La justice c’est moi, mon Benalla c’est sacré !

D’une perquisition à l’autre, Macron piétine nos libertés.

Quelle ironie mes amis !

La politique et l’histoire sont pleines de ces rebondissements qui permettent à la propagande d’État et des bien-pensants de se remettre en perspective.

Rappelez-vous, c’était hier : la police politique venait perquisitionner la France Insoumise, avec des moyens surdimensionnés, usant d’un prétexte délirant, qu’elle invoquait comme motif : la dénonciation d’une élue d’extrême droite qui s’était pourtant rétractée elle-même.

Les journaux, dont Médiapart, se gaussaient de la réaction virulente d’un Jean-Luc Mélenchon , conscients pourtant du caractère sacré des fonctions de la République et donc de la légitimité de cette colère.

Le gouvernement s’est servi de la justice pour récupérer le fichier de tous les adhérents et les informations sensibles d’un mouvement politique qui avait déjà le vent en poupe pour les Européennes.

Les journaux ont alors organisé la diversion avec outrance en instrumentalisant l’indignation de Jean-Luc Mélenchon.

Et si la perquisition des locaux de la France Insoumise avait lieu, aujourd’hui, dans la foulée de celle de Médiapart, quelle serait la réaction de l’opinion et de Médiapart ?

La tentative de perquisition à Médiapart relève de la même police politique, elle est tout aussi scandaleuse.

 Comment ne pas s’insurger devant cette tentative d’intrusion politique qui ferait rougir un Pinochet déjà bien concurrencé par Macron depuis 18 mois !

 Fort heureusement, la loi sur la protection des sources a permis un sursis qui n’empêchera pas le journal de continuer à distiller les informations du « Macron-Gate » que nous attendons tous avec impatience.

J’ose espérer que le journal reconnaîtra aujourd’hui que la réaction de Jean-Luc Mélenchon était pleinement fondée.

 Le caractère sacré des députés de notre République, de la liberté de la Presse, du respect de l’opposition,  de la protection des sources  font partie de ce tout indivisible et nécessaire pour qu’une démocratie existe.

 Certains signes ne trompent pas et quand les avocats défilent pour défendre l’indépendance de la justice, nous devons tous nous inquiéter !

 Les robes noires luttent alors contre les chemises brunes, contre une justice aux ordres de État qui use de perquisitions ou encore de la loi anticasseurs comme armes au service d’un Fascisme larvé.

 La police de Macron frappe, emprisonne, mutile, tue, elle est sur tous les fronts au niveau national.

 Au-delà de la haine que Edwy Plenel voue à Jean-Luc Mélenchon et donc à la France Insoumise, il est temps qu’il réalise que l’enjeu est ici plus important que les querelles de nombrils.

 Autant j’ai trouvé détestable que Médiapart profite de la perquisition de la FI pour plonger dans un journalisme de caniveau, autant je suis scandalisé qu’ils puissent eux aussi subir la dérive fascisante du désaxé qui nous gouverne.

Ces perquisitions reflètent la peur du pouvoir qui tente de tout maitriser et qui voudrait bien connaître la taupe, (un des siens), qui alimente le journal.

 Pour ceux qui doutaient encore que Manu puisse faire preuve de caprice et de colère, les faits sont là.

 Ses conseillers sont en panique, lui ne maîtrise plus rien malgré cette arrogance qu’il affiche pour se convaincre qu’il peut encore faire illusion.

 Il est au sommet de sa toute-puissance puérile qui relève plus du stade anal que de l’ENA et son comportement est très inquiétant puisqu’il ne semble pas lui-même connaître ses limites.

 L’heure est à la résistance commune même si les haines sont tenaces.

Edwy Plenel, Médiapart et Jean-Luc Mélenchon représentent les contre-pouvoir indispensables.

 Macron assassine notre République mais c’est son suicide politique qui s’opère sous nos yeux.

 Après les diamants de Bokassa, nous voilà confrontés aux perles de Benalla !

 Macron est mort, vive la République !

 A samedi

 

 

 

 

 

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