La ferveur de ces milliers de citoyens qui le 18 mars envahissaient la place de la République au cri de "résistance" restera assurément le rassemblement le plus populaire de ces élections présidentielles.

 

Les sondages se seraient probablement trompés s'ils s'étaient risqués à spéculer. 

130 000 personnes, solidaires, jeunes et vieux unis dans une même volonté de voir naître une sixième république, nous étions bien loin des batteries de cuisine qui ont illustré la cinquième.

 

C'était la marche du peuple qui refuse qu'on l'enferme dans les urnes abjectes de la peur et du vote utile et qui s'inscrit au contraire dans un vote d'adhésion et d'espoir.

 

Même Guy Bedos avait fait Le déplacement, il a dû comprendre avec un peu de retard ,certes, mais avant Montebourg, que la gauche est désormais Insoumise.

 

Alors que M.Valls, refuse très logiquement d'épouser le programme hybride de M.Hamon, M.Hamon insiste pour se présenter comme un candidat crédible.

 

Il sait pourtant qu'il a hérité d'un quinquennat néo libéral et d'un Parti atomisé qui lui enlèvent tout espoir d'être élu. 

 

François Hollande a détruit le PS et il sponsorise M.Macron le fils prodigue de la finance et du racolage.

 

M.Hamon a plusieurs objectifs déguisés. 

En effet il espère faire gagner la droite et affaiblir la dynamique de la France Insoumise dans un calcul politicien qui n'a rien à voir avec cette élection qu'il sait perdue pour le PS.

 

Dans le même temps il joue sur la peur du FN pour désorienter les électeurs du PS qui voudraient rejoindre Jean Luc Mélenchon. L'exercice et pervers et digne de son président Hollande qu'il est loin d'avoir abandonné. 

 

S'il se maintient aujourd'hui, c'est dans l'espoir de mettre la main sur le Parti pour devenir le candidat incontournable du PS dans cinq ans. 

 

Les apparatchiks du PS, à l'instar de M.Montebourg, s'imaginent, dans leur sentiment de toute puissance, que le PS est l'unique instrument d'une victoire de la gauche. 

 

Ils sont tellement déconnectés et embourgeoisés qu'ils n'ont pas encore compris qu'ils ne sont plus à gauche et que le Parti socialiste est en passe de devenir aussi moribond que le Parti communiste.

 

Les deux partis sont victimes de leurs fonctionnements d'appareil et de leur goût pour les petits arrangements entre élites, loin des préoccupations de leurs adhérents.

 

M. Hollande, le président le plus impopulaire de la cinquième République, ne peut ignorer que l'impact de son quinquennat sur ces élections est désastreux pour son Parti.

 

Qui peut imaginer qu'il n'a pas agi en connaissance de cause en soutenant de sa main gauche son ministre de l'Education Nationale et son ministre de l'Economie de sa main droite ?

 

M. Fillon et sa probité ont servi les desseins tortueux d'un Président qui agit dans l'ombre, nous ne le plaindrons pas pour autant pour ses déboires d'emplois fictifs.

 

Un débat présidentiel qui élimine 6 candidats du débat sous prétexte qu'ils seraient plus "petits":

voilà les médias français, forts de leurs sondages truqués qui viennent achever cette cinquième république avec la bénédiction du Conseil d'Etat.

 

Comment ne pas voter alors pour une sixième République, une nouvelle Constitution et un système révocatoire des élus qui ne respectent pas leurs mandats.

 

Ceux qui bafouent les institutions sont ceux qui fustigent la sixième république et c'est pourtant le peuple souverain qui la revendique.

 

Aux urnes citoyens, c'est notre bulletin qui permettra la première des révocations !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tous les commentaires
  • 22/03/2017 17:18
  • Par ppcyt

Si Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ne sont pas capables de s'entendre et de proposer un ticket président-premier ministre avec un programme commun immédiat genre moratoire européen et gestion des affaires courantes en attendant la constituante, aucun des deux n'atteindra le second tour.

C'est encore le peuple qui perdra et ils en porteront toute la responsabilité, ils seront définitivement décrédibilisés et le dernier obstacle à l'arrivée du FN au pouvoir sera lévé pour 2017 ou 2022, étant entendu que la chose qui soit certaine c'est Macron comme Fillon fabriqueront en premier lieu de l'injustice sociale.