Macron en marche vers les poubelles de l'histoire

Benalla s'invite dans le débat national

Le grand débat « croquignolesque » ne suffira pas à sauver le soldat Macron.

L’étau se resserre dans la rue et dans les « affaires » et son show de sept heures dans un gymnase, entouré de maires triés sur le volet, ne lui permettra pas de rebondir pour ressusciter politiquement.

A peine avait-il ôté sa veste et retroussé ses manches qu’il devait de nouveau faire face à l’affaire Benalla qui prend décidément des proportions de Macron Gate.

Après les passeports diplomatiques, le téléphone crypté, les soucis informatiques du ministère de l’intérieur, Benalla est finalement mis en garde à vue pour faux et usage de faux.

Pauvre Manu qui s’essaye à parler « le roturier » pour expliquer aux Français avec des mots désuets comme « craques et pipes » que rétablir l’ISF ne change rien pour les « crève-la-dalle ».

Son grand débat est balayé par son grand dadais Alexandre victime de trop d’indulgences.

Médiapart distille, les éléments de preuves qui contribuent à accélérer la fin de la marche du pouvoir Macronien.

Cette histoire abracadabrante de passeport et de téléphone est pourtant bien moins grave, si j’ose dire, que ce que révèle Médiapart.

En effet, le dossier russe qui implique directement le gendarme , Benalla avec , principal partenaire en Russie d’Alstom et de Martin Bouygues (qui détient 28,9 % du capital de l’équipementier français) est explosif.

Ce proche de Poutine et de Thierry Mariani (qui vient d’embrasser le parti des Le Pen) est accessoirement suspecté également de blanchir de l’argent mafieux, et aujourd’hui il bricole avec le gendarme qui boutique avec Benalla qui échange des sms avec Manu !

Donc quand on se souvient que Macron a été accusé d’avoir eu un rôle trouble dans le dossier Alstom, on se dit que tout cela sent au mieux la dissolution, si ce n’est un ticket gagnant pour le mandat le plus court de la Ve République.

Pendant ce temps, ses conseillers continuent à stimuler la mobilisation des Gilets Jaunes avec des petites phrases dont ils ont le secret.

Benjamin, qui décidément se fait beaucoup remarquer dernièrement, explique au peuple de France qu’il n’a pas les moyens d’accéder à la propriété avec un salaire de 7900 euros. Comment te dire Benjamin ? Ne déconne pas, fais un effort, peut-être ?

 Laurent Nunez, estime lui que « la riposte des forces de l’ordre est proportionnée et encadrée ».

Ainsi les cow-boys de la BAC qui ont agressé par derrière le pompier volontaire qui marchait pour s’éloigner des violences, ont riposté proportionnellement.

Ils sont d’ailleurs filmés lorsqu’ils essaient de faire disparaitre les douilles, c’est sûrement une mesure d’encadrement.

Au passage, ni Castaner ni Nunez n’auront un mot pour cet homme qui est dans le coma par leur faute.

C’est tellement indécent d’être à ce point déconnecté et cynique que leur seule présence au gouvernement est devenue une injure à la démocratie républicaine.

Macron pense sérieusement qu’il peut détourner l’attention des Français en s’exhibant de gymnase en gymnase pour rencontrer des élus dont la majorité inspire de la défiance.

Il s’offre, au frais du contribuable, une campagne européenne déguisée, pour tenter de berner un peuple qui ne veut plus de lui.

Il ne mesure pas combien les Gilets Jaunes vivent leur combat comme un devoir, pour leurs revendications et envers tous les morts et les blessés tombés depuis dix semaines.

Le désespoir s’est mué en sacerdoce républicain et humaniste, loin des calculs politiciens d’un président perdu dans son pouvoir égocentré.

Médiapart sonne le glas de la fin de la présidence, les Gilets jaunes ont vaincu Macron.

Les politiques et les médias vont bientôt l’abandonner et le trahir pour ne pas être éclaboussés, la Macronie fissurée est désormais brisée en mille morceaux et Manu sourit avec un tube de colle vide dans la main, inconscient qu’il finira forcément dans les poubelles de l’histoire.

 

 

 

 

 

 

 

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