La foule haineuse des foulards

Macron et SISSI, des intérêts commun pour la répression populaire!

La préfecture a annoncé 10000 foulards rouges dans la rue le 27 janvier.

Autant leurs spécialistes sont capables toutes les semaines de diviser par 3 ou 4 les chiffres massifs de la mobilisation des Gilets Jaunes, autant il fallait oser un chiffre pareil pour les quelques spécimens réactionnaires en souliers vernis qui ont fait rire toute la France.

Même BFM a contesté le chiffre de la préfecture ! S’ils étaient aussi nombreux, alors nous étions au bas mot dix millions la veille, à arborer un gilet jaune.
Ce gouvernement éborgne et mutile chaque semaine mais il entretient sa cécité et sa surdité sur les chiffres et sur les revendications.

Sans compter que cette foule était grossie par une centaine de gilets jaunes infiltrés qui ont bien contribué à ridiculiser un peu plus ce mouvement de « chefs d’entreprises, chercheurs et autres ingénieurs » macronistes de la première heure.

La venue de ces trublions jaunes, équipés de pancartes et de slogans provocateurs, style « LBD mon Amour » ou « les jaunes nous on les exploite » est d’abord passée inaperçue et ils ont défilé longtemps sans être dérangés.

Ces messages ne posaient aucun problème à des Foulards rouges qui se sont justement distingués auprès des journalistes par la violence, la bêtise et une déconnexion désormais familière de leurs propos.

Ils s’en sont pris à des journalistes, ont insulté les Gilets jaunes qu’ils ont croisés et ont soit nié soit revendiqué la répression policière avec aplomb tout en clamant qu’ils marchaient contre la violence !

Ils ont également défilé au cri de « nous aussi, on est le peuple » et j’avoue avoir repassé cette séquence plusieurs fois pour le plaisir.
Ils n’avaient pas tous l’air convaincu du slogan et certains faisaient grise mine ou s’exprimaient du bout des lèvres, la passion n’y était pas!

Les obliger à se revendiquer du peuple, un dimanche pluvieux alors qu’ils auraient été bien au chaud dans leurs pantoufles en cachemire, l’horreur !

Ils ont même scandé « Mélenchon démission ! » sûrement conscients qu’il est le seul,  à avoir une stature de Président.

La marche pro-Macron, qui n’en portait plus le nom, était bien loin de la démonstration de masse du 30 mai 1968 pour soutenir le Général De Gaulle. Le grand Charles et le petit Manu, l'histoire est cruelle pour celui qui ne la mérite pas.

La manifestation s’est finalement transformée en gag et a fini de ruiner l’image d’un gouvernement qui se serait bien passé de ce soutien encombrant.

Comme souvent, Macron quitte le territoire où il n’est d’ailleurs plus le bienvenu.

D’abord il vante le romantisme allemand en dénigrant au passage la langue de Molière, puis Il embarrasse la diplomatie française lorsqu’il rend visite au dictateur égyptien, client providentiel d’armes françaises et de blindés qui ont facilité la répression du printemps arabe.

Il est évident que s'il compte fourguer quelques grenades et quelques LBD, le moment est propice et les exemples concrets sont légions pour vanter la marchandise, il ne lui manque Castaner pour assurer la formation.

Toujours guidée par les intérêts financiers suprêmes, sa politique étrangère à l’instar de son dernier tweet sur le Venezuela, s’inscrit dans une logique de guerre et de soumission à l’OTAN et à l’Allemagne.

C’est la voie de ses maîtres, Master Trump et Maitresse Angela , le petit Manu ne peut se permettre de jouer les vilains garçons sans risquer la fessée.

Alors il se défoule sur son peuple, il en profite pour tenter de s’affirmer, à la recherche d’une virilité politique à l'intérieur qu’il ne trouve ni en Europe ni à l’international.

Il ne peut s’empêcher de dérailler et alimente une nouvelle polémique sur les blessés et les morts des Gilets jaunes. Ce manque de respect et ce mépris caractérisent sa marque de fabrique, c’est le label Macron.

À chacun de ses déplacements à l’étranger ce besoin du commentaire de trop, s’exprime comme une frustration profonde qui jaillit pour ruisseler sur la France et les Français loin de la fameuse théorie qu'il avait promise.

Dans son pays, il en est réduit à se cloitrer dans des gymnases avec des maires triés sur le volet et il envisage maintenant de poursuivre le débat chez Hanouna qui finira probablement ambassadeur à l’ONU, si Macron reste Président.

A un maire qui lui rappelait sa promesse sur les SDF, il a menti éhontément, une fois de plus, sans vergogne, avec la tête plongée dans le pot de confiture en criant :"c'est pas moi". Panique et mythomanie clinique, le diagnostic se précise.

Tout cela n’est pas sérieux, mais c’est extrêmement grave et dangereux tant pour notre politique étrangère qu’intérieure.
Macron semble avoir perdu le contrôle du pays et de sa fonction. Qui dirige le Navire ?

La question est de mise, même si elle semble incongrue.

Plus que jamais elle est centrale et déterminante dans un pays en révolution.

A samedi

 

 

 

 

 

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