Macron, Le Pen et les médias : La trinité de l’extrême droite

Lettre aux Français: Le Grand débat du Rassemblement National

 

 

L’inénarrable Luc Ferry pédale dans le mensonge pour nous faire croire qu’il parlait des tazers de la police et non pas des armes de poing, oubliant au passage qu’il en appelait à l’armée.  Chacun sait, en effet que notre armée fait la guerre dans le monde entier avec des tazers et les pistolets à eau de Benalla.

Ce qui est sidérant, c’est qu’il soit encore invité sur les plateaux télés pour faire la paire (de burnes) avec Dany le brun, converti de la première heure à la marche socialiste des macronistes de droite.

Tu parles d’un débat d’initiés entre un rouquin qui sent le soufre et un pyromane qui se prétend philosophe.

Entre les médias mainstream et le JDD qui réinventent la propagande de Goebbels, Marine qui rencontre Edouard Philippe en cachette et Macron qui continue de mutiler les citoyens, la trinité de l’extrême droite est bien en marche, loin des esprits sains.

Heureusement que certains journalistes font encore leur travail, il ne s’agit pas ici de condamner la presse dans son ensemble.

L’agression des journalistes n’est pas acceptable, en revanche elle doit aussi être condamnée par les médias lorsque les forces de l’ordre en sont responsables.

Les chiffres de ces agressions par les services de police sont d’ailleurs plus importants que ceux imputés à des Gilets Jaunes et le silence des médias est criant de complicité.

Le grand débat du Rassemblement National est officiellement lancé par le courrier de l’Elysée, écrit par un corbeau de Marine, à l’encre rouge pour tenter de couvrir le jaune républicain.

Pas de surprise, dans cette prose pathétique, inspirée par la sempiternelle surdité macronienne et l’œil gauche de Jean Marie.

Pas d’ISF, pas de partage des richesses, pas d’augmentation du Smic, rien qui corresponde aux demandes du peuple.

La macronie impose à nouveau son mépris pour les retraités, pour ceux qui sont privés d’emplois et bien sûr ouvre un débat nauséabond sur l’immigration pour faire plaisir à Marine Le Pen.

Gilbert Collard souhaite officiellement jouer le jeu du Grand débat.

La machine est rodée et on ne change pas une équipe qui gagne, le duo RN et LREM prépare son tour de piste dans le chapiteau de la peste brune.

A-t-on besoin de mentionner que le contour démocratique de ce débat est à l’image de ces 18 mois : on ne changera rien mais vous avez encore le droit de penser.

Forcément, nous serons encore très nombreux à arpenter les pavés de la République samedi prochain et je fais le pari qu’ils continueront de nous motiver par leur déconnexion, leur condescendance, leurs menaces et surtout leur capacité à innover dans la connerie.

Ce débat, mort-né, ils le conçoivent comme la carte maitresse de la dernière chance.

C’est un concept publicitaire, issu de leur école de commerce, qui se veut sexy et bien emballé.

 Mais en réalité Ils tentent de nous vendre un produit périmé, désuet, qui sent le moisi et le rance du frigo qu’on a oublié de vider.

Comprenez enfin que nous ne voulons pas de votre monologue élyséen qui pue le racisme, le Cac 40 souverain, l’Europe de Maastricht et qui nous propose une nouvelle couleur pour couvrir la misère sociale.

Vous êtes des vendeurs de « crève », des marchands d’oseille, les commerciaux de la pauvreté.

On ne veut plus de vous, la majorité des français soutient ce mouvement, même vos sondages bidons sont obligés de l’admettre, vous êtes finis, cramés par vos flash Ball, explosés par vos grenades, morts de vos bavures.

A samedi encore et encore jusqu’à ce que vous disparaissiez de notre horizon démocratique, votre heure est proche même si vous refusez de l’admettre.

N’est-ce pas le pire pour un homme politique que de passer à côté de l’histoire ?

 14 juillet 1789 échange entre Louis XVI et le duc de La Rochefoucauld-Liancourt :

« Mais c’est une émeute ? » « Non, Sire, c’est une révolution ! »

 

 

 

 

 

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