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Billet de blog 16 septembre 2010

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Une élue sans étiquette interroge le PS sur l'attribution d'une investiture

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Jean Pierre Béquet peut-il légitimement porter les valeurs de gauche aux prochaines cantonales ?

Lettre ouverte de Madame Claire Houbert, élue indépendante d’Auvers sur Oise à Monsieur Dominique Lefebvre, Secrétaire Départemental du Parti Socialiste dans le Val d’Oise.Monsieur Actuellement, les responsables du parti socialiste se réunissent dans les instances départementales afin de décider des investitures pour les élections cantonales de mars 2011. En décidant d’apporter leur soutien à tel (le) candidat (e), les responsables de votre formation ont le pouvoir d’agir de façon significative sur la politique territoriale et donc sur des domaines essentiels qui influenceront notre vie et notre avenir. Vous avez la possibilité de soutenir légitimement des hommes et des femmes de conviction, pour lesquels les notions de solidarité et de développement durable ne sont pas que des mots, des candidats pour lesquels l’action politique est chaque jour synonyme de prise de risque et pour lesquels la pédagogie politique doit aboutir à la prise en compte de l’intérêt général par nos concitoyens.D’après la presse locale, les instances départementales de votre parti s’apprêtent à investir le maire d’Auvers sur Oise, Jean Pierre Béquet, dans le canton de la vallée du Sausseron. Comme élue d’Auvers, engagée en politique sans étiquette partisane, à la tête d’un mouvement local pluri tendances, je souhaite connaitre les principes qui prévalent dans ce choix : Jean Pierre Béquet est, depuis plus de 20 ans, le maire de l’une des villes les plus déficitaires du Val d’Oise en matière de logement social : 3,97%. Le volontarisme de ce maire en la matière n’est pas criant : lors d’un récent conseil municipal, M. Béquet a déclaré : « nous tenterons de parvenir à 10% de logements sociaux, mais au-delà de 10% c’est hors de propos » Les élus qui cumulent 35 ou 45% de logements sociaux dans leur commune apprécieront. Pour mémoire, la candidate PS aux dernières présidentielles ainsi que le Président réélu de la région Ile de France se sont engagés pour un taux obligatoire de logements sociaux à 30% à échéance 2030. Avec moins de 4% en 2010, comment les successeurs de Monsieur Béquet auront-ils une chance de respecter un jour la loi ?Au-delà de la lutte contre le mal-logement, aucune réflexion n’a jamais été entreprise dans notre commune en plus de vingt ans en matière de politique sociale, de politique du « vivre ensemble », de petite enfance et d’accueil des gens du voyage. Dans le domaine du développement durable, l’action de ce maire a été à peu près nulle : un réseau cyclable quasi inexistant dans une ville qui compte 35 kilomètres de voierie ; aucune initiative n’a été prise dans la mise en place de solutions de transports collectifs. Sous l’influence de cet élu et de son équipe, la ville s’est sclérosée, sa jeunesse n’est pas prise en compte, aucune politique culturelle en direction des jeunes n’a été mise en place. La politique de M. Béquet vise à éviter toute mixité culturelle et sociale à Auvers sur Oise. Organisation du « vivre-ensemble », logement social, politique jeunesse, accueil de la différence, politique du transport doux et collectif, politique culturelle accessible au plus grand nombre, dans ces six domaines clés de la politique locale, on peut constater que rien n’a été fait.Nous sommes nombreux à nous étonner que, malgré ce bilan plus que faible dans des domaines censés être prioritaires dans la mise en place d’une politique de gauche, l’investiture de M. Béquet semble se résumer, pour les instances dirigeantes du PS, à une simple formalité. Beaucoup de voix s’élèvent, et ce bien au-delà de nos sympathisants, pour dénoncer ce qui passe de plus en plus comme une imposture politique. Dans le climat actuel de méfiance des citoyens vis-à-vis des hommes politiques, un retour à la sincérité des candidats et des partis qui les soutiennent contribuerait sans doute à rapprocher les électeurs de la vie démocratique.Auvers sur Oise, le 14 septembre 2010

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