiffré avec précision et il se distingue par son brio et sa vertu dans un climat ambiant d'affaires et de viles stratégies politiciennes qui ne font qu'empirer le dégoût citoyen pour la vie de la cité.

 

La transition écologique, la paix, le propositions sociales et fiscales sont autant de pieds de nez à l'austérité que les autres candidats proposent de nous imposer comme le schéma inéluctable d'une résignation européenne à laquelle nous devrions nous plier.

 

L'économie de marché serait devenue l'unique modèle de référence alors même que nous assistons depuis des années à l'échec cuisant du système capitaliste. 

 

Le néolibéralisme des golden parachutes et des salaires indécents des patrons des grandes entreprises du Cac 40, les traités européens et la concurrence sauvage seraient encore et toujours l'unique solution pour répondre à la paupérisation inacceptable des citoyens français et européens.

 

Comme si l'espoir d'une vie meilleure dans une société où se réaliserait le partage des richesses ne pouvait être qu'une utopie de gauchiste illuminé en décalage avec les principes de réalité.

 

La force de Jean Luc Mélenchon est justement de reléguer aux oubliettes cette approche réactionnaire désuète par un discours simple, empreint de notre histoire humaniste qui touche les femmes et les hommes qui se reconnaissent en l'écoutant.

 

Leur enthousiasme qui éclate au grand jour, force le respect et oblige aujourd'hui les médias classiques et les sondages à reconnaître l'option Mélenchon. 

 

Ils perdraient assurément toute crédibilité à continuer la stratégie de l'autruche pour tenter d'imposer à l'opinion le mirage Macron qu'ils ont contribué à façonner.

 

L'ironie de l'histoire veut qu'aujourd'hui ils participent malgré eux à la promotion de Jean Luc Mélenchon pour ne pas subir le revers des sondages erronés, voire truqués,qui leur coûteraient leur intégrité, mais plus encore leur sacro sainte audience.

 

Emanuel Macron stagne et François Fillon passe en 4e position, même les sondages deviennent insoumis, quelle ironie !

 

Quand l'espoir et la dignité prennent le pas sur la résignation et l'austérité, alors la politique retrouve le chemin de la République et trace dès aujourd'hui les contours d'une sixième République pour une nouvelle ère citoyenne.

 

 

 

 

 

 

 

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