Grenades et Flash Ball : Castaner achève Macron

Le tourbillon de la violence signe la fin de la République

« Je ne connais aucun policier, aucun gendarme qui ait attaqué un citoyen ou un journaliste ». Castaner n’a plus d’autre choix que de mentir officiellement devant le micro des journalistes.

Il est en effet le donneur d’ordre, celui qui demande aux policiers et aux gendarmes de viser la tête et cela est largement attesté et relayé par les syndicats de Police et les policiers qui témoignent.

Mais son dilemme est qu’il ne peut aujourd’hui admettre les bavures, si nombreuses soient-elles,  sans s’attirer les foudres des policiers et gendarmes qui sont le dernier rempart de ce gouvernement agonisant. S’ils déposent le casque, c’en est fini et nous n’en sommes pas loin.

Je ne sous-estime pas la capacité citoyenne des forces de l’ordre qui souffrent toutes les semaines de devoir s’attaquer à des citoyens, à leurs familles, à ceux qui se battent pour eux. C’est bien grâce aux Gilets Jaunes qu’ils ont d’ailleurs été augmentés.

Ainsi, malgré les témoignages, les photos, les vidéos, les flagrants délits, ce gouvernement couvre, cache, ment et refuse même de rendre quelque hommage que ce soit aux morts, aux mutilés et aux blessés de la République.

Ils ne cessent au contraire de durcir leur répression, menacent illégalement, descendent dans la rue avec des armes de guerre, s’organisent avec l’armée pour le futur maintien de l’ordre.

C’est l’escalade de l’incompétence, de l’agression, de la dérive autoritaire qui ne peut que présager une chute politique vertigineuse.

De notre côté, nous comptons nos martyrs, nous les honorons de veillées, de soutiens, de cagnottes, de pensées solidaires et surtout nous poursuivons samedi après samedi notre lutte pour qu’ils ne soient pas morts et meurtris en vain.

Chaque mensonge, chaque provocation qui vient souiller leurs mémoires et leurs engagements forgent la détermination que nous leur devons.

Comment pourrions-nous cesser d’envahir la rue ?

Croient-ils sérieusement que le grand simulacre de débat national apportera la paix et les réponses à la misère qu’ils nous font subir au quotidien et dans les rues de France depuis le début de cette insurrection ?

Pensent-ils vraiment qu’ils parviendront à nous diviser en agitant inlassablement le spectre de la dynastie des Le Pen et en martelant que ce débat est une opportunité citoyenne ?

Ils s’imaginent sans doute, du haut de leurs grandes écoles, que nous n’avons pas compris la diversion et que nous allons sagement les regarder débattre pour trancher sans nous sur des sujets qu’ils ont choisis entre eux avec des garants qu’ils ont nommés entre eux.

A l’instar de la première réponse du bien mal élu Macron, le compte n’y est pas. Le mépris et la comm’ prennent le pas sur le fond. Ils renforcent ainsi ce qui est désormais un acquis pour tous les citoyens : Ils sont mauvais et malhonnêtes !

Quant aux médias mainstream, ils n’ont pas non plus mesuré combien leur silence complice ne leur sera pas pardonné. Ils se sont tus devant l’inacceptable et ne sortiront pas indemnes de cette collaboration zélée avec la violence d’État contre le peuple français.

 Ils piétinent ainsi le contre-pouvoir « sacré » qu’ils revendiquent à longueur d’antenne quitte à sacrifier la démocratie dont ils se revendiquent l’indispensable pilier.

Ce sont pourtant les révolutions successives qui ont arraché au pouvoir la liberté de la presse, celle-la ne fera pas exception.

Macron pourra bientôt taguer sur les murs de l’Élysée : "Castaner m’a tuer !"

 

 

 

 

 

 

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