Macron : Les égouts de la République

La haine du peuple en Marche : violences politiques

Magnifique Jacky Trompesauce, ça ne s’invente pas un nom pareil, l’ancien entraîneur du boxeur Christophe Dettinger semble sortir tout droit d’un film d'Audiard avec le franc parler et le bon sens qu’il oppose à l’animateur de BFM.

Olivier Truchot tente de lui faire cautionner la violence, suspecte les gants du boxeur d’être plombés et fini par lui demander plusieurs fois s’il est Gilet Jaune.

« J’en ai marre de me faire rabioter ma retraite », lui répond Jacky qui a bien compris pourquoi le dégagisme ambiant anti médias n’est pas prêt de cesser.

Et le Cruchot d’embrayer en précisant qu’on a de la chance que nos CRS ne nous tirent pas dessus à balles réelles comme dans certains pays.

Va expliquer à ceux qui ont perdu leurs proches, leurs membres et leurs yeux, qu’ils sont en réalité des petits veinards.

Mais le top de la journée d’hier, c’est quand même Benjamin Griveaux et ses tirades sur ses grands moments de solitude républicaine.

Il se plaint de ne pas avoir de soutien de Jean-Luc Mélenchon, étonnant, non ? (Je pique la formule à Apathie, c’est bien d’avoir des références intellectuelles).

En fait, il ne peut pas comprendre que justement, soutenir la République, ça consiste aujourd’hui à conduire un Fenwick. Il devrait se réjouir qu’on ait abandonné les piques.

Il se permet au passage de nous traiter de nazis, parce que sa référence à Munich, ce n’était pas pour October-Fest et la bière, il oublie un peu vite qu’il doit son job à Marine le petit Griveaux.

Depuis quelque temps déjà, on entend le bruit des bottes, le son des flash ball et des grenades anti citoyennes et figure-toi, Benjamin que Jean Moulin n’était pas munichois, il était bien français, loin de l’esprit de ta milice élyséenne.

Toi et ton pote Manu, le fan du Maréchal, vous n’allez pas expliquer aux Sans culottes, aux Montagnards et aux Jacobins d’où vient la République.

Quant à Édouard Philippe qui dégaine l’arsenal sécuritaire pour ficher les citoyens comme des hooligans, il n’a pas un mot pour les morts, les mutilés et les blessés de la République, le mépris atteint son paroxysme.

Puis viennent les « journalistes » comme Gérard Leclerc qui veulent interdire les manifestations, Marlène Schiappa qui traite de complices tous ceux qui soutiennent financièrement le nouveau héros populaire Christophe Dettinger.

Suite à son appel solennel la cagnotte de solidarité, dont le succès fut aussi fulgurant qu’immédiat, sera finalement fermée.  (Le parrain en affaires de la fondatrice du site Leetchi est Xavier Niel, c’est la « démocratie des copains » !)

Ce qui est drôle c’est de voir comment tout ce qu’ils produisent, incitent, proposent, manigancent ou imposent se retourne contre eux.

Leur bêtise assortie de leur suffisance n’a plus de limites, ils se découvrent tous, ils sont nus, leur peur criante est le meilleur moteur de notre pugnacité.

Les gouttes de sueur qui perlent entre leurs omoplates, les tremblements de leurs genoux, la pâleur de leur teint sont autant de signes qui viennent encourager notre détermination à persévérer jusqu’à ce qu’ils s’en aillent et ils s’en iront.

Ils sont en transe, ils écument de colère, ils sont la honte politique de l’Europe et du monde.

Tous les politiciens les moquent et les montrent du doigt. Il est déjà trop tard, ils ne se relèveront pas de cette révolution, qui n’est plus depuis longtemps une crise passagère.

Cette haine qu’ils déploient envers les Français, à l’instar de Luc Ferry qui appelle la police au meurtre des citoyens, les a conduits à leur perte, c’est un suicide politique collectif. Ils gisent déjà sous les pavés de la postérité, dans les égouts de l’histoire de France qu’ils ont déshonorée, inconscients qu’ils sont les collabos du XXIe siècle.

 

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