En marche vers le COVID 22

La République agonise en réanimation!

C’est une drôle d’époque que nous vivons, ou plutôt que nous subissons, le dos courbé, le visage masqué, la peur au ventre pour notre santé et le ventre noué à l’idée de perdre notre emploi, de ne plus jamais en trouver. Le rêve Macron s’est transformé en cauchemar politique. Le masque s’impose comme s’il était un remède, et tant pis s’il n’est pas stérilisé, tant pis si nous n’avons pas les moyens de le changer toutes les quatre heures, tant pis enfin si c’est un nid de bactéries, il a au moins la vertu d’être rentable, d’être un produit de spéculation et une source d’amendes faciles !

Le décret du port du masque est contesté par tous les juristes, mais tout le monde s’en fout. Hier on ne pouvait pas masquer son visage dans l’espace public contre la burqa ou les Black Blocks, aujourd’hui la loi est balayée par un décret contre tout bon sens juridique et tant pis pour la hiérarchie des normes.

Non, je ne suis pas devenu complotiste, je suis juste profondément insoumis. Il ne suffit pas de décréter pour que j’accepte ce conditionnement par la peur. J’ai plutôt le sentiment que les présidentielles se préparent autour de l’interdit et de cette peur. Le virus COVID 19 se transforme progressivement en COVID 22. Le politiquement correct s’impose comme la règle à ne pas enfreindre, ce n’est plus une option, c’est une stratégie politique.

Le glissement continue à s’opérer de la République vers l’autoritarisme. Je ne suis pas médecin et d’ailleurs, ils sont nombreux à se contredire et à s’écharper, mais je reste attentif aux manœuvres politiques qui découlent de cette situation de crise. Les petits concerts sont annulés les uns derrière les autres, dans des petits bars, des petites salles de concert alors que les ultras du Puy du Fou continuent à bénéficier des largesses de Macron, loin de toute logique sanitaire. Tout est mis en œuvre pour nous culpabiliser, nous sidérer, nous anesthésier. Notre adhésion n’est plus d’actualité, ils nous musèlent pour notre bien.

Ne sortez plus, ne contestez plus, ne réfléchissez plus, il ne nous reste qu’à choisir entre l’obéissance ou le bâton !

La presse reste dans son rôle de propagande : Le thème de la sécurité envahit notre quotidien et les journalistes  chouchoutent le RN en vue d’un deuxième tour désormais classique qui permet d’élire une chèvre en face des Le Pen. Qui n’a pas entendu Bourdin mielleux, faire les yeux doux à Marion Maréchal au son du : « vous remarquerez que je ne vous ai pas parlé de Danièle Obono ! », Oops, il pensait que son micro était coupé.

Ce sont les mêmes qui crient au sursaut républicain au deuxième tour des présidentielles. La machine est rodée, les mécanismes des rouages pro-Le Pen sont huilés, et ils comptent nous entrainer dans des processus virtuels qui nous empêcheront de faire campagne sous prétexte d’urgence sanitaire.

Le virus est d’abord une conséquence des dégâts produits par le capitalisme mais tant pis pour l’urgence écologique, le virus devient une formidable opportunité politique pour le président le plus haï de la Ve République. Le masque sert manifestement plus à nous bâillonner qu’à nous protéger du virus et le COVID 22 est en marche pour la conquête du pouvoir suprême !

 

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