Le 49,3 de Macron, un César pour Caligula !

Les Français à l’aube d’un nouveau 10 août 1792

Alors que les Français, toujours déterminés, descendent dans les rues de France, qu’il vente où qu’il pleuve, le gouvernement subit la tourmente de la tempête politique qu’il a déclenchée.
La période est à la décadence et à l’indécence, le politiquement correct ne survit plus aux turpitudes et à l’autoritarisme.


D’abord le César à Polanski, juste avant le 8 mars, pour rappeler à tous, que quand on paye les victimes, le viol disparait! C'est la magie des riches et des puissants!
DSK et Polanski, caractérisent l’impunité masculine bourgeoise arrogante et tracent un des chemins qui conduit aux féminicides.
Florence Foresti se fait lyncher sur les réseaux sociaux, et sur les plateaux par les BHL, Finky et autres Beigbeder, persuadés que leur hauteur intellectuelle leur confère la raison suprême. Pendant ce temps, la majorité des artistes regardent leurs lacets avec profondeur, craignant d'être interpellés sur le César de la honte. Tartuffe, machos et mâles dominants voudraient bien que les féministes cessent de harceler leur testostérone sacrée, avec des broutilles de gonzesses !


Pendant ce temps, le gouvernement tente d’utiliser le Corona virus pour éviter les rassemblements, rien que ça ! Dommage que ce ne soit pas l’anagramme d’un Coonar virus salvateur qui viendrait décimer entre autres ceux qui nous gouvernent !
Et puis le 49,3 bien sûr ! Macron et sa « Dream Team parlementaire » se demandaient quand il serait opportun de dégainer le LBD législatif dans l'Hémicycle. La météo est pourrie pour les manifs, les municipales sont mortes pour LREM et c’est le branle-bas de combat depuis Griveaux la nouille! Donc il se sont dit que comme sa jupe était courte, c’était le bon moment pour violer Marianne.
Pour couronner le tout, ils ont voté le texte à 98 sur 300 ! Le soutien de la majorité parlementaire n’était pas vraiment au rendez-vous, ils sont lâches et ils ont honte d’être lâches !


La caste bourgeoise n’est pas encore prête à lâcher pour autant, elle joue l’usure, elle en a les moyens et tant pis pour le climat, tant pis pour les droits de l’homme (pour les droits de la femme, voir plus haut, le sujet mérite d’être traité à part !).
Elle choisit l’individualisme et la finance d’abord, elle nie la colère populaire majoritaire, elle torture la démocratie, et s’enferme dans ses palais, ses plateaux télés pour tenter de renverser la vapeur de cette colère qu’elle sous-estime toujours et encore.
Tous, là-haut, refusent de comprendre qu’e c’est déjà, trop tard, que c’est irréversible, la conscience citoyenne n’était pas prévue par leur logiciel, désormais grillé, victime d’un court-circuit démocratique !


La politisation des révoltés progresse, certes pas assez vite pour les militants initiés qui ont trouvé auprès des gilets jaunes et pendant ce mouvement contre la retraite à points, un nouvel espoir de solidarité constructive pour un retour de la démocratie. Les syndicats sont débordés par leurs bases et tant mieux, c’est là un autre signe de cette progression.
Et puis c'est également un rappel aux « leaders » syndicaux, pour leur signifier qu’ils ne sont que représentants du collectif, ils n'en sont pas les chefs, ils ne décident pas, ils appliquent des décisions votée majoritairement par les instances élues en Congrès. C'est écrit dans leurs statuts qu'ils rangent bien au chaud dans les placards confédéraux tous les quatre ans, après chaque congrès.
Ce mouvement n’appartient pas aux syndicats, même si leur place est essentielle. Car il s’agit bien de nous réapproprier notre bien citoyen, nos droits, notre choix de société.


Ce n’est plus un mouvement pour défendre uniquement notre retraite par répartition, c’est un programme politique qui envahit les rues, une révolte profonde qui façonne la nouvelle conscience collective. Le jeune Macron en est malgré lui le meilleur artisan, il incarne la décadence de ce vieux monde. Une image de papier glacé qui se froisse, avant son plongeon dans la corbeille.
Macron a réussi, temporairement, à faire du RN un rempart contre la macronie, tel est pris qui croyait prendre !
Le RN est au bord de la faillite financière, absent dans la bataille retraites, il se terre en bon soldat de la macronie. Au train où va ce gouvernement, Macron ne pourra bientôt plus se représenter à l’élection présidentielle et les municipales sonneront le premier hallali.


Mais ne nous réjouissons pas trop vite, la caste a su faire preuve d’ingéniosité jusque-là. Ils sont en train de chercher le nouvel élu, (à droite forcément) pour pouvoir abandonner opportunément leur prodige sociopathe qui a mis la France à feu et à sang.  Même Manuel Valls s’est dit qu’il y avait un coup à jouer après son échec fascisant en Espagne. Les hyènes, attirés par les vautours, rodent autour de la charogne. C’est le Darwinisme politicien.
Qui mieux que Macron pouvait incarner les limites et le dévoiement de la Ve République ?
De Gaulle ne pensait pas créer un monstre en modifiant la constitution de 1958, il ne pouvait pas deviner que la médiocrité et l’avidité d’un Macron mettraient en place un absolutisme parlementaire, à coup de LBD, au service du roi président.


La sixième République prend tout son sens, elle devient l’ouragan populaire nécessaire pour nettoyer nos institutions des parasites financiers qui rongent la charpente de notre Liberté, de notre Égalité et de notre Fraternité.

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