Intervention de Macron, la parole est d'air!

Macron et ses rapaces, les charognards du travail citoyen!

Je l’avoue je n’ai pas résisté et j’ai écouté le « Chef de l’État », les guillemets s’imposent puisque l’État est dans tous états et que son chef ne vaut pas le cou, puisqu’il n’en a pas les épaules !

 Ainsi, probablement comme vous tous je me suis senti envahi par ce vide, cette vacuité qui le caractérisent, autant en emporte Macron !

Du vent, de l’air, un ouragan de mépris qui balaye les aspirations et les espoirs des derniers naïfs qui attendaient de cette allocution une révolution. Quand je me remémore que Révolution est le titre de son livre, je me dis que Pinochet aurait pu écrire un livre sur la paix dans les stades et que celui de Marine Le Pen pourrait s’intituler : Comment bien accueillir les migrants chez nous !

Bref, Macron Ier, pourvoyeur de tempêtes et vendeur de zéphyr, n’en finit plus de brasser le vent et de souffler sur la braise incandescente qui s’accumule sous son trône de dictateur.

Le Figaro titre que 63% des Français ne sont pas convaincus par son intervention, c’est dire si le mécontentement est important !

Il garde le cap, la voile aussi gonflée que son égo boursouflé, persuadé qu’il est légitime parce qu’il est au pouvoir.

Son préfet promet des chiens d’attaque sans muselières pour les prochains samedis pendant que ses CRS gazent, mutilent, frappent et enferment citoyens et journalistes, rien ne nous sera épargné.

Les manifestations sont devenues un terrain de chasse, une chasse à courre et ils ne prennent même plus la peine de sonner l’Hallali avant de lancer la meute.

Benalla est toujours en liberté alors que les juges de la macronie expédient la justice des gilets jaunes avec la bénédiction médiatique des éditorialistes.

Ces derniers s’émeuvent d’un « suicidez-vous » proférés par quelques émeutiers, après avoir ignoré les suggestions de tirs à balles réelles de Luc Ferry et des policiers toulousains, sans parler des « vermines » et autres provocations des syndicats de police.

Quant aux violences policières, elles sont niées même lorsqu’ils sont obligés de les mentionner !

Tous s’accordent pour faire croire que le mouvement est fini, qu’il ne rassemble plus que des casseurs, des gauchistes et autres extrémistes de tous bords.

Les sondages débiles fleurissent, bourgeons de la manipulation financière dans lesquels viennent butiner tous les frelons réactionnaires, adeptes de fiel faute de pouvoir produire le miel de l’information.

Au même moment, Madame Loiseau, la buse de service, ramasse ses plumes souillées par son parcours au GUD et chez les Supranationalistes européens en 1989, elle qui voulait être un rempart à l’extrême droite elle en devient le trampoline !

Quant à Vauquiez le vautour, qui clame partout que les Français ne travaillent pas suffisamment, ni assez longtemps, il se garde bien de nous informer que les deux mois qu’il a passés au conseil d’État lui octroient 13 ans de droits à la retraite. Ils nous pointent de leurs doigts sales, eux qui ne connaissent pas la honte !

Ce sont tous des charognards, formés pour nous dépecer autour d’un festin en riant comme des hyènes !

Bergé, Macron, Bayrou, Vauquiez, tous sont solidaires pour nous faire crever au travail, ils sont assez suffisants pour oser parler en notre nom, eux qui ne connaîtront jamais notre condition.

Lequel de ceux-là finira en EHPAD ? Lequel comptera ses pièces jaunes à la fin du mois ? Lequel connaît l’angoisse du frigo vide et du loyer en retard ? Lequel subit la pénibilité au travail, le burn-out, le harcèlement, l’abus de pouvoir, le redressement fiscal, les prudhommes sans parler du licenciement et du chômage ?

Ils sont nantis (même si leur cupidité n’a pas de limites), ont assuré leurs retraites et se moquent de leurs places dans l’histoire, car ils sont petits et mesquins !

La seule angoisse qui les envahit est celle de perdre le pouvoir ou d’y accéder et ce pouvoir, c’est par les urnes qu’ils l’obtiennent, Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’ils ne les bourrent pas (trop) !

 En résumé, gardons la rue les samedis et rendez-vous le 26 mai dans l’isoloir !

 

 

 

 

 

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