Les médias en panique pour leur gouvernement

Des journalistes complices de la dérive autoritaire.

Les médias mainstream seraient bien inspirés de changer de cap. Leurs mensonges éhontés sur les chiffres des manifestations, même s’ils se cachent derrière les chiffres officiels de la Police, ne font que stimuler un peu plus le dégagisme ambiant, mais aussi les idées complotistes. 

Ils deviennent ainsi malgré eux les artisans de la mobilisation et c’est tant mieux!

On aurait pu attendre d’eux qu’ils comparent les images des réseaux sociaux ou qu’ils dénoncent la minimisation des chiffres avec preuves à l’appui.

A Bordeaux nous étions au bas mot plus de 5000 le 29 décembre 2018, comment pourrions-nous être simplement 12000 sur toute la France ? Le ridicule des chiffres annoncés confirme une nouvelle fois la complicité dénoncée par la majorité des Français.

On aurait aussi pu espérer qu’ils informent sur le phénomène mondial que le mouvement des Gilets Jaunes a entraîné, plus de 22 pays sont touchés, n’est-ce pas une information formidable pour un journaliste ?

Mediapart n’échappe pas à la propagande sur le pseudo essoufflement.

On peut se demander encore une fois pourquoi Edwy Plenel, qui tweete allègrement pour fustiger les journalistes de gouvernement (c’est son expression), ne dénonce pas les dérives de ses confrères, notamment sur les chiffres et sur la répression politique et policière. 

Quand neuf milliardaires détiennent la majorité de l’information médiatique , la question de la démocratie se pose forcément et les éditorialistes ont beau tenter de clamer leur intégrité, ils ne sont pas simplement déconnectés, ils sont partisans et acteurs.

Les Gilets Jaunes ne s’y sont pas trompés en manifestant devant le siège de BFM, symbole de la manipulation de l’image, de l’information et des chiffres.

Au lendemain de l’acte VII, sur LCI, Jannick Halimi revendique son appartenance aux corps intermédiaire et s’indigne que sa profession puisse être mise en cause tandis que Dominique de Montvallon attribue la critique des médias aux radicaux extrémistes. Ces éditorialistes sont simplement incapables de se remettre en question et pour cause, ils pensaient être tout puissants et détenteurs de la raison unique.

Non seulement ils sont déconnectés, mais surtout ils sont en mission et plutôt très bien payés, ceci explique cela !

Nous avons affaire à une caste qui rassemble des hommes politiques, des journalistes de plateaux, de grands éditorialistes, des grands patrons, des financiers et tous ces consanguins aspirent à se protéger des petites gens afin de préserver jalousement leurs privilèges, quitte à être violents. 

C’est la nouvelle aristocratie, la nouvelle noblesse d’empire, qui tremble devant le peuple en colère.

Leur violence est beaucoup plus importante que celle des Gilets Jaunes, la répression policière, visible et criante sur tous les réseaux sociaux, est absente de tous les plateaux et de toutes les images télévisées. 

Le gouvernement mutile et emprisonne, parfois préventivement, les médias ignorent les faits et refusent de les dénoncer, comme dans n’importe quelle dictature. 

Toutes les dictatures maîtrisent les médias et usent de la répression pour s’imposer, la France s’enlise officiellement dans l’autoritarisme. 

Le mouvement de Gilets Jaunes devient essentiel pour sauver la démocratie.

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