Macron: Un castrat qui rêvait d'être baryton

Les factieux de l’Élisée et la Saga des Le Pen

 

Alors que BFM propose aux spectateurs de découvrir la saga des Le Pen, trahisons, pardons et réconciliations, Castaner de son côté menace ouvertement le peuple en toute illégalité.
Les médias démontrent ainsi leur fascination pour la peste brune, mais aussi la proximité qu’ils entretiennent en invitant le Rassemblement National et Castaner s’imagine qu’il est dans son rôle de ministre de l’intérieur en usant d’une rhétorique de kapo munichois .
La corrélation entre ces deux évènements est manifeste puisqu’elle s’inscrit dans une continuité stratégique pitoyable qui consiste à promouvoir le Rassemblement National pour nous inciter à nous contenter de son ersatz, la Macronie, essentiellement composée de LR et de PS.
Cette semaine c’est Thierry Mariani qui épouse le RN, cela a du sens et ne surprend personne que les LR ou un Dupont-Aignan fricotent avec Marine. Pourtant, à longueur de plateaux, les journalistes matraquent (l’expression leur sied aussi !) que le RN et la LFI seraient proches, alors que les revendications de ces deux partis sont diamétralement opposées. Serait-ce une tactique ?
Ils croient encore qu’ils vont nous faire peur avec des sondages artificiels qui placent Marine au sommet de l’Everest et Macron accroché avec un piolet. Le premier de cordée a pourtant entamé malgré lui une carrière de spéléologue dans les abîmes de l’oligarchie autoritaire, et il n’est pas prêt de revoir la lumière de la popularité.
Macron, c’est un peu le castrat qui voudrait s’imposer comme baryton, il est sans voix et sans voies, aphone, aveugle et sourd, clopinant d’un policier à un militaire, arrosant les uns et les autres avec les primes du désespoir.
Il confie à Castaner le rôle du mâle qui menace, pendant que lui tente de se rallier la droite dure par des petites phrases qui condamnent la solidarité pour la renommer assistanat. Bel effort, si j’ose dire !
Vous me pardonnerez cette approche virile qui loin d’être sexiste vise à caractériser cette violence typiquement masculine qui combine testostérone et besoin d’affirmation.
La combinaison savante de la connerie, de la peur et de la haine du peuple est une alchimie puissante qui conduit invariablement à l’autoritarisme et à l’échec.
Je propose quelques remèdes inspirés de leur politique :
D’abord on pourrait ficher tous les cons concentrés à l’Élisée. On pourrait par exemple, les interdire de se manifester en public et les enfermer préventivement quand on suspecte qu’ils vont dire une connerie ou qu’ils ne réfléchissent pas avant de parler en notre nom.
Benjamin, Marlène ou Aurore moisiraient ainsi dans les geôles de la République pour satisfaire notre bien-être républicain.
On pourrait aussi faire une cagnotte pour financer la lobotomie de Luc Ferry et le stage d’un an de yoga du commandant Andrieux avant de l’envoyer au Sénégal en stage d’introspection.
Il faudrait également former Benjamin Griveaux à conduire un Fenwick ou obliger Macron à travailler dans une usine de costards, à 60 km de son logement social, payé au Smic.
Ce n’est pas drôle parce que justement cela nous semble surréaliste d’imaginer qu’ils puissent vivre ce qu’ils font subir au peuple.
Ce sont eux les vrais chômeurs qu’il faut contrôler, les parasites de notre argent public, qui ne sont rien et qui sont réfractaires aux changements et aux réformes.
Je propose de continuer le grand débat national du samedi pour nous débarrasser de ces factieux de l’Elysée, de ces extrémistes de l’ENA, ces violents casseurs de nos conquis sociaux, ces pilleurs de notre patrimoine qui soumettent et vendent notre patrie.
Nous devrions organiser un premier RIC pour les obliger enfin à réaliser des travaux d’intérêt général.

 

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