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Billet de blog 11 mai 2020

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Je ne porterai pas le masque, s’il n’est pas gratuit !

Le monde d’après a commencé hier !

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Cela vous choque, ce n’est pas très politiquement correct ? Peu importe, il est hors de question que je participe à cette « masquarade », précisément. Je suis au RSA, à découvert tous les mois, en attente d’un logement social que je n’aurai jamais, je n’ai pas de budget pour les masques. Tant pis, si je chope ce virus, peut-être me sera-t-il transmis par un proche et cela me réconforte de me dire que je l’attraperai par quelqu’un que j’aime bien !

De qui se moque-t-on ? Le masque obligatoire dans les transports ? Il suffit de visionner les images des heures de pointe pour comprendre que c’est une bouffonnerie, une escroquerie. Donc on a le droit de s’entasser dans le métro mais pas de manifester notre colère. On peut rentrer dans les supermarchés, acheter des clopes mais les bars et restos sont interdits.

Loin de moi l’idée de contester les conseils des experts et des soignants, mais encore faut-il qu’ils soient suivis de politiques cohérentes. On ne teste pas les gens, on ne les traite pas à la chloroquine parce-que Raoult a les cheveux longs et que les effets secondaires nuisent à l’industrie pharmaceutique.

Tant pis pour notre santé, c’est leur immunité pénale qui prime. Tant pis pour notre pouvoir d’achat, les milliards sont reversés aux entreprises qui ont déjà bénéficié du CICE. Tant pis pour l’ISF, pour l’annulation de la dette et des frais bancaires, le gouvernement se concentre sur la répression, le contrôle et les amendes.

Les drones, les LBD, les grenades, le flicage des téléphones…Qui a réellement voté pour cela ?

Les gens ont tellement peur de ne plus être en démocratie qu’ils préfèrent nier les faits. Nous sommes en France, donc c’est la démocratie, le raisonnement est simpliste mais il rassure. Ben, oui, parce que sinon, cela signifie qu’il faut contester, se rebeller, lutter…que des trucs de rouges et de révolutionnaires sanguinaires, comme le fameux Mélenchon, ce Jacobin Robespierriste qui croit au caractère sacré de la République.

Et tant pis si les thermidoriens ont écrit la légende noire de Robespierre et de la terreur, tant pis si nous avons dans nos villes des avenues Thiers pour commémorer le Versaillais incendiaire de la Commune, tant pis enfin si Macron, pétainiste convaincu, cocaïnomane et sociopathe financier détruit nos libertés, nos droits, nos vies, puisque nous ne sommes rien !

Nous ne sommes rien, soyons tout, chantaient les rouges, c’est tentant, non ?

Je suis surtout rouge d’une colère noire, cette colère qui gronde chez mes voisins, chez les crève-la dalle, les sans-dents et chez tous les citoyens qui ont du bon sens et un brin d’humanisme. Dès que nous évoquons le collectivisme, la planification, le bien commun, l’intérêt général, ils nous ressortent Staline et les purges. Ils oublient systématiquement les 20 millions de Russes morts pour sauver la France comme si la libération n’était due qu’aux Américains. Ils sont avant tout idéologues et profitent de l’ignorance des citoyens qu’ils ont noyés dans la consommation.

Et bien, je ne consommerai pas de masques, ils nous les doivent.

Qu’il s’agisse d’une pandémie saisonnière qui s’arrêtera comme les autres sans que l’on sache pourquoi ou d’un rebond dramatique, conséquence de leur « stratégie » de confinement politique et de déconfinement économique, ils ont prouvé leur incompétence, leur cynisme et leur médiocrité. Nous passerions du « nouveau monde » au « monde d’après » ? Leur monde d’après est tracé sur leurs ordonnances antisociales qu’ils se sont empressés d’imposer, avant les masques, avant les tests, avant de désengorger les hôpitaux…, le COVID a permis ce qu’ils n’auraient jamais osé, Macron le Chicago boy a bien intégré la stratégie du choc, et nous ? Avons-nous intégré les leçons de l’histoire ? La conscience collective a sûrement progressé pendant le confinement, serons-nous plus nombreux dans la rue ? Verrons-nous autant d’applaudissements que de manifestants ?

Ils ont raison de s’inquiéter et d’avoir peur, notre monde d’après commence demain, mais il nous faudra l’inventer, l’imposer et le défendre dans le sang et les larmes, s’ils bourrent encore les urnes de la Ve République !

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