La course à l’échalote de Manu la combine

Alstom, Benalla, Sénateurs cupides et sondages cryptés

Il n’a plus de choix, Manu, il court de villages en villages, comme un colporteur savoyard du XVIIIe siècle, vendant peignes et bouts de tissus pour coiffer les uns dans le sens du poil et habiller les autres de lambeaux rapiécés.

De Triffouillac à Torcy la buche, en passant par St Martin d’Ouche et Boulifard le Haut, le concertiste de l'Elysée sillonne la France profonde dans l’espoir de nous charmer avec son flutiau rouillé.

La musique est dissonante et la partition vide, mais il est encore entouré des tambours médiatiques qui font trembler et résonner les courbes des sondages, dernier recours pour chanter ses louanges.

Macron serait à 27%, ils osent encore et toujours, c'est le chant du cygne, enroué en mal de cortisone.

Des nuées de Français envahissent les rues au cri de Macron démission, soutenus par le pays entier, les réseaux sociaux en attestent, n’en déplaise aux sondeurs.

Mais la caste des journalistes aveugles et sourds, tenus en laisse par Drahi, Bolloré et autres maîtres dresseurs, tente de nous endormir avec une berceuse qui peine à couvrir le bruit des casseroles d’une République qui bientôt n’en aura plus que le nom.

Ils sont apparemment plus de 110 Sénateurs de droite à avoir détourné l’argent public, sensé rémunérer les assistants parlementaires, par des montages savants de sociétés opaques.

Parmi ceux-là, les responsables qui désignent les garants du grand débat national, les « sages » qui pour le coup peuvent s’attendre à quelques turbulences.

Manu est quant à lui rattrapé par l’affaire Alstom que l’affaire Benalla cache derrière le vaudeville Elyséen des passeports et du téléphone crypté.

Mais selon le Figaro, Manu remonte la pente, c’est un peu à l’image de ces derniers mois, quand il perdait 5 points par semaine et qu’il se maintenait à 20%, comme si le chiffre était bloqué.

C’est une révolution mathématicienne qui s’opère et à laquelle nous devrions tous adhérer, les yeux fermés, en dehors de toute logique, juste parce que les sondages et les médias nous l’imposent.

C’est le théorème de la Macronie, un calcul savant de popularité qui monte combiné à un comptage de la foule à la baisse, pour protéger des sommes financières astronomiques en hausse. L’équation du fascisme national associé au capitalisme européen pour éviter l’humanisme du partage des richesses.

Et Macron persévère et continue à stigmatiser ceux qui ne sont rien et qui surtout n’ont rien !

Les chômeurs, dit-il, devraient travailler au lieu de faire des combines.

Mais si on considère que la combine est un moyen astucieux, souvent déloyal employé pour parvenir à ses fins, le parcours politique de Manu, à commencer par son élection, illustre parfaitement le procédé.

Le mépris est donc devenu la marque de fabrique de la macronie et tous rivalisent pour se distinguer, motivés inconsciemment par une trouille populaire justifiée.

Alors ils frappent, ils mutilent, ils arrêtent pour se rassurer, pour garder l’illusion qu’ils sont détenteurs d’un pouvoir qu’ils viennent pourtant de perdre.

Chaque , coup, chaque membre mutilé, chaque agression est un nouveau pas de recul qui les enterre dans le charnier de l’autoritarisme.

Ils sentent, même s’ils construisent leur déni, que la fin est proche, ils sont dépossédés de la politique qu’ils pensaient être leur privilège, ils sont dénudés par les sans-culottes.

Macron a encore une fois innové malgré lui, pour improviser le premier et dernier mandat biennal de la Ve République.

 

 

 

 

 

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