Macron : les lobbys et le billot

LREM et RN, les revers d’une même médaille

C’est le 21 janvier, jour de l’exécution de Louis XVI que Macron choisit de réunir à Versailles le gratin de la finance, les 150 plus grands patrons du CAC40, alors que le rapport annuel d’Oxfam pointe un record en matière d’inégalités.

Tout un symbole pour Macron qui n’en finit pas de perdre sa tête!
En France le nombre de milliardaires a presque doublé depuis la crise de 2008, et c’est du peuple qu’il exige des efforts.


Macron, dont les genoux tremblent depuis plus de dix semaines, tente comme il  peut, d’ignorer l’actualité de la fin inéluctable de son mandat.
Le déni le conduit à s’agiter des heures en se frottant le nez devant des élus qui arborent leurs écharpes et qui semblent se demander ce qu’ils sont venus faire dans cette galère.


La question du décompte de son temps de parole pour les élections européennes est désormais posée, fera-t-elle l’objet d’un rééquilibrage équitable avec les autres formations politiques?  Rien n’est moins sûr dans la république de Macron le Versaillais.


Pendant ce temps, Marlène Schiappa s’organise pour animer un débat avec son nouveau copain Cyril Hanouna. Marlène n’est pas regardante quand il s’agit d’être sur le devant de la scène, ses principes féministes ne sont plus d’actualité.


Cette nouvelle mascarade aura donc lieu dans l’émission sexiste, homophobe et scatophile de l’animateur, bref un lieu propice à la démocratie populaire telle que ce beau monde se la représente !
C’est un peu comme si on appelait Castaner au chevet des Gilets jaunes blessés ou Luc Ferry comme médiateur pour samedi prochain.


Chaque semaine qui passe amène son lot de bêtise, de provocation et d’incompétence de la part de l’Élysée.
Comment ne pas percevoir ici le désespoir et la médiocrité qui caractérisent ce gouvernement?


Macron, aux abois, s’accroche pour rassurer ceux qui polluent et pillent notre planète, les artisans de la misère à l’origine de toutes les inégalités.


Mais la démarche est plurielle car ce gouvernement et ses financiers sont aussi en train de préparer la relève.
Ils savent que la partie est finie, qu’ils ne couperont pas à la dissolution ou même à la démission et dans les deux cas leur solution se nomme Marine Le Pen.


De tous temps, les aristocrates, les nantis, les financiers, brefs les puissants, ont préféré l’extrême droite tant qu’elle pouvait leur garantir la protection de leurs privilèges.
Le piège de la peste brune n’est pas uniquement un outil pour faire voter au deuxième tour, c’est également une solution acceptable si le fascisme de bon ton protège du partage des richesses et du pouvoir populaire.


C’est ainsi que Marine Le Pen vient les rassurer sur l’Europe. Voilà qu’elle devient de plus en plus politiquement compatible pour concurrencer la droite de LR.


Le glissement s’opère subtilement, à l’instar d’un Thierry Mariani qui vient cautionner le nouveau produit Rassemblement National.
La dédiabolisation est en marche avec des médias complaisants qui servent la soupe aux Le Pen dans toute la presse des amis de Macron.


Il est manifeste que tous à droite, PS et Hamon inclus, préfèrent le Rassemblement National à la France Insoumise et vous ne trouverez aucun médias mainstream pour poser la question du rassemblement nécessaire autour de la première force d’opposition républicaine.
Ils sont complices et partisans.


Ces politiciens ne veulent surtout pas dé-professionnaliser la politique et risquer de rendre des comptes ou pire partager le pouvoir avec un peuple qui viendrait troubler leurs arrangements, leurs magouilles et leur pré carré.


La politique, ils estiment qu’elle leur appartient, même s’ils se parent de représentativité et de suffrage universel. Ils ont volé nos idées, nos droits, nos mots, nos combats pour les pervertir, les salir et nous dépouiller au passage.Ils s’enrichissent sur notre sueur, sur nos espoirs, sur notre honnêteté et sur notre confiance.


Il est temps de leur rappeler que la République est un combat de gauche, issu justement de nos révolutions inachevées. Cette lutte se poursuit aujourd’hui, en gilet jaune et dans le sang rouge des citoyens du XXIe siècle.
Elle ravive la solidarité et la ferveur rebelle de la France pour que la Liberté puisse à nouveau guider le peuple.

 

 

 

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