Hold-up des retraites, le casse du siècle!

Les pilleurs en marche, à l'assaut de notre patrimoine social!

Vous les voyez trembler, changer de discours, crier que rien n’est décidé et que le dialogue social ne fait que commencer ?
Nous qui ne devons nos droits qu’à la rue et à la mobilisation, gardons en mémoire que l’histoire ne fait que continuer, que recommencer.
Quel bonheur de voir tant de monde le 5 décembre !J’ai même aperçu une banderole de médecins libéraux en grève, décidément, tous les privilégiés étaient de sortie !


Le jeune Darmanin gigote et tente de nous convaincre qu’il va nous falloir travailler plus longtemps. En deux mots il nous propose de crever au boulot pour avoir une belle retraite au paradis !
C’est l’enfer des cons qu’il nous promet, avec sa langue fourchue et ses raisonnements qui puent le souffre et la perfidie !
Mais s’ils ont peur, ils n’en sont pas moins cyniques et ils misent sur la terreur et l’essoufflement, boostés par des éditorialistes militants qui ne cherchent même plus à dissimuler leur parti-pris réactionnaire.


Castaner écrit à la police la veille du 5 pour rassurer les cerbères, votre gamelle est préservée et on vous réserve un bel os, mais surtout ne nous mordez pas ! Comme quoi la gamelle qu’ils nous réservent est bel et bien empoisonnée !
En Ukraine, il aurait fini dans une poubelle avec son caleçon entre les dents, en 1789 au bout d’une pique. En 2019, il parait que nous sommes tous très violents, avec nos mains arrachées, nos yeux en moins et nos palettes qui brulent… !


Jean-Luc avait raison, la République c’est nous ! La République, c’est notre député quand il fait son boulot, ce sont les citoyens lorsqu’ils envahissent les rues. La République c’est toi aussi, même si elle sommeille dans ton inconscient de consommateur aliéné. Et oui, Jean-Luc, tu as raison, nous devrions lancer le Tee-shirt avec le slogan ! Mon député et sacré et la République c’est lui !
Ta colère prend tout son sens aujourd’hui, ainsi que la dénonciation de la tactique gouvernementale du Law-fare qui vise à discréditer voire détruire les opposants politiques humanistes.


Lula est dehors, tiens ?! La Bolivie, le Chili s’embrasent…Mais où sont tous les détracteurs libéraux spécialistes de l’Amérique du sud et du Venezuela ?
Ils sont trop occupés à se demander « alors comment on peut faire passer cette réforme ? », je les cite pour montrer combien ils ne se cachent même plus pour soutenir le glaive assassin du mercenaire Macron à la tête de sa bande de pillards.


Ce mouvement n’appartient pas aux confédérations syndicales qui essaient de ressusciter, et leurs chemins de croix est encore loin devant ! La rue appartient aux bases syndicales, aux fonctionnaires, aux salariés du privé, aux étudiants, aux chômeurs, bref à tous les citoyens qui sont les seuls acteurs et décideurs légitimes.
Le gouvernement va tenter de distribuer çà et là de quoi rassembler les signataires habituels, histoire de diviser les syndicalistes et d’opposer les générations.
C’est un calcul cynique qui a fait ses preuves, il suffit d’observer le Berger et les moutons de la CFDT qui se rêvent en partenaires privilégiés et qui n’hésiterons pas à sacrifier notre système par répartition pour des miettes éphémères, celles que l’on jette aux pigeons.


Nous avons la chance d’avoir un système de retraite que tous nous envient, dont les fonds de réserves s’élèvent à plus de 173 milliards. Et le déficit de 10 milliards annoncé en 2025 par l’escroc Darmanin n’a pas de sens, même mathématiquement. Cette réforme est un hold-up, c’est un braquage à main armée de LBDs et de grenades de désencerclement.
Ils veulent détruire notre sécurité sociale et s’approprier l’argent de la solidarité, donc nos salaires bruts.
La bave aux lèvres, les canines saillantes et les yeux hallucinés, ils trépignent à l’idée de planter leurs crocs pourris dans notre veine sociale pour nous vider de notre sang et pour nous contaminer…jusqu’à l’os !
Ils travaillent à discréditer le public, les fonctionnaires, les régimes spéciaux pour nous vendre l’illusion que la capitalisation et les fonds de pensions seraient la réponse à des problèmes que nous n’avons pas.


Peut-être n’ont-ils pas encore mesuré qu’au-delà des retraites, la rupture est consommée, la colère et le refus de ce monde prend de nouvelles couleurs, du jaune il rejoint le rouge social en passant par le vert écologique.
Ce sont les couleurs de notre insoumission qui gronde et ce n’est qu’un début !


À bientôt dans la rue !

 

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